Témoignage - Après une hybride rechargeable, cette famille avec trois enfants roule en Volkswagen ID.Buzz

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Volkswagen ID. Buzz en recharge sur l'A83
Volkswagen ID. Buzz en recharge sur l'A83

Alors que la famille a accueilli son troisième enfant, Johann et sa femme ont choisi de remplacer leur Peugeot 3008 hybride rechargeable par un Volkswagen ID. Buzz au prix cassé. En 2024, le choix n’était pas grand en véhicules électriques pour loger trois sièges enfants sur la banquette à l’arrière.

Quatre ans en hybride rechargeable

Johann ne renie pas son passage par l’hybride rechargeable avant d’opter pour l’électrique : « J’entends bien ceux qui pensent que les PHEV sont une mauvaise solution parce qu’ils ne seraient pas rechargés et qu’ils ne rouleraient quasiment qu’avec le moteur thermique. C’est peut-être et même sans doute vrai pour beaucoup de ceux dans les flottes d’entreprises, mais pour un automobiliste particulier qui peut brancher le sien chez soi, ce serait complètement stupide de préférer aller dans une station-service et de payer cher le carburant ».

En 2020, le Briochin de 36 ans avait choisi cette motorisation pour quatre raisons : « Technologie, confort, silence et écologie. Et quatre ans plus tard, au terme de la LOA, nous sommes passés au VE parce que j’en avais marre que le bloc thermique se lance. Dans le quotidien, notre Peugeot 3008 hybride rechargeable fonctionnait le plus souvent sur le moteur électrique. Travaillant à environ dix kilomètres de la maison, et mon épouse à 300-400 mètres de mon bureau, nous avons aménagé nos horaires pour covoiturer et n’avoir qu’un seul véhicule ».

C’est même un peu plus vertueux que ça : « Avant de partir, nous accompagnons à pied nos enfants à l’école, à 300 m de chez nous. Quand je télétravaille et que ma femme prend alors la voiture, il m’arrive de me déplacer aussi avec mon vélo à assistance électrique. N’avoir qu’une seule voiture avec trois enfants dans une zone périurbaine, c’est une gymnastique quotidienne, mais nous le vivons plutôt bien. Quand nous avons rendu à Peugeot la 3008 PHEV en 2024, elle avait 65 000 km, alors que le contrat n’en prévoyait que 60 000 ».

Avant de choisir l’ID. Buzz

Malgré le dépassement du kilométrage, Johann n’a pas eu à payer de pénalités : « Déjà, dans le contrat de location, ce n’était pas clair à ce sujet et la concession n’a jamais pu m’expliquer les termes employés dans le texte. En outre, même si nous n’avons pas repris un véhicule chez eux, nous avions déjà acheté auparavant deux 308 et une 208. Comme nous avions eu précédemment deux voitures dans le foyer, et que j’avais fait comprendre qu’après l’ID. Buzz on se reverrait, je n’ai eu aucune pénalité à la restitution du 3008 ».

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Enfin presque : « J’avais zappé une opération de maintenance et j’ai dû la payer au prix fort de 500 euros, alors qu’elle était comprise dans la LOA. Concernant l’état du véhicule, j’avais anticipé en confiant à un carrossier l’élimination des pocs visibles. J’ai un certain affect pour Peugeot. A la place du Volkswagen ID. Buzz, j’aurais pu prendre le e-5008, mais il n’était pas encore sorti ou tout juste. Une bonne remise sur son prix n’était alors pas envisageable. Pareil pour le Renault Scenic E-Tech. C’est pourquoi nous avons cherché parmi les modèles plus anciens ».

Avec un nouvel impératif : « Loger trois sièges enfants à l’arrière. Pendant quatre mois après la naissance du troisième, nous avons fait avec le 3008, ma femme s’installant derrière et un enfant prenant place à l’avant. Nous avions envisagé mais éliminé : le Tesla Model Y trop petit ; le Mercedes GLB que ma femme voyait comme un corbillard ; le Hyundai Ioniq 5 qui ne lui plaisait pas et au coffre trop petit ; le Skoda Enyaq car une fois les trois sièges placés, impossible de passer la main entre eux pour boucler les ceintures de sécurité ».

Une bonne offre difficilement dénichée

Johann et sa femme ont effectué un essai concluant du Volkswagen ID. Buzz : « Nous avons profité d’un déplacement chez mes beaux-parents à Tours pour le découvrir à la concession locale. Nous voulions savoir ce que ça pouvait donner avec lui pour faire de la longue distance. On nous a laissé le véhicule tout un week-end. Nous avons confié les enfants à leurs grands-parents maternels et avons effectué un aller-retour jusque chez nous [NDLR : Environ 650 km au total]. Pour nous, l’essai a été concluant ».

Il restait à dénicher une bonne offre : « Et là, nous avons rencontré beaucoup de soucis, avec même des modèles d’occasion plus chers que des neufs. J’ai appelé toutes les concessions Volkswagen, mais ce véhicule entre dans les utilitaires pour la marque, avec des procédures de recherche qui sont différentes pour les commerciaux. Les modèles qu’on me proposait n’étaient pas forcément sur place mais dans les stocks du constructeur. J’ai fini par tomber sur un exemplaire intéressant à placer rapidement avant l’arrivée des nouveaux ID. Buzz ».

À 440 euros par mois, les loyers apparaissent effectivement très intéressants : « Avec un apport de 5 000 euros, la location court sur 36 mois avec 20 000 km par an. Cette offre a été calculée sur la base d’un prix total de 55 930 euros TTC incluant les frais de carte grise. Nous avons bénéficié d’une remise de 14 600 euros sur le tarif initial de 71 030 euros comprenant 9 980 euros d’options et un attelage dans les 1 600 euros. Nous étions en juin 2024 et c’était une version Pro de fin 2022 d’une puissance de 204 ch avec une batterie de 77 kWh de capacité nette ».

Très pratique pour la vie de famille

Un petit regret pour Johann concernant la couleur de la carrosserie : « J’ai voulu du gris pour une présentation que j’estimais discrète. Mais, même ainsi, il se remarque beaucoup. J’aurais dû assumer davantage le choix de l’ID. Buzz avec une peinture biton. Notre Peugeot 3008 hybride rechargeable était en finition GT Line : je ne voulais pas avoir moins, et l’on sait comment les constructeurs allemands sont radins sur les équipements, obligeant à passer par des options. Nous n’avons par exemple pas la pompe à chaleur ».

La dotation du véhicule est intéressante : « Il a deux portes coulissantes latérales facilitant l’accès à bord. J’aurais toutefois préféré qu’elles soient à fermeture automatique pour éviter l’effet ‘artisan qui rentre chez lui’. Le hayon est cependant bien électrique. Comme nous sommes deux conducteurs, je tenais à avoir les sièges électriques à mémoire. Nous bénéficions aussi de l’écran tactile de 12 pouces. Grâce au double plancher, nous avons une plateforme plate qui nous permettra d’installer un matelas pour aller à deux au Festival des vieilles charrues ».

Le point positif majeur de l’ID. Buzz, « c’est l’espace à bord, avec un très grand coffre. La première année de vacances avec lui, nous avons pu tout emmener pour les trois enfants, un filet permettant de charger jusqu’en haut, et un attelage d’embarquer aussi les vélos sur la boule. Quand nous avons construit une extension à notre maison, pas de problèmes pour passer chez Ikea, Leroy Merlin ou la déchetterie. Le coffre est très large, très haut et permet d’embarquer des objets de 2 m en rabattant la banquette, et même 2,50 m et repliant le dossier du siège passager à l’avant ».

L’ID. Buzz au quotidien

L’ID. Buzz se joue de son encombrement : « Comme c’est la version courte, sa longueur n’est pas trop un problème [NDLR : 4,71 m, soit 8 cm de moins qu’un Tesla Model Y]. Il offre un très bon rayon de braquage. C’est plus dans la largeur sur certaines places, notamment de supermarchés, que ça peut coincer. Sans console centrale, on peut sortir par la droite comme par la gauche, et même, si besoin, par une porte coulissante latérale. Mais du fait de sa hauteur, on ne peut aller dans les parkings souterrains limités à 1,90 m ».

Le plus gros défaut de ce véhicule, c’est sa consommation : « Ce serait pareil sur un modèle thermique. Au mieux, j’ai pu obtenir 17 kWh/100 km. Mais, en général, l’été, on est facilement à plus de 20, et ça grimpe à 22-23 kWh l’hiver. C’est pourquoi je préfère les sièges chauffants au chauffage, et que l’été je me contente le plus souvent d’ouvrir les fenêtres pour me passer de la clim. Avec des jantes plus petites, notre ID. Buzz consommerait moins et je n’aurais pas dans les 500 euros à sortir pour faire remplacer deux pneus ».

Au quotidien, le monospace électrique ne parcourt pas beaucoup plus de kilomètres que le 3008 PHEV : « Il y a toujours les allers-retours de 20 km pour aller au travail, parfois 10 km de plus le midi pour manger, et le passage chez la nounou le soir. Ce qui fait que l’ID. Buzz est mis en recharge moins d’une fois par semaine. Pour l’hybride rechargeable, nous nous contentions d’une prise renforcée Green’Up. Mais depuis, nous avons fait installer une borne 7 kW qui rechargera plus facilement la batterie à fond avant les grands déplacements ».

Les grands déplacements avec l’ID. Buzz

Le Volkswagen ID. Buzz familial est aussi de toutes les vacances : « Pas la première année ! A cause d’un problème dû à la batterie 12 V suite au long stockage, l’ID. Buzz a été immobilisé et nous avons dû nous contenter d’un Citroën C4 Picasso de prêt. Ensuite, notre plus long voyage avec L’ID. Buzz, c’était plus de 650 km de nuit entre Sarlat et Moëlan-sur-Mer, par la route. Comme nous étions partis à 21 h 00 avec seulement 60 % d’énergie dans la batterie, il nous a fallu nous arrêter trois fois en cours de route, avec une arrivée à 6 h 00 ».

Problèmes de recharge : « Entre Tours et Sarlat, ça a été horrible, avec des bornes e-Totem qui ne marchaient pas. Sur une station vide, les chargeurs 100 ou 150 kW ne délivraient que 20 kW de puissance, pareil sur une ancienne Ionity avec 30 kW. Eric Dupin a raison quand il dit qu’il manque des infos dans nos véhicules électriques. Déjà la température de la batterie à communiquer aux opérateurs ou à l’assistance quand on rencontre des problèmes. En général, jusqu’à 90 %, l’ID. Buzz recharge bien rapidement. À 80 %, on est encore entre 80 et 90 kW ».

En Dordogne, recharger semble être problématique : « Il fallait aller très tôt dans un MacDo, vers 6 h 00 par exemple, pour brancher sans avoir à attendre. J’ai pris un abonnement chez Electra pour tester. Chez eux, ça fonctionne très bien. Maintenant, je privilégie les bornes accessibles par leur intermédiaire. J’aime bien aller aussi chez Izivia. L’ID. Buzz n’est clairement pas fait pour rouler à 130 km/h et vous apprend à vous contenter de 110. Pas très aérodynamique, son silence à bord est relatif, façon caisse de résonance ».

Et après ?

Le responsable en informatique pointe le système d’infodivertissement : « Il est calamiteux. On a par exemple le fond d’écran à la base en orange qui se met à passer en rouge ou en bleu sans raison. Volkswagen est aussi bien radin sur l’application smartphone. Le constructeur sort l’argument de la sécurité, alors que c’est surtout le déploiement de serveurs qui lui coûterait cher. Skoda a pourtant bien su apporter une solution. J’utilise moi-même une application domotique pour savoir à distance si je n’ai pas des portes ou fenêtres restées ouvertes ».

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L’utilisation des boutons mériterait une explication à la livraison : « C’est là que l’on voit que les ingénieurs allemands ne pensent pas comme les Français. Les boutons tactiles, je m’y suis habitué, mais il y a aussi ceux sous un revêtement laqué moche. Il suffit juste de faire des glissés pour augmenter la valeur du niveau de la sono ou la vitesse pour le régulateur. Encore faut-il le savoir ! J’ai découvert ce fonctionnement sur Internet. Et puis il y a ces boutons contre-intuitifs pour le déverrouillage des portes, avec des voyants, à côté des réglages pour les rétroviseurs ».

Aujourd’hui, le Volkswagen ID. Buzz de Johann totalise environ 45 000 km : « Nous devrons le rendre en juillet 2027. Avec des enfants plus grands désormais – 2, 6 et 10 ans –, on pourrait se contenter d’un modèle moins volumineux. Mais lequel choisir ? J’aime beaucoup le Xpeng G6 mais le coffre est trop petit ; le Peugeot e-5008 ne m’a pas convaincu ; ma femme n’aime pas esthétiquement la nouvelle version du Renault Scenic E-Tech ; je ne veux pas de Tesla même si ces voitures présentent un très bon rapport qualité/prix. J’avoue être un peu dans l’attente et nous pensons même revenir à deux voitures ».

Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Johann pour son excellent accueil, sa réactivité et son témoignage proposé après notre appel à retours d’expériences auprès de nos lecteurs.

Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.

Avis de l'auteur

Dans ce nouveau témoignage de lecteur, deux choses reviennent en particulier et déjà lues dans beaucoup d'autres en 2026. Tout d'abord la bonne impression laissée aux utilisateurs du réseau de recharge Electra et le souhait de ne pas prendre une Tesla tout en reconnaissant les qualités des voitures de la marque. Il y a aussi cette démarche particulière de Johann pour rechercher les modèles de voitures électriques répondant aux besoins de la famille et pour lesquelles il peut être espéré une offre commerciale très intéressante. En outre ce retour sur expérience défriche le terrain pour les familles qui vont ou viennent d'accueillir leur troisième enfant. Notre lecteur explique pourquoi il a élimé des VE qui pourraient malgré tout être choisis par d'autres.

Philippe SCHWOERER

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