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Que Choisir Ensemble (ex-UFC Que Choisir) vient de publier un rapport évocateur au sujet des problèmes encore « trop nombreux » autour de la recharge pour les voitures électriques. L’association française pointe du doigt le manque d’infrastructure en habitat collectif, l’indisponibilité régulière des chargeurs ou encore l’opacité qui demeure autour des tarifs… On fait le point.
Jamais les infrastructures de recharge n’ont été autant développées en France qu’aujourd’hui. Sur ce terrain, nous faisons même figure de modèle au niveau européen. Et pourtant, l’usage de la recharge n’a jamais semblé aussi difficile à appréhender pour une partie des automobilistes si on en croit le dernier rapport de Que Choisir Ensemble. Dans une étude publiée en mai, l’association reconnaît la progression rapide du réseau, mais elle estime que plusieurs freins continuent de peser sur le développement de l’électrique.

Premier point soulevé : le déploiement avance, mais pas partout avec la même efficacité. Fin 2025, la France comptait près de 2,9 millions de points de recharge, dont environ 185 500 accessibles au public. Le réseau public a progressé de plus de 130 % entre 2022 et 2025, ce qui rend l’objectif des 400 000 bornes publiques en 2030 encore atteignable selon Que Choisir Ensemble. Mais derrière ce chiffre qui semble assez exceptionnel sur le papier, il y a des réalités très différentes selon les territoires et les usages.
À commencer par l’habitat collectif… C’est l’un des principaux angles morts. Alors que près d’un Français sur deux vit en appartement, seuls 6 % des immeubles qui disposent d’un parking seraient équipés d’une solution de recharge. Pour Que Choisir Ensemble, le problème n’est pas seulement technique : les copropriétés manquent aussi d’informations claires pour comparer les différentes solutions possibles, entre borne partagée, infrastructure privée ou raccordement au réseau public via une « colonne horizontale ».
L’association insiste également sur la fiabilité du réseau public. Selon son rapport, seules 68,5 % des bornes étaient disponibles en permanence en 2025. Environ 6 % sont même restées indisponibles plus de sept jours consécutifs. Ces dysfonctionnements peuvent sembler marginaux, mais ils deviennent beaucoup plus problématiques lors des longs trajets, quand l’automobiliste dépend des bornes rapides situées sur son itinéraire. Vous en avez peut-être déjà fait l’expérience, ce n’est pas drôle de tomber sur une borne HS.
Mais c’est sur les prix que Que Choisir Ensemble se montre la plus sévère. L’association a relevé les tarifs pratiqués par huit opérateurs de mobilité sur 121 points de recharge entre le 1ᵉʳ et le 21 avril 2026. Les résultats sont assez déroutants. Pour une même borne, le prix peut varier fortement selon l’application ou le badge utilisé. En zone urbaine, l’écart moyen entre le tarif le plus bas et le plus élevé atteint 126 %. Sur autoroute, il est de 72 %. Et il n’y a pas forcément de corrélation avec la puissance de charge…
L’exemple le plus parlant concerne une borne située à Langres, en Haute-Marne, sur la N19. Pour une puissance de 22 kW, le tarif relevé varie de 0,30 €/kWh à 1,78 €/kWh selon l’opérateur choisi, soit un écart de 490 %. Si on considère une recharge de 20 kWh, ce qui correspond environ à 100 km d’autonomie, il faut compter en moyenne 10,8 € sur une borne de 22 kW, mais le tarif peut grimper jusqu’à 35,6 € avec Shell. À domicile, la même quantité d’énergie revient à environ 3,8 € au tarif réglementé. Rien à voir !

Cette IA est capable de prolonger la durée de vie des batteries… de 23 % : comment ça marche ?Cette situation s’explique en partie par la complexité des grilles tarifaires. Certains opérateurs facturent au kilowattheure, d’autres ajoutent des frais fixes, une tarification à la minute ou encore des frais de stationnement. Sans affichage clair sur les bornes, le conducteur ne sait pas toujours précisément ce qu’il va payer avant de lancer sa recharge.
Face à ce qu’elle décrit comme une « jungle tarifaire », l’association réclame plusieurs mesures. Tout d’abord, les auteurs demandent un affichage obligatoire et harmonisé des prix. Ils souhaitent également la généralisation du paiement par carte bancaire sur les bornes publiques. Enfin, ils proposent qu’un site officiel recensent les tarifs, sur le modèle du comparateur public des prix des carburants. Ils estiment que la voiture électrique ne pourra convaincre sur la durée que si la recharge devient aussi lisible que disponible.
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Si on commençait par faire, comme pour le carburant pétrolier, obligation d'un AFFICHAGE CLAIR du prix du kWh, avec moyen de paiement par lecteur sans contact de carte bancaire ?
Après, si les opérateurs veulent faire des remises sur abonnement, libre à eux, mais, le tarif " normal " devrait être affiché .
Sauf que , comme par hasard, pour voter les subventions, l'état est là, mais pour les contraintes ( obligation d'affichage des tarifs), y'a plus personne, et il ne faut pas compter sur le lobby pour le réclamer, trop content de cette opacité, essyant de forcer vers les abonnements ( comme les sociétés d'autoroute) .