Une Ferrari électrique qui va fâcher les puristes, Xiaomi qui perd 5 000 € par voiture, +40% de VE en Europe, des commissaires européens qui râlent en Tesla, une Kia à 20 000 € qui menace la Twingo, et le grand défi des 24h en VE… Bienvenue dans Regen n°66

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Ferrari Luce
Ferrari Luce

Agenda chargé ? Regen condense pour vous chaque dimanche l’essentiel de l’actualité automobile électrique en quelques lignes.

Nouveautés et annonces voitures électriques

L’événement de la semaine, peut-être même de l’année, est évidemment la première Ferrari électrique de l’histoire qui vient d’être officiellement dévoilée. Elle s’appelle Luce, et il se dit que les puristes sont en PLS depuis une semaine. Vous voulez mon avis ? Je ne sais pas trop quoi en penser. Ma première réaction a été une sorte de sidération devant la ligne (et la couleur) de l’engin. Mais mon côté curieux et geek a vite repris le dessus, tout d’abord parce que j’adore le cockpit et l’intérieur de l’auto (comme je l’avais déjà expliqué ici), et aussi parce que je me dis que si Ferrari semble avoir tort contre l’avis général, c’est qu’ils ont sûrement raison. Je reste terriblement curieux de voir ce que va donner cette auto sur la route, de la voir en vrai, et, si possible, de l’essayer. Curieux aussi de voir s’ils sont allés au bout du concept qu’ils avaient expliqué concernant la sonorisation de la Luce, un sujet qui me passionne depuis l’émergence de l’électrique. Bref, ne crions pas haro sur le baudet, on sera peut-être surpris. Cela étant, je persiste et signe : 600 000 € c’est au moins trois fois trop cher. Même pour une Ferrari. Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne se vendra pas…

Dans un registre beaucoup plus accessible, la Kia EV1 se précise et c’est une vraie bonne nouvelle : une citadine électrique aux alentours de 20 000 €, qui vise directement la Renault Twingo. La guerre des petites électriques abordables s’intensifie, et c’est nous qui gagnons.

Du côté des Chinoises qui ressemblent à des Italiennes, le Xiaomi YU7 s’élargit avec deux nouvelles versions, dont une entrée de gamme qui passe sous les 30 000 €. On notera l’ironie de la situation : Xiaomi élargit sa gamme vers le bas pendant qu’il perd de l’argent sur chaque voiture vendue (on y revient plus bas).

Le Cupra Tindaya devrait bien passer en production, histoire d’aller taquiner les BMW iX3 et Volvo EX60. Visuellement, c’est probablement le SUV électrique européen le plus réussi du moment, mais attendons de voir le prix.

BYD continue de tout faire en même temps : la Dolphin G DM-i débarque en Europe avec ses 1 000 km d’autonomie combinée en hybride rechargeable. Segment B, tarif accessible, autonomie XXL. Pendant ce temps, chez Mini, on travaillerait sur un modèle encore plus petit, le projet Rocketman ressort des tiroirs, 15 ans après sa première apparition.

Industrie, économie et réglementations

Les chiffres d’abord : +38,3 % de ventes de voitures électriques en Europe au mois d’avril, soit plus de 255 000 unités. Et la dynamique est désormais mondiale, avec les pays émergents qui commencent à accélérer sérieusement. Curieux de voir si cette dynamique se confirmera et se poursuivra si la guerre au Moyen-Orient se termine.

Dans ce contexte, Stellantis joue la carte industrielle française : plus d’un milliard d’euros investis sur le site de Mulhouse pour y produire des électriques dès 2029. Une bonne nouvelle pour les 4 000 salariés du site, et un signal qui semble indiquer que le groupe reprend la main.

Côté logiciel, Volkswagen et Rivian accélèrent leur alliance technologique pour construire une alternative crédible à Tesla sur ce terrain. Le SDK de Rivian ouvert aux développeurs tiers, c’est potentiellement une grosse évolution dans l’enrichissement de l’OS maison et de son interface utilisateur.

Rions un peu avec les commissaires européens, qui en ont assez de rouler en voiture électrique entre Bruxelles et Strasbourg. Oui oui, ceux-là mêmes qui légifèrent sur l’électrification.

On apprend aussi que Xiaomi perd en moyenne 5 000 € par voiture électrique vendue, malgré une hausse des volumes. La stratégie de conquête de marché à perte, c’est un classique de la tech, mais sur des voitures, l’équation est autrement plus lourde. Une info d’ailleurs assez étonnante si on la compare avec celle-ci quelques semaines plus tôt. Ça va vite, très vite.

On s’en doutait un peu, une étude le confirme : les gros rouleurs économisent réellement beaucoup d’argent en passant à l’électrique. Mais, surprise, les petits également.

Des nouvelles des batteries et de la recharge

Au rayon des études, Que Choisir Ensemble publie un rapport qui confirme ce que certains ont déjà vécu : il y a encore trop de problèmes autour de la recharge publique. Il va peut-être falloir que le législateur se penche sur le sujet et fasse un peu de ménage, notamment sur la transparence des tarifs.

Du côté des solutions, Wallbox et Freenow s’associent pour résoudre le casse-tête de la recharge des taxis électriques. 60 % des véhicules Freenow sont déjà électrifiés, ce qui n’empêche que le problème de la recharge intensive en usage professionnel est réel et urgent.

Plus de 100 parlementaires LR ont par ailleurs demandé une baisse des taxes sur l’électricité pour réduire la facture de recharge. Oui vous avez bien lu : des politiques qui demandent UNE BAISSE DES TAXES. Celle-ci on va l’encadrer je crois.

Où l’on reparle des voitures solaires, qui pourraient couvrir jusqu’à 80 % de leurs propres besoins énergétiques, selon une étude européenne TNO/Fraunhofer. Moins de recharges, moins de contraintes : moins de stress.

Le coin des pros

Double bonne nouvelle pour les flottes : Bercy double les bonifications CEE sur les utilitaires et camions électriques à partir du 1er juin, à condition qu’ils soient assemblés en Europe. Le filtre « made in Europe » est assumé. Et Bruxelles travaille de son côté à priver les voitures de société thermiques de leurs avantages fiscaux, pour ne les réserver qu’aux électriques, européennes, elles aussi, il va sans dire.

À lire également, l’étude Avere-France / Carbone 4 qui propose une batterie (haha) de mesures pour accélérer le passage des pros à l’électrique.

Le chiffre de la semaine

40 : c’est le nombre d’équipages engagés dans le Défi 24h en VE, qui revient ce week-end pour sa deuxième édition. L’an passé, la première édition avait déjà bluffé tout le monde. Cette fois, les équipes ont vu encore plus grand.

L’infographie de la semaine

Infographie économies VE
Infographie économies VE

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui de mon côté. À dimanche prochain pour un nouveau numéro de Regen !

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