Témoignage – Cet ancien ingénieur en F1 roule beaucoup en électrique… et ne veut plus revenir au thermique

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La Cupra Born de Nicolas
La Cupra Born de Nicolas

Chez Nicolas, on est à l’origine passionné d’automobile et même de Formule 1. Toutefois le couple, très en phase sur ces sujets, est passé à l’électrique pour des raisons écologiques et économiques, d’abord avec une Cupra Born d’occasion rejointe quelques mois plus tard par une Renault Zoé. Le forfait d’Octopus à 49,99 euros mensuels pour des recharges illimitées chez soi et sur les bornes Powerdot est pour eux une véritable aubaine. Pas question de revenir au thermique…

Le VE d’abord par écologie…

À 38 ans, Nicolas est ingénieur en bureau d’études : « J’ai toujours aimé les voitures, et c’est pour cela que je suis devenu ingénieur en mécanique. Un temps, j’ai vécu en Angleterre, travaillant pour Williams sur la Formule 1. J’ai même pu être consultant pour des entreprises de la Formule E. Mon modèle, c’est Adrian Newey qui a été directeur technique de l’écurie Red Bull Racing avant de passer chez Aston Martin. J’aime bien retrouver chez les utilisateurs de voitures électriques une certaine passion pour l’automobile ».

Aimer les sportives n’empêche pas de se soucier de l’environnement et du dérèglement climatique. Nicolas et sa femme le démontrent tous les deux : « C’est l’aspect écologique qui a été le plus important pour elle et moi dans notre motivation à passer à l’électrique. Nous roulons beaucoup, et nous nous sommes dits qu’il valait mieux que ce soient d’abord les gros rouleurs qui basculent au VE. La Cupra Born que nous avons reçue début novembre 2025 avec 27 000 km au compteur totalise déjà fin août 2026 dans les 57 000 km ».

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Le calcul est vite fait, ça fait 3 000 km par mois : « Habituellement, notre moyenne mensuelle est de l’ordre de 2 750 km. C’est ma femme qui utilise la Cupra Born dans la semaine, avec des allers-retours quotidiens de 70 km pour se rendre depuis Rochefort, où nous habitons, sur son lieu de travail à La Rochelle, aussi en Charente-Maritime. Le parcours comprend pas mal de voies rapides à 110 km/h. Cette voiture électrique est aussi utilisée pour nos vacances et de réguliers week-ends à environ 350-400 km de chez nous ».

… aussi par économie

En roulant autant de kilomètres, passer à l’électrique était aussi économiquement très intéressant : « Au début, nous étions dans une maison en location dans laquelle nous avions pu faire installer une prise renforcée Green’Up. Maintenant que nous avons pu nous acheter notre habitation, j’ai fait installer une wallbox 7 kW. C’était devenu nécessaire avec deux voitures électriques. Lors de nos déplacements, nous avions découvert différents réseaux de recharge, comme par exemple Electra et Ionity, en écartant ceux des pétroliers ».

L’expérience a été intéressante : « Ça se passait très bien dans les stations par lesquelles nous sommes passés, découvrant les inconvénients et avantages de chacun des réseaux. Nous avions même pris le Mobilize Charge Pass. Mais il y a trois ou quatre mois, nous avons souscrit à l’offre d’Octopus en illimité à la maison et sur la route à 49,99 euros par mois. Et ça, c’est vraiment trop bien. Lors d’un séjour à la montagne avec un aller-retour de 2 000 km, nous sommes passés exclusivement par les stations Powerdot : toutes les recharges sont rentrées dans le cadre du forfait ».

Quelques contraintes cependant : « Il faut sortir de l’autoroute pour trouver des bornes Powerdot dont la puissance est souvent limitée à 100 kW alors que la voiture en accepte 170. À la maison, la recharge est adaptative : c’est l’opérateur qui gère les périodes de régénération en fonction de l’affluence sur le réseau. Bien qu’indiquant que je souhaite un niveau à 80 %, il arrive qu’il ne soit que de 65 % certains matins. C’est pourquoi il vaut mieux prévoir de brancher tôt, vers 20h00 par exemple. Compte tenu des économies réalisées, ça nous va ».

Choix d’un modèle

Avant de passer à l’électrique, Nicolas avait déjà une petite expérience : « À l’entreprise, il y avait une Citroën C-Zero partagée que chacun pouvait utiliser dans le cadre de son travail. Je la prenais pour aller chez des fournisseurs dans un rayon d’une trentaine de kilomètres. Dans notre entourage, quelqu’un nous a fait essayer à tous les deux une Renault Megane EV60. Par son confort général et son calme, c’est cette voiture qui nous a convaincus de passer à l’électrique ».

Le modèle était donc tout désigné pour remplacer la Mazda 3 essence du couple : « On connaissait cette voiture qui avait aussi pour elle d’être fabriquée en France. C’est une très mauvaise expérience en concession qui nous a fait renoncer à ce modèle. Nous tenions à avoir le pré-conditionnement de la batterie. Trop de commerciaux chez Renault ne savent même pas que cette fonctionnalité est possible sur cette voiture. La marque a de bonnes électriques adaptées à plein d’usages, mais elles sont mal vendues par défaut d’explications ».

Il a donc fallu trouver un autre modèle répondant au cahier des charges : « Nous voulions une voiture électrique d’occasion relativement compacte, avec une autonomie suffisante pour ne pas avoir à nous arrêter trop souvent ni devoir attendre trop longtemps aux bornes, pas de SUV, et au moins fabriquée en Europe si ce n’est en France. Il n’y avait pas vraiment beaucoup de candidates à l’arrivée répondant à tous ces critères. Pour nous, il ne restait plus que la Cupra Born que nous avons préférée à la Volkswagen ID.3 pour des raisons esthétiques ».

Parcours du combattant en concession Cupra

Chez Cupra, les discussions ont aussi été compliquées : « Ça s’est fait en trois temps. Nous avions a priori trouvé notre modèle idéal avec une Born de 2022, bleue comme nous le voulions, et avec une batterie de 59 kWh nets. Le concessionnaire s’était engagé à ce que l’état de santé SoH de la batterie soit au minimum à 95 %. Pour nous, c’était essentiel afin de disposer pendant au moins quatre ou cinq ans d’une autonomie suffisante pour effectuer des trajets de l’ordre de 400 km sur autoroute avec un seul arrêt d’au maximum vingt minutes ».

À l’achat le 1ᵉʳ septembre 2025, pas moyen d’obtenir le SoH : « Chaque fois que nous en reparlions, la discussion avec le vendeur repartait sur un autre sujet. Ce qui fait que nous avons fini par arriver à la maison avec cet exemplaire, sans connaître la valeur du SoH de sa batterie. Nous avons donc dû la réclamer et apprendre qu’elle n’était que de 91 %, puis essuyer devant notre refus un discours difficilement entendable de la part du responsable de la concession. On sentait nettement que ça ne l’intéressait pas de vendre des VE. Il disait ne pas comprendre notre exigence, que le SoH peut être à 70 % un jour et plus de 90 % un autre ».

Nicolas a su trouver les bons arguments : « Je lui ai dit que, par exemple, si je voulais une voiture rouge, il n’avait pas à comprendre pourquoi je la voulais rouge. Et que, si le SoH n’est pas une donnée fiable, pourquoi s’engager sur une valeur et en faire un argument pour assurer que la batterie est en bon état ? Comme je suis resté courtois face à lui, il n’avait pas d’autre choix que de trouver une solution. En attendant, nous avons roulé gratuitement pendant deux mois avec ce premier exemplaire dont le compteur s’est incrémenté de 5 500 km ».

Contents après un arrangement satisfaisant

Dans le même bleu foncé et avec une présentation intérieure identique, la concession a proposé un autre exemplaire de Cupra Born : « De 2023, elle avait en revanche la batterie supérieure de 77 kWh et un pack la dotant de la conduite semi-autonome de niveau 2. Nous perdions les sièges chauffants à l’avant, mais avec le pré-conditionnement de l’habitacle via smartphone, ça ne nous a pas gênés. Il nous était demandé 4 000 euros de plus, ce que j’ai discuté, car je trouvais déjà que le prix de départ était un peu trop élevé, et nous n’étions en rien responsables de la situation ».

Un arrangement a finalement pu être trouvé : « Ça faisait déjà deux mois que je roulais avec le premier exemplaire et la concession était débordée de demandes pour le leasing social. Finalement, ma proposition d’un surcoût réduit à 2 500 euros a été acceptée. Ce qui fait que nous avons obtenu cet exemplaire doté d’une meilleure autonomie à 26 500 euros. Avec le recul, cette expérience pas très positive avec la concession a été effacée par une voiture dont nous sommes contents et que nous avons obtenue à un tarif satisfaisant ».

D’une à trois fois par mois, cette Cupra Born est utilisée pour des week-ends jusqu’à plus de 400 km de Rochefort : « Nous allons régulièrement à Saint-Jean-de-Luz, Toulouse et Lorient. En comptant l’aller-retour et les déplacements sur place, on dépasse souvent les 1 000 km. En prenant l’autoroute, c’est là que nous apprécions le mieux la conduite semi-autonome de niveau 2, très relaxante. Sur les routes secondaires, le dispositif fait correctement son travail, mais il faut être davantage attentif, notamment en arrivant sur les ronds-points où la vitesse peut être excessive ».

L’entourage est bluffé

Nicolas ne regrette franchement pas d’avoir pris une Cupra Born : « Silencieuse, cette voiture apporte un véritable agrément de conduite. Très douce dans les bouchons en ville, elle est capable d’accélérer franchement sur les petites routes de montagne. Elle doit sa sportivité à l’excellente réponse de son moteur, mais aussi au comportement de son châssis. Le point faible de cette voiture, c’est clairement son système d’infodivertissement pas très intuitif et au processeur sous-dimensionné ».

Concernant ce dernier point, ce n’était pas une surprise : « Nous le savions avant d’acheter cette voiture et on utilise Android Auto pour compenser. À un moment, nous avions pris ABRP Premium pour planifier nos déplacements. Nous n’en avons plus vraiment besoin maintenant. Ce que je pense essayer prochainement, c’est la fonctionnalité Plug & Charge dans les stations Powerdot. Pour l’instant, j’utilise encore le badge ou l’appli smartphone ».

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Notre lecteur s’amuse : « Quand nous sommes passés à l’électrique, beaucoup de personnes dans notre entourage étaient sceptiques. Elles ont toutes été passagères à un moment ou un autre dans notre voiture, se rendant compte comment c’est facile et agréable de voyager en VE : ‘C’est comme une voiture à essence mais c’est silencieux’. C’est marrant de voir nos amis changer d’avis concernant l’électrique alors que nous ne cherchons pas à les convaincre. Un collègue s’est même demandé, au bout de 20 ou 30 km, pourquoi notre Cupra Born était si silencieuse ».

Une Renault Zoé à 110 euros par mois

Au début, il n’y avait pas de deuxième voiture dans le foyer : « Pour aller travailler, je prenais ma moto Honda NC750X. Il pleut cependant beaucoup en Charente-Maritime. C’est pourquoi, bien que conservant mon deux-roues, j’ai pris une Renault Zoé 52 kWh qui assure à moindre frais mes trajets quotidiens. C’est un modèle R110 de 2021 en version Business et sans port CCS qui est revenu d’une flotte d’entreprise avec 70 000 km au compteur. Reçue en février 2026, elle en a maintenant 76 000 ».

Pour cette voiture, Nicolas a préféré passer par une LOA : « Je l’ai pour trois ans avec un kilométrage de 36 000 km sur la durée. En décembre 2025, quand j’ai commencé à rechercher un exemplaire intéressant, on me proposait des loyers à 150-160 euros. Renault disait ne pas avoir de problème pour placer ses anciennes Zoé, mais je savais bien qu’il y en avait plein à attendre. J’ai donc été patient, profitant d’une journée portes ouvertes pour obtenir la mienne à 110 euros par mois comprenant l’extension de garantie, après un versement de 1 900 euros ».

La Renault Zoé de Nicolas
La Renault Zoé de Nicolas

Que pense notre lecteur de ce VE ? « C’est une très bonne voiture pour mon utilisation, très pratique. Ce n’est cependant pas une électrique exceptionnelle et je n’en suis pas passionné. Ce qui m’intéressait, c’est qu’elle fasse le travail. Aujourd’hui, il n’est pas envisageable pour moi de revenir au thermique : je ne vois aucune raison de le faire. À moins qu’on me donne une Porsche 911 ». À prendre comme une boutade !

Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Nicolas pour son excellent accueil, sa réactivité et son très intéressant témoignage proposé après notre appel à retours d’expériences auprès de nos lecteurs.

Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.

Avis de l'auteur

En 2026, il est sidérant d'entendre encore que des concessionnaires ne connaissent pas les voitures électriques qu'ils proposent, et même qu'ils n'aiment pas en vendre. Dans quel monde vivent-ils ? N'ont-ils pas compris que cet été a clairement annoncé ce vers quoi nous nous dirigeons en raison du dérèglement climatique ? Ce n'est pas sans raison que des passionnés d'automobile et de sport automobile en viennent à l'électrique. L'agrément, certes ; les économies, aussi ; mais pour beaucoup, les raisons environnementales sont au centre de leur conversion. C'est bien le cas pour Nicolas et sa compagne, et rejoint ma propre démarche personnelle. Ce qui est en particulier intéressant dans ce témoignage, c'est le choix du forfait illimité d'Octopus pour recharger les voitures électriques à la maison et en itinérance. Pour les gros rouleurs, ça semble aujourd'hui être une aubaine. D'autres lecteurs ont-ils également fait ce choix ? Si oui, n'hésitez pas à nous dire dans les commentaires ce que vous en pensez. Ce n'est pas indiqué dans l'article, mais Nicolas a remarqué que sa Cupra Born n'est pas rapidement identifiée comme une voiture électrique. Son look sportif et sa rareté y sont certainement pour beaucoup. Les Tesla, Renault Zoé et Volkswagen ID.3 surprennent beaucoup moins désormais.

Philippe SCHWOERER

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