Les stations Ionity et Total sont-elles à la hauteur de la Hyundai Ioniq 5 ?


Hyundai Ioniq 5

Alain Fournier a voulu vérifier sur 3 100 km la puissance de recharge ultrarapide de sa nouvelle voiture électrique, une Hyundai Ioniq 5, reçue en septembre dernier.

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Notre interviewé n’est pas un inconnu. Nous lui avions déjà donné la parole, il y a un peu plus de 2 ans, après son périple de 8 000 km en Hyundai Kona électrique pour rejoindre Moscou. « J’ai conservé 2 ans ce véhicule, pour un total de 80 000 km réalisés sur la période », commente Alain Fournier.

Il est par ailleurs à l’origine du Transylvanie Electric Tour auquel il n’a pas pu participer. Lors de ses longs trajets, il en profite pour tester les réseaux de recharge ouverts sur son passage.

Avec la Hyundai Ioniq 5 dotée d’une puissance de ravitaillement électrique jusqu’aux environs de 225 kW, ce sont les stations Ionity qu’il avait dans le viseur. Mais aussi les chargeurs ultrarapides de TotalEnergies quand il s’en présentait. Pour cette aventure, notre interlocuteur a bénéficié d’une petite enveloppe de la part de son concessionnaire Hyundai Euromab installé à Vichy, dans l’Allier.

Du Kona à la Ioniq 5

« J’apprécie les modèles de Hyundai. Et plus encore la qualité de service de la marque. C’est important quand on roule dans une voiture très récente, surtout si elle est électrique. Mes demandes ont toujours été satisfaites. Le constructeur a également très bien géré le problème rencontré sur les batteries du Kona. Le pack du mien a été rapidement et intégralement remplacé », apprécie Alain Fournier.

« J’ai essayé la Ioniq 5 il y a 3 ou 4 mois. Au bout de quelques semaines, j’ai passé ma commande à partir d’une proposition intéressante formulée par la concession. Nous étions en août. Je n’ai pas rencontré de difficultés à revendre mon Hyundai Kona. Ma nouvelle voiture électrique est arrivée le 14 septembre 2021, en finition de milieu de gamme Creative avec le pack 73 kWh », détaille-t-il.

Une consommation plus élevée

« J’évalue à 2 kWh le surplus de consommation de la Ioniq 5 plus lourde que le Kona électrique. Avec ce dernier, j’avais une moyenne de 15-16 kWh aux 100 km. Les chiffres s’élèvent à 17-18 kWh/100 km avec la nouvelle voiture dont le compteur affiche désormais 6 000 km. À noter qu’ils étaient plus hauts encore au tout début, autour de 20 kWh », chiffre Alain Fournier.

Lors de son périple de plus de 3 000 km, il s’est permis une échappée dans le Pays basque. « Je voulais tester les capacités de la Ioniq 5 sur les routes sinueuses de montage. Je n’ai pas été déçu de son comportement. Sans procurer de sensation de roulis, elle se montre très confortable aussi dans ce contexte. La puissance de freinage est bien adaptée aux performances du véhicule », rapporte-t-il

Bien lire la notice

« On ne lit sans doute jamais suffisamment les notices. C’est en feuilletant celle de la Ioniq 5 que j’ai découvert ses 6 niveaux de régénération à sélectionner grâce à 2 palettes derrière le volant. Les 2 derniers sont associés au système i-Pedal. Avec lui, plus besoin d’appuyer sur la pédale des freins pour s’arrêter », a découvert Alain Fournier.

« Il y a aussi un mode automatique avec lequel le véhicule gère seul le freinage et la puissance de la régénération en fonction de la circulation. C’est très important de sélectionner la configuration qui correspond le mieux à sa propre conduite », informe-t-il.

« La Ioniq 5 sait lire les panneaux de limitation de vitesse et adapter son allure. Que ce soit sur autoroute ou sur les nationales et départementales », poursuit-il.

Jusqu’à 220 kW de puissance de recharge

En partant du Cher où il réside, notre interlocuteur s’est arrêté pour recharger sur l’aire de service du Centre de la France de Bruère-Allichamps sur l’A71, puis au Mans, à Poitiers, Bordeaux, Bayonne, Pau, Agen et Limoges. À chaque fois, il a branché sa Ioniq 5 sur un chargeur ultrarapide Ionity. Sauf à Bordeaux, où il s’est arrêté chez TotalEnergies, Aire de l’Estalot.

« La plupart du temps, j’ai rechargé de 20-30 % d’énergie dans la batterie à un peu plus de 80 %, en arrêtant volontairement l’opération avant que le flux décline de façon importante. Sur les stations Ionity du Mans, de Poitiers (aire de Jaunay-Clan sur l’A10), de Bayonne, de Pau et d’Agen, j’ai observé des puissances de recharge conformes aux annonces de Hyundai, entre 210 et 220 kW », témoigne Alain Fournier.

Des problèmes dans 3 stations

Si l’utilisateur de la Ioniq 5 est satisfait de pouvoir annoncer de bons résultats, son voyage a aussi été ponctué de 3 situations anormales, au début, au milieu et en fin de parcours.

« Dès la première recharge, j’ai rencontré un problème. C’était à l’aire de service du Centre de la France. Là, la puissance n’a pas dépassé 99 kW. Il y avait sur place des collaborateurs de chez Renault qui n’arrivaient pas à débloquer la borne pour une Mégane », remonte-t-il. « Près de Limoges, alors que j’étais seul sur l’aire de Boismandé et sous la pluie, la puissance est restée sous les 130 kW », ajoute-t-il.

« Mais la pire situation, c’est chez TotalEnergies que je l’ai rencontrée, avec un plafond à 65 kW. Je suis retourné il y a 15 jours à l’aire de l’Estalot : les 5 bornes étaient en panne, sans assistance possible », déplore-t-il.

18 minutes de 20 à 80 %

« Lorsque les chargeurs à haute puissance fonctionnent correctement, il ne faut pas plus de 18 minutes pour retrouver 50 kWh d’énergie dans la batterie, en passant de 20 à 80 % de sa capacité. C’est si rapide qu’à la première recharge qui a bien fonctionné, ma femme qui m’accompagnait a été très étonnée que nous repartions rapidement », s’amuse Alain Fournier.

Avec la Ioniq 5, les clients de Hyundai bénéficient d’un tarif privilégié sur les bornes Ionity du fait de la participation du constructeur à ce réseau de recharge. « La tarification est au temps : 0,29 €/min. Mes 3 100 kilomètres m’ont coûté moins de 50 euros d’électricité. Et ce, grâce à la recharge ultrarapide », a-t-il calculé.

Il recommande la Hyundai Ioniq 5

« Personnellement, je conseillerais la Hyundai Ioniq 5. C’est un modèle intéressant pour qui veut rouler en voiture électrique en effectuant régulièrement de longues distances », évalue notre interlocuteur.

« La recharge ultrarapide change véritablement la façon de vivre les longs déplacements. On ne calcule plus vraiment les étapes et on fait moins attention aux kilomètres parcourus. On s’arrête un peu quand on veut, et on peut se brancher à peine plus de 10 minutes, le temps de prendre un café », schématise-t-il.

« Il y a cependant un point que j’aimerais éclaircir concernant le véhicule. Avec mon niveau de finition, je n’ai normalement pas accès à la fonction V2L qui permet de recharger une autre voiture électrique ou d’alimenter des appareils externes. C’est réservé au haut de gamme Executive. Les menus du système de mon exemplaire laissent penser le contraire. Je n’ai cependant pas le connecteur nécessaire pour effectuer l’essai. C’est en débat avec mon concessionnaire », conclut-il.

À lire aussi Hyundai Ioniq 5 : la voiture électrique idéale pour les vacances ?

Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup, pour son témoignage très intéressant, Alain Fournier. Il nous a spontanément proposé son retour d’expérience alors que nous discutions de son rôle fondateur dans le Transylvanie Electric Tour.


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