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Après une première édition réussie l’an passé, le Défi 24h en VE revient en 2026. Cette fois-ci, les équipes organisatrices ont vu les choses en grand : 40 équipages vont s’engager ce week-end sur deux épreuves distinctes ! On aura vraisemblablement le droit à une grande variété de modèles électriques, avec du 400 et du 800 volts. Clin d’œil également aux pionniers de l’électrique, avec une AX électrique de 1996 qui s’est également engagée… Nous avons discuté avec Vincent Martineau, l’organisateur de ce défi fou. On fait le point !
Le Défi 24h en VE n’est pas une course au sens classique du terme. Il ne s’agit ni d’un rallye chronométré sur route fermée, ni d’une épreuve de vitesse. Le principe est plus simple, mais pas forcément moins exigeant : partir avec une voiture électrique, rouler pendant 24 heures sur route ouverte, choisir librement son itinéraire, gérer ses pauses de recharge et revenir au point de départ avec le plus grand nombre de kilomètres possible au compteur. Le tout, évidemment, en respectant le Code de la route.
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Cette deuxième édition marque toutefois une évolution importante du format. En plus du Défi 24h en VE, les organisateurs ajoutent un Défi 1000 km en VE. Cette fois, l’objectif n’est plus de parcourir la plus grande distance possible en une journée, mais de boucler 1000 km dans un temps limité. Les voitures engagées sur cette épreuve disposeront d’un maximum de 12 heures pour y parvenir. Les motos électriques auront, elles, jusqu’à 16 heures. Là encore, le parcours est libre, ce qui laisse une grande place à la stratégie.
Après une première édition organisée depuis Périgueux en juin 2025, le rendez-vous prend cette année la direction de Montchanin, en Saône-et-Loire. Ce déplacement n’est pas anodin. Vincent s’est associé pour cette nouvelle édition à Bourgogne Véhicules Électriques, une association bien connue dans le milieu de l’électromobilité, notamment pour l’organisation des Bourgogne Electric Days. Le départ et les arrivées auront lieu place de l’église, avec un programme étalé sur le week-end du 29 au 31 mai 2026.
Les équipages engagés sur le Défi 24h devront donc revenir 24 heures plus tard, avec une contrainte importante : chaque minute de retard sera pénalisée de 10 kilomètres. Cette règle peut paraître anecdotique, mais elle change beaucoup de choses. Une équipe tentée d’ajouter une dernière boucle ou de repousser une recharge trop loin devra garder une marge suffisante pour rentrer à temps. Le Défi 1000 km en VE partira quant à lui le samedi matin, avec des départs séparés pour les motos et les voitures.
Pour participer au Défi 24h en VE, chaque voiture doit compter au moins trois conducteurs. C’est une nécessité autant sportive que sécuritaire, car l’épreuve impose une conduite sur une durée très longue. Pour le Défi 1000 km, deux conducteurs minimum sont requis par voiture. Les équipages doivent ensuite construire eux-mêmes leur plan de route. Certains choisiront de privilégier les autoroutes et les arrêts nombreux. D’autres miseront sur une consommation plus basse et des recharges moins fréquentes.
C’est précisément ce qui rend l’exercice intéressant. Sur le papier, les voitures capables d’encaisser de fortes puissances de recharge partent avec un avantage évident. Les architectures 800 volts permettent de réduire le temps passé à la borne. Mais l’expérience de la première édition a montré qu’une voiture efficiente, bien conduite et bien gérée pouvait aussi créer la surprise. En 2025, la victoire en catégorie 400 volts était revenue à une Mercedes EQE 350 berline, avec plus de 2 300 km parcourus en 24 heures.
La Porsche Taycan avait dominé la catégorie 800 volts avec 2 510 km, mais l’écart entre les différentes stratégies avait surtout illustré l’importance du compromis entre vitesse, consommation et recharge. Tout est donc question de tactique !
La première édition avait réuni 11 équipages et 33 conducteurs. Cette fois, le changement d’échelle est net. L’organisation annonce 95 inscrits dans 40 véhicules sur les deux défis. Le plateau devrait aussi être plus varié, avec des voitures très différentes. Ce mélange permet de sortir d’une lecture purement sportive du défi. Il ne s’agit pas seulement de savoir quelle voiture ira le plus loin, mais aussi de voir comment différents types de véhicules électriques se comportent sur ces longs trajets extrêmement exigeants.
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La Ferrari électrique imaginée par le designer de l’iPhone n’a pas (du tout) convaincu les investisseursL’inscription d’une AX électrique de 1996 sur le Défi 1000 km ajoute une dimension presque patrimoniale à l’événement. Face aux modèles récents capables de recharger très vite, cette ancienne électrique rappelle que l’histoire de la mobilité électrique ne date pas uniquement de l’arrivée de Tesla sur le marché dans les années 2010. Sa présence aura évidemment une portée symbolique, mais elle s’inscrit bien dans l’esprit du week-end, dont l’objectif est aussi de montrer plusieurs visages de l’électrique.
Cette édition 2026 devrait aussi attirer plusieurs figures suivies par les amateurs de voitures électriques. Parmi les participants annoncés figurent notamment Didier de Planète Électrique by the Choucroute Garage, Julien de Simplement Julien, Clément et Gary d’EVfastrip, ou encore Capsule TV. La Fédération française des associations d’utilisateurs de véhicules électriques (FFAUVE) sera également représentée, tout comme plusieurs associations et communautés d’électromobilistes, à l’image d’E-France Café.
Le défi garde donc une forte dimension communautaire. Créateurs de contenu, associations ou simples passionnés… C’est aussi ce qui distingue ce rendez-vous d’un événement automobile classique. Ici, l’enjeu n’est pas seulement de comparer des fiches techniques. Les équipages devront composer avec la circulation, la météo, la disponibilité des bornes, les temps de pause, la fatigue et parfois les imprévus. Autant de paramètres que connaissent tous les électromobilistes, mais poussés ici à un niveau inhabituel.
Comme vous devez vous en douter, l’un des objectifs du Défi 24h en VE est par ailleurs de répondre aux doutes sur les longs trajets en électrique. Pour les organisateurs, le réseau de recharge français est désormais suffisamment dense et fiable pour permettre ce type d’exercice sans bricolage particulier. Lors de la première édition, aucun équipage n’avait été bloqué malgré des distances importantes et de nombreuses recharges en 24 heures. Cette deuxième édition permettra de vérifier si cela tient toujours.
Bon, évidemment, rouler 24 heures d’affilée ou chercher à boucler 1000 km le plus vite possible ne correspond pas à un usage quotidien. Mais c’est tout l’intérêt de ces défis… Pousser les voitures, les conducteurs et le réseau dans leurs retranchements pour montrer ce qui est possible aujourd’hui. Pour un automobiliste qui hésite encore à partir loin en électrique, cela permet d’envoyer un message clair : si des équipages peuvent enchaîner des milliers de kilomètres, les trajets de vacances n’ont pas de quoi faire peur.
Au-delà de la performance, certains équipages profiteront de cette édition pour mettre en avant des causes caritatives. Des participants rouleront notamment au profit de RoseUp, une association qui accompagne les femmes touchées par le cancer. Deux équipes engagées sur le Défi 24h en VE porteront cette initiative, dont celle de Cora, l’épouse de Vincent Martineau, à l’origine de cette aventure solidaire. D’autres engagements sont également prévus autour de L’Aventura et de la SPA Creusotine.
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Un client doit remplacer la batterie révolutionnaire de sa BYD et la facture va vous surprendreCette dimension solidaire ajoute un autre niveau de lecture à l’événement. Si le Défi 24h en VE reste un rendez-vous de passionnés, spectaculaire et un peu décalé dans son principe, il devient aussi un moyen de mobiliser une communauté autour de projets associatifs. C’est certainement aussi ce qui fait son originalité et sa beauté.
Pour celles et ceux qui ne seront pas à Montchanin, le week-end pourra être suivi à distance. De nombreux directs sont annoncés sur la chaîne YouTube Electric Vince, avec des points réguliers sur les départs et l’annonce des résultats. On a hâte de voir quels véhicules sortiront du lot. Car au-delà du classement final, ce défi est un bon moyen de mesurer les progrès réalisés ces dernières années, aussi bien du côté des voitures que de la recharge, et de voir jusqu’où il est désormais possible d’aller en électrique.
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