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Depuis 2022, les commissaires européens roulent en voiture électrique pour montrer l’exemple. Plusieurs sources rapportent qu’ils commenceraient à s’agacer à cause de la pause recharge obligatoire entre Bruxelles et Strasbourg.
Pensé comme un symbole, le passage à l’électrique des commissaires européens ne se déroule pas aussi facilement que prévu. Les protagonistes se heurtent à un problème qui commence à les agacer : l’autonomie sur long trajet. Entre Bruxelles et Strasbourg, il faut compter environ 440 kilomètres, soit un parcours suffisamment long pour imposer une recharge à une partie de la flotte officielle de la Commission européenne.
Selon plusieurs responsables cités par la presse, l’arrêt se fait notamment au Luxembourg, sur une aire équipée de bornes rapides. Rien d’insurmontable, mais assez pour transformer un déplacement répétitif en sujet d’agacement. D’après des informations rapportées par Politico, « la pause durerait entre 20 et 30 minutes ». Un délai raisonnable, mais qui peut devenir gênant dans l’agenda millimétré des commissaires.
Le déplacement Bruxelles-Strasbourg est déjà plutôt long : il faut compter approximativement 4 h 40 dans de bonnes conditions, ce qui, selon la Sécurité routière, nécessiterait deux pauses, puisqu’elle conseille d’en faire une toutes les deux heures. Avec la recharge, les imprévus de circulation et les contraintes de sécurité, le trajet s’étirerait davantage si l’on en croit certains responsables qui évoquent même des parcours pouvant atteindre sept heures lorsque les chauffeurs roulent plus lentement pour préserver la batterie…
Le sujet est d’autant plus symbolique que la Commission européenne a voulu faire de sa flotte un exemple. L’initiative remonte à 2022, sous le premier mandat d’Ursula von der Leyen, avec l’objectif de rendre les véhicules de service plus sobres. La Commission vise une flotte entièrement zéro émission d’ici 2027. Aujourd’hui, environ 80 % des 128 véhicules seraient déjà électriques. Pour l’exécutif européen, il s’agit de mettre ses pratiques en cohérence avec les politiques climatiques qu’il défend.
Mais l’épisode révèle aussi les limites encore bien réelles de l’électrification sur certains usages. Les trajets sur autoroute restent très exigeants pour les batteries, même pour les grandes berlines électriques BMW dont disposent (majoritairement) les commissaires européens. Ils pourraient théoriquement prendre le train. Mais cette option ne semble pas toujours compatible avec leurs contraintes. Certains doivent pouvoir passer des appels confidentiels ou traiter des dossiers sensibles pendant le trajet.
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Voitures électriques : lesquelles ont les meilleures autonomies sur autoroute ? Et les pires ?L’affaire met aussi en lumière la double implantation des grandes instances européennes. Les sessions plénières à Strasbourg obligent régulièrement élus, assistants, fonctionnaires, lobbyistes et commissaires à faire l’aller-retour depuis Bruxelles. Ce va-et-vient est souvent critiqué pour son coût et son empreinte environnementale… 42 députés (sur 720) ont récemment signé une lettre pour demander la suppression temporaire des déplacements réguliers entre la capitale belge et celle de l’Alsace afin de « montrer l’exemple ».
Faut-il tout concentrer à Bruxelles ? Cette question nécessiterait l’accord des États membres, et notamment celui de la France, très attachée au siège strasbourgeois.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, échappe à ce problème. Pour des raisons de sécurité, elle se déplace dans un véhicule blindé. Selon les éléments rapportés, aucun modèle électrique blindé adapté ne serait actuellement disponible pour cet usage. La Lucid Air Sapphire équipée par le groupe U.S. Armor et ses 1 234 ch pourrait faire le travail ! En revanche elle coûte 450 000 euros, pas sûr que ça passe.
Derrière l’anecdote, il est intéressant de voir que les commissaires découvrent dans leur quotidien une contrainte que de nombreux automobilistes connaissent déjà : celle de planifier ses trajets en fonction de la recharge. Pour les défenseurs de l’électrique, ce n’est qu’une question d’adaptation. Pour les plus critiques, c’est la preuve que le calendrier européen va plus vite que les usages. Entre les deux, la route Bruxelles-Strasbourg devient un petit laboratoire des tensions qui accompagnent cette transition.
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La CLA c'est vraiment pas fou aux places arrières, par contre Mercedes vient de passer en 800V la S et de présenter une C électrique, il n'y a objectivement aucune raison de gueuler.
Je me demande d'ailleurs si la réglementation autorise à conduire 4h40 de suite, même si sur un VL c'est plutôt souple.