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EDF a chiffré son programme EPR2 à 72,8 milliards d’euros en décembre 2025. Six nouveaux réacteurs nucléaires sortiront de terre à Penly, Gravelines et Bugey. Quel est leur lien avec le développement de la voiture électrique en France ? Tour d’horizon des données officielles.
Le gouvernement français a confirmé fin 2025 le calendrier et le coût du programme EPR2. Six nouveaux réacteurs sortiront de terre d’ici 2050. EDF construira les six réacteurs par paire sur trois sites : Penly en Seine-Maritime, Gravelines dans le Nord et Bugey dans l’Ain.
EDF a chiffré ce programme à 72,8 milliards d’euros en décembre 2025. La Délégation interministérielle au nouveau nucléaire (DINN) a audité ce devis au premier trimestre 2026. La décision finale d’investissement est attendue pour la fin de l’année 2026.
Le calendrier a été révisé. La première mise en service est désormais prévue à Penly en 2038, contre 2035-2037 initialement. Les réacteurs suivants entreront en exploitation à un rythme de 12 à 18 mois. La Cour des comptes a publié en janvier 2025 un rapport pointant les risques de dérive. L’institution estime que la facture totale pourrait dépasser 100 milliards d’euros en incluant les coûts de financement.
EDF présente trois objectifs principaux pour le programme EPR2. Le premier est le renouvellement du parc nucléaire historique, dont les premiers réacteurs ont été mis en service dans les années 1970. Le second est la souveraineté énergétique de la France. Le troisième est l’accompagnement de l’électrification des usages.
La mobilité électrique fait partie de ces usages, au même titre que le chauffage, l’industrie ou la production d’hydrogène. RTE a publié fin 2025 son bilan prévisionnel détaillé 2025-2035. L’organisme a attribué 30 GW de droits d’accès au réseau de transport pour de nouveaux projets. Voici la répartition publiée par RTE :
Ces chiffres concernent les raccordements au réseau de transport haute tension. La recharge des voitures électriques s’effectue principalement via le réseau de distribution, géré par Enedis. Elle ne figure donc pas dans ce décompte.
Une voiture électrique consomme en moyenne 2 MWh par an selon RTE. La France comptait environ 2 millions de véhicules électrifiés en circulation début 2026. La consommation totale s’élève donc à 4 TWh par an. Cela représente moins de 1 % de la consommation électrique nationale, qui atteignait 451 TWh en 2025.
RTE a publié plusieurs scénarios prospectifs. Le gestionnaire de réseau estime que la France peut absorber jusqu’à 15,6 millions de véhicules électriques sans modification profonde des infrastructures. Cela représenterait près de 40 % du parc automobile français.
Voici les projections de consommation par type d’usage à l’horizon 2035, sur la base des scénarios RTE :
| Usage électrique | Consommation prévue 2035 | Part du mix |
|---|---|---|
| Chauffage résidentiel | 100-120 TWh | 20-24 % |
| Centres de données | 60-80 TWh | 12-15 % |
| Hydrogène vert | 40-50 TWh | 8-10 % |
| Mobilité électrique | 30-45 TWh | 6-9 % |
| Industrie décarbonée | 30-40 TWh | 6-8 % |
Selon ces projections, la mobilité électrique pèsera de 6 à 9 % du mix national en 2035. La part exacte dépendra du rythme d’adoption des véhicules électriques et de leur usage.
Le Bilan électrique 2025 de RTE a été publié en février 2026. La part bas-carbone du mix français a atteint 95,2 % en 2025. L’intensité carbone de la production s’établit à 19,6 grammes de CO₂ par kilowattheure, contre 178 grammes en moyenne européenne.
Le nucléaire reste la principale source. La filière a produit 373 TWh en 2025, soit 68,1 % du total. L’EPR de Flamanville a atteint sa pleine puissance en décembre 2025 et ajoute 1 650 mégawatts à la capacité française.
Les renouvelables progressent également. L’hydroélectricité a produit 62,4 TWh en 2025, l’éolien 49,6 TWh, le solaire 32,9 TWh. Ces trois filières représentent désormais 27 % du mix national.
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La voiture électrique a-t-elle vraiment besoin du nucléaire ?Le débat sur l’utilité des EPR2 pour la voiture électrique divise les experts et les acteurs du secteur. Deux lectures coexistent dans le débat public.
Plusieurs acteurs estiment que de nouvelles capacités nucléaires restent nécessaires pour accompagner l’électrification de la société. Leurs arguments principaux :
D’autres acteurs considèrent que la mobilité électrique ne justifie pas, à elle seule, de nouvelles centrales. Leurs arguments principaux :
La recharge des voitures électriques s’effectue principalement via le réseau de distribution, géré par Enedis. L’adaptation de ce réseau est l’un des enjeux opérationnels du développement de la mobilité électrique.
Les bornes de recharge publiques se multiplient. La France comptait plus de 175 000 points de recharge début 2026. Le maillage continue de progresser sur les autoroutes, les parkings d’entreprise et les zones résidentielles.
Le pilotage intelligent de la recharge permet d’étaler la demande. La majorité des conducteurs branchent leur voiture la nuit, en heures creuses, lorsque la consommation nationale est au plus bas. Cette pratique limite les pics de demande sur le réseau.
La technologie V2G (vehicle-to-grid) ajoute une autre dimension. Elle permet à une voiture de réinjecter de l’électricité dans le réseau pendant les pics de consommation. Mobilize, filiale du groupe Renault, a lancé la première offre commerciale grand public fin 2024.
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EPR2 et voiture électrique : quel lien entre les nouveaux réacteurs nucléaires et la mobilité ?Plusieurs étapes restent à franchir avant le démarrage effectif des chantiers EPR2. L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) doit rendre son avis définitif sur Penly à l’automne 2026. Cet avis conditionnera le décret d’autorisation de création.
La Commission européenne examine actuellement le mécanisme d’aide publique française destiné à financer les EPR2. Son feu vert est nécessaire avant la décision finale d’investissement, attendue fin 2026.
Le coût de production du mégawattheure EPR2 est estimé de 40 à 100 euros par EDF. Le contrat pour différence négocié avec l’État plafonne le prix à 100 euros par MWh sur quarante ans. Ce mécanisme vise à garantir la rentabilité du projet sur le long terme.
Selon EDF, le programme EPR2 vise à renouveler le parc nucléaire vieillissant et à accompagner l’électrification de l’ensemble des usages : industrie, chauffage, hydrogène et mobilité. La voiture électrique représente une part des usages futurs, sans être l’objectif principal du programme. La mobilité électrique pèse pour le moment moins de 1 % de la consommation française.
EDF a chiffré le programme à 72,8 milliards d’euros en décembre 2025. La Cour des comptes estime que le coût total pourrait dépasser 100 milliards d’euros en incluant les frais de financement. La décision finale d’investissement est attendue fin 2026.
La première mise en service est prévue à Penly en 2038. Les réacteurs suivants entreront en exploitation à un rythme de 12 à 18 mois. Le programme s’étalera ensuite sur près de quinze ans.
Trois sites accueilleront les six réacteurs par paires : Penly en Seine-Maritime, Gravelines dans le Nord et Bugey dans l’Ain. Chaque paire occupera le terrain d’une centrale nucléaire existante.
Selon RTE, le réseau peut alimenter jusqu’à 15,6 millions de véhicules électriques sans modification profonde des infrastructures. La recharge pilotée et le V2G renforcent cette capacité. L’adaptation du réseau de distribution reste un chantier en cours, géré par Enedis et les collectivités locales.
Cette question fait débat. Les chiffres officiels montrent que la consommation actuelle des voitures électriques pèse moins de 1 % du mix français. EDF et RTE indiquent que le programme EPR2 vise prioritairement le renouvellement du parc et l’électrification industrielle. D’autres acteurs estiment que l’électrification combinée de tous les usages, dont la mobilité, justifie à terme de nouvelles capacités nucléaires.
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Salut Otsac. Ah oui il y a une petite subtilité, c'est l'électricité produite par EDF qui a été autour des 90% en nucléaire (ils sont encore à 85% aujourd'hui), pas la part totale nationale effectivement. Je pensais qu'EDF était le seul producteur depuis toujours c'est pour ça mais il y a effectivement quelques autres acteurs mineurs qui réduisent la part nucléaire globale. C'est EDF qui était à ce taux là.
Pour le black out il me semble que si en 2024, Macron a même été obligé d'intervenir médiatiquement pour dire qu'il fallait arrêter de faire peur aux gens. C'était peut être à l'hiver 2023-2024 cela dit je me souviens plus exactement. Et si c'est pas sur BFM comme la dernière fois, c'est sur d'autres médias qui nous disent de limiter notre consommation ou de le faire à certaines heures pour pas saturer le réseau, des trucs du genre.
Pour l'exportation d'électricité je crois que ce sont des accords européens, on est obligés de faire des échanges quels que soient nos besoins réels. Les échanges ne tiennent donc pas totalement compte des besoins et sont obligatoires pour partie afin de garantir une concurrence européenne et de limiter le pouvoir d'EDF à la base.
Et malheureusement tout cela ne répond pas à la remarque pertinente de ceux qui doutent. Pourquoi on nous dit qu'il y a des risques de coupure si tout va bien et qu'on peut encaisser l'accroissement des besoins en électricité pour le VE ? Il est difficile d'obtenir une vraie réponse sur le sujet donc je pense qu'il doit y avoir quelque chose quand même au fond. Même AP qui cite cet argument....n'y répond pas....y'a un problème je trouve. Pourquoi citer l'argument pour y répondre de manière détournée et sans expliquer pourquoi on nous dit ça dans les médias alors ? Il y a un chainon manquant dans l'explication.
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Il ne faut pas croire que le parc de bureaux restera identique. Mon entreprise par exemple, sur mon lieu de travail va rendre 2 des 7 immeubles que nous occupons dès cette année. Nous n'avons en contrepartie du télétravail plus de bureau fixes mais des bureaux partagés, à raison dans un premier temps de 7 bureaux pour 10. Et la mutualisation va augmenter par la suite.
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Je ne comprend pas qqchose si on parle de nucleaire, en expliquant avec des chiffres que ca coute plus cher a fabriquer a entretenir a produire a demonter, que ca peut tuer la moitié d'un pays.
Certain nous explique que pour rien au monde il ne faudrait changer.
La technologie des annees 70 a évoluée ce qui a pu etre vraie hier ne l'ai pas forcement aujourd'hui.
Mistere.
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