En déduisant le bonus gouvernemental, 17 modèles de voitures électriques débutent leurs grilles tarifaires entre 20 000 et 30 000 euros. Parmi elles, des polyvalentes, des berlines, des SUV, des ludospaces et quelques inclassables. Alors, quelles sont les meilleures voitures électriques neuves à moins de 30 000 euros ? 

Le Top des voitures électriques entre 20 000 et 30 000 euros, bonus déduit

Pour effectuer la présente sélection, nous avons retenu le prix du modèle d’entrée de gamme, bonus gouvernemental de 6 000 euros déduit.

Nous n’avons ainsi pas tenu compte de la prime à la conversion, des dispositifs régionaux et locaux, des remises que peuvent accorder à l’approche de Noël les constructeurs, des négociations toujours possibles avec les concessionnaires, ni des propositions des mandataires.

Ainsi, plusieurs autres voitures électriques neuves auraient pu entrer dans la tranche 20 000 – 30 000 euros. Nous en avons relevé un nombre non négligeable, parfois des concurrents directs, qui dépassent le plafond de seulement une centaine d’euros. Ainsi le Peugeot e-Rifter face aux Citroën ë-Berlingo et Opel Combo-e Life.

Autres exclusions

De même, le cadre que nous avons choisi impose d’éliminer les modèles que nous avions recensés dans l’article « Quelles voitures électriques neuves acheter pour moins de 20 000 euros ? ». Ainsi les Dacia Spring, Renault Twingo, Fiat 500e, Volkswagen e-Up! et Seat Mii Electric. La Fiat 500 électrique, par exemple, aurait pu taquiner la Mini Cooper SE dans les inclassables.

Classées dans la catégorie des voitures électriques à moins de 20 000 €, la Dacia Spring et la Twingo électrique n’ont pas été intégrées dans notre listing.

Enfin, nous n’avons pas anticipé l’arrivée de nouveaux modèles, surtout quand leur prix n’était pas formellement connu lors de la rédaction du présent article. Même si un configurateur existe et que les précommandes sont ouvertes. Nous pensons, par exemple, à la Renault Megane e-Tech EV.

Petit conseil : suivez bien les nombreux liens que nous avons glissés dans le texte et qui vous permettront de retrouver toutes les caractéristiques techniques des véhicules cités.

La meilleure voiture électrique polyvalente : la Renault ZOE

Quatre voitures polyvalentes électriques sont disponibles neuves à un prix d’appel compris entre 20 000 et 30 000 euros. Face aux Opel Corsa-e (à partir de 26 000 euros, bonus de 6 000 euros déduit), Peugeot e-208 (26 800 euros) et Honda e (29 890 euros), nous avons à nouveau retenu la Renault Zoé proposée dès 26 500 euros avec sa batterie de traction.

Pourquoi ? Tout simplement du fait de la recharge AC jusque 22 kW qui lui permet d’exploiter au maximum la très grande majorité des bornes de recharge accessibles dans l’espace public en France. Il s’agit là d’un atout véritablement précieux qui fait qu’un utilisateur de ce modèle ne sera que très rarement bloqué.

Au pire, lors de déplacements plus lointains qu’à l’accoutumée, il retrouvera près de 150 km d’autonomie en 1 heure. C’est parfois le triple de ce qu’offrent le plus souvent par défaut les modèles présents actuellement sur le marché branché.

En revanche, question recharge rapide, Renault pourrait rendre plus accessible le connecteur Combo, facturé tout de même 1 000 euros, quel que soit le niveau de finition.

Face à la Renault Zoé

En face de la Renault Zoé, la Honda e apparaît trop chère en débutant à 29 890 euros, sans apporter vraiment autre chose qu’une ligne et un tableau de bord originaux, et la recharge DC jusque 100 kW. Son autonomie de l’ordre de 220 km selon le cycle mixte WLTP est bien trop chiche pour le prix.

Honda e

Ce qui explique son faible succès en France. Sauf coup de cœur qui se comprendrait très bien, attendez que Honda formule une proposition électrique à un tarif plus en rapport avec le combo recharge/autonomie. Les vraies concurrentes de la Renault Zoé, ce sont les cousines du groupe Stellantis.

À commencer par la Peugeot e-208 bien plus séduisante et racée, affichée à un prix d’appel qui lui est supérieur de seulement 300 euros. S’il est possible d’obtenir avec la polyvalente du Lion une consommation moyenne de l’ordre de 12 kWh avec le pied très léger, la moindre inattention peut faire s’envoler les chiffres.

Même chose avec l’Opel Corsa-e, moins chère de 800 euros par rapport à sa cousine. D’une présentation plus classique à l’intérieur, elle sait aussi éblouir par quelques couleurs flashy.

C’est donc bien la Renault Zoé la meilleure voiture électrique neuve à moins de 30 000 euros, dans la catégorie polyvalente !

 

Le meilleur SUV électrique entre 20 000 et 30 000 euros : le Hyundai Kona

Avec un prix d’appel compris entre 20 000 et 30 000 euros, les SUV électriques neufs disponibles en France reposent sur des empreintes au sol plutôt limitées. Le plus cher est aussi le plus efficient. Il s’agit du Hyundai Kona dont les utilisateurs ne tarissent pas d’éloges.

Ne vous imaginez cependant pas que pour 29 100 euros il vous offrira l’autonomie moyenne en cycle mixte WLTP proche de 500 km qui explique en partie son succès. Il faudra vous contenter de la petite batterie de 39,2 kWh qui réduit le rayon d’action à 305 km.

Nouveau Kona Electric 2021

Les modèles que nous avons trouvés pour lui faire face dans sa catégorie de SUV ne feront de toute façon pas forcément beaucoup mieux. On n’y retrouve pas le Kia e-Niro qui sort du cadre (31 100 euros).

Quoi qu’il en soit, le Hyundai Kona bénéficie, dès sa finition d’entrée de gamme, d’une bonne richesse d’équipements accessibles de façon simple. Ainsi la puissance de régénération réglable grâce à un jeu de 2 palettes derrière le volant.

Un autre de ses atouts : une garantie de 8 ans ou 200 000 km sur la batterie. Le constructeur a d’ailleurs pu montrer son sérieux en la matière, ainsi que son fournisseur LG, en intervenant efficacement lors du rappel à grande échelle au sujet des cellules lithium-ion défectueuses.

Face au Hyundai Kona

Seulement 2 modèles d’origine chinoise en SUV pour faire face au Hyundai Kona à moins de 30 000 euros. Le plus connu est le MG ZS EV, plus long d’une douzaine de centimètres. Proposé environ 4 000 euros moins cher, à partir de 24 990 euros, il affiche une autonomie supérieure d’une vingtaine de kilomètres (320 km).

En passant de l’un à l’autre, on remarquera cependant que le modèle badgé d’une célèbre marque britannique n’est pas vraiment à la hauteur dans plusieurs domaines. Tout d’abord au niveau de la console numérique et tactile qui demande d’insister pour qu’une commande soit prise en compte. Le système se montre souvent assez lent et le comportement de la régénération n’est pas vraiment uniforme.

Toutefois, ce véhicule est loin d’être dénué de charme et d’intérêt. Bien au contraire. Son atout est principalement de décrocher le meilleur rapport confort/espace/prix.

Démarrant environ 2 700 euros plus haut (27 700 euros), le Seres 3 est annoncé en France avec une autonomie comparable d’environ 330 km. Derrière ce nouveau modèle, le groupe chinois Dongfeng.

À la fin du mois d’octobre dernier, seuls 17 exemplaires de Seres 3 ont été immatriculés dans l’Hexagone alors qu’il serait disponible depuis mars. Le réseau de concessionnaires ne compte à ce jour que 8 adresses regroupées dans l’Aude, la Haute-Garonne, le Lot, le Lot-et-Garonne, le Tarn et le Tarn-et-Garonne.

La meilleure berline électrique : la Volkswagen ID.3

Au total, 4 modèles très différents figurent dans les berlines électriques affichées entre 20 000 et 30 000 euros selon le cadre que nous avons défini. De loin, c’est la Volkswagen ID.3 qui a été immatriculée en plus grand nombre d’exemplaires (4 357 à fin octobre) en France depuis le début de la présente année 2021. Est-ce une preuve que la Volkswagen ID.3 est la meilleure voiture électrique  à moins de 30 000 euros ? Ce n’est en tout cas pas sans raison.

Beaucoup d’amateurs de la marque ont attendu cette voiture avec impatience du fait du lot d’innovations qu’elle embarque. C’est aussi lui qui a rendu la mise au point difficile du véhicule et qui est la cause de retards dans la disponibilité de diverses fonctions. La situation s’est bien arrangée en quelques mois.

Cette voiture proposée à partir de 28 750 euros, avec la plus petite batterie de 45 kWh de capacité énergétique, est dotée d’une autonomie de 350 km en cycle mixte WLTP. Remplaçant la e-Golf, elle symbolise le renouveau de la marque au sujet de la mobilité électrique. Elle est donc le premier membre de la famille ID en cours de composition.

En finition Pure d’entrée de gamme, ses puissances de recharge sont réduites : 7,2 kW AC et 50 kW DC de série, contre 11 et 120-125 kW.

Face à la Volkswagen ID.3

Dans les chiffres des ventes des voitures électriques en France, c’est la Nissan Leaf (dès 26 900 euros) qui arrive derrière la Volkswagen ID.3, en matière de berline démarrant à moins de 30 000 euros.

Même si c’est un modèle intéressant et qui donne satisfaction à la majorité de ses utilisateurs, nous ne saurions la mettre en avant pour 3 raisons : une autonomie plus chiche de 270 km avec le pack 40 kWh, une tendance à l’échauffement des cellules lors des longs trajets et/ou sous des températures estivales, et une recharge rapide au standard CHAdeMO.

Sur ce point, nous ne jetterons pas la pierre au constructeur pris entre 2 feux : les exigences du gouvernement japonais pour des VE capables de servir d’unités électriques de secours, et un standard européen plus rapidement apte à offrir des puissances élevées.

Particulièrement efficiente, la Hyundai Ioniq qui démarre à 29 200 euros adopte une ligne classique en perte de vitesse depuis bien des années. Ce qui se traduit par des ventes qui ne décollent pas : 331 nouvelles immatriculations entre janvier et octobre 2021.

Pour comparaison, la Citroën ë-C4 (au prix de 29 800 euros), bien plus récente, affiche des résultats multipliés par 6 (2 041 exemplaires). La silhouette de berline compacte rehaussée plaît bien davantage. Son autonomie en cycle mixte est comparable à celle de la Volkswagen ID.3 : 350 km. Mais elle offre une puissance de recharge DC maximale doublée, jusque 100 kW.

Ludospaces : Opel Combo-e Life et Citroën ë-Berlingo

Déjà en perte de vitesse face aux SUV, toutes énergies confondues, la catégorie des ludospaces n’a jamais fait un carton sur le marché des voitures particulières électriques. Et pour cause !

Ces engins se veulent théoriquement polyvalents au maximum, sachant assurer tous les déplacements du quotidien, et devenir à l’occasion des utilitaires, et des baroudeurs pour camper à la belle étoile. Sauf qu’en électrique, ils n’ont jamais vraiment bénéficié d’une grande autonomie.

Opel Combo Life (ludospace particuliers)

C’est toujours le cas pour les cousins du groupe Stellantis Opel Combo-e Life et Citroën ë-Berlingo qui doivent se contenter de 280 km en cycle mixte WLTP. C’est mieux que les générations précédentes de ludospaces PSA (Citroën + Peugeot), sans toutefois rivaliser avec nombre de berlines et de SUV.

Proposés tous les 2 à partir de 29 300 euros, nous n’avons pas souhaité départager ces cousins très proches.

Inclassables : Mazda MX-30

Pourquoi cette catégorie des inclassables alors que les 4 modèles que nous y logeons pourraient bien être intégrés ailleurs ? Car ils sortent de l’ordinaire, tout simplement. Par exemple parce qu’ils disposent d’une clientèle de sympathisants qui les rend quasiment uniques et incomparables. Ainsi les Smart et la Mini Cooper SE.

La voiture électrique à moins de 30 000 euros que nous souhaitons distinguer ici est la Mazda MX-30, proposée à partir de 28 650 euros. Pour quelles raisons ? Déjà pour sa conception originale qui, dans les dimensions d’une berline, offre surtout un très généreux espace aux occupants assis à l’avant. Une sorte de grand coupé un peu à l’américaine.

Et, surtout, un clin d’œil à l’histoire de la marque avec ses portes antagonistes et le bruitage façon moteur qui ramènent à la sportive RX-8 à bloc rotatif.

La MX-30 est avant tout une voiture conçue pour un couple ou une personne seule avec éventuellement un enfant déjà dans l’adolescence ou pas loin. Elle est davantage statutaire qu’utilitaire. Et elle est surtout très agréable à conduire.

Face à la Mazda MX-30

S’il est possible d’utiliser avec la Mini Cooper SE (dès 27 900 euros) un vocabulaire proche de celui que nous avons employé pour la Mazda MX-30, un point sépare diamétralement les 2 modèles. C’est le confort à bord. La marque d’origine britannique soumet à rudes épreuves les occupants habitués à davantage de délicatesse.

Mini Cooper SE

Nombre d’automobilistes, corpulents ou pas, pourront se sentir à l’étroit, voire comprimés et oppressés, dans les sièges de la Mini Cooper SE. En outre, les suspensions sont vraiment très fermes. Sir Alec Issigonis, le fondateur de la Mini originale, ne désavouerait sans doute pas ces choix qui plaisent aux inconditionnels. Tout de même 3 635 immatriculations en France entre janvier et octobre 2021 !

Derrière elle et la japonaise, les Smart Fortwo (à partir de 20 500 euros) et Forfour (21 350 euros) peinent à convaincre. Retirées dans un avenir relativement proche, elles apparaissent chères sur le marché branché. Pour 2 000 euros de moins, la Volkswagen e-Up!, par exemple, est bien plus intéressante et polyvalente que la Fortwo. Cette dernière, aux prix de 16 000 ou 17 000 euros, aurait pu tirer son épingle du jeu.