Témoignage - Voilà comment la MG4 de Jérôme va l'aider dans sa reconversion professionnelle après un licenciement

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La MG4 de Jérôme
La MG4 de Jérôme

L’intelligence artificielle est en train de bouleverser le monde du travail. Ancien manager en centre d’appel, Jérôme en a déjà fait les frais. Il poursuit de front deux pistes professionnelles dans lesquelles sa MG4 Luxury V2 de 2024 devrait avoir un rôle au lancement. Au passage, il nous livre quelques appréciations sur sa polyvalente branchée.

Préférée à la Megane E-Tech

La MG4 est pour Jérôme sa première voiture électrique : « Avant, j’avais une Renault Fluence diesel achetée en 2010 ou 2011. À l’époque, je vivais en appartement et parcourais de l’ordre de 2 500 km par mois. C’est pourquoi je ne m’étais pas posé la question de passer à l’électrique. Ma situation a changé quand j’ai déménagé dans les environs de Douai. Avec 250 000 km au compteur, de premiers gros frais réalisés dont le remplacement de l’embrayage, et la perspective d’autres réparations à programmer, il me fallait changer de voiture ».

L’électromobilité pouvait alors être envisageable pour lui : « Il m’était devenu possible de brancher une voiture électrique que j’espérais pour faire des économies et pour l’agrément de conduite. J’ai hésité entre la Renault Megane E-Tech et la MG4. En me renseignant, j’ai découvert que pour avoir le même niveau d’équipement, il m’aurait fallu mettre 10 000 € de plus avec la Megane. C’est pourquoi je n’ai essayé que la MG4. Elle m’a convaincu ; avec elle, c’était parti pour l’électrique. Reçue à l’été 2024, j’ai déjà parcouru avec elle plus de 50 000 km ».

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Malgré ce fort kilométrage effectué en moins de deux ans, la polyvalente est à disposition grâce à une LOA : « Le contrat porte sur cinq ans. Pour 120 000 km compris sur la durée, les loyers mensuels sont de 330 € après un apport personnel de 1 500 €. À l’époque, elle valait dans les 39 000 €. Sa valeur résiduelle sera de 15 000 €, sans doute bien plus élevée que le prix de l’occasion en août 2029 à la fin de la LOA. C’est pourquoi je pense que je rendrai la MG4 à ce moment-là ».

Excellent rapport coûts/prestations

Quand il était encore salarié, Jérôme utilisait au quotidien sa MG4 pour rejoindre son lieu de travail : « Il était à 50 km de chez moi, ce qui faisait donc 100 km par jour, avec pour moitié de l’autoroute. Je trouve que dans les médias, et en particulier sur Automobile Propre, la consommation de cette voiture est trop injustement décriée. Avec cette utilisation, j’ai plutôt relevé 13-13,5 kWh/100 km la plupart du temps, pouvant grimper à 16-17 l’hiver. En comptant les autres déplacements, je parcourrais environ 20 000 km par an ».

Conso de la MG4 de Jérôme
Conso de la MG4 de Jérôme

Pour obtenir ces consommations, notre lecteur de 52 ans pratique l’éco-conduite : « Je le fais depuis que j’ai obtenu le permis en 2010. Constamment en mode Eco même si je ne suis pas sûr que ça apporte vraiment grand-chose, j’utilise le One-Pedal en ville, n’accélère pas brutalement, et roule à l’anticipation pour favoriser la régénération. En revanche, je vais jusqu’aux limitations : 80 km/h sur la route et 130 sur l’autoroute ».

S’il met l’espace à bord en point positif, il place avant cela un autre avantage : « Grâce aux consommations maîtrisées, à ses loyers accessibles et à la possibilité de recharger chez moi aux heures creuses, j’estime que la MG4 présente un excellent rapport coûts/prestations. A la maison, j’ai fait moi-même l’installation de la box 7 kW en suivant bien le protocole. Je peux brancher n’importe quand : grâce à la programmation au niveau de la voiture, la charge démarre à 22 h 02 pour profiter du tarif des heures creuses, et s’arrête à 80 % d’énergie dans la batterie ».

ABRP et Ionity

En négatif, Jérôme souligne la recharge rapide : « Je la trouve globalement un peu lente, car la puissance maximale de 140 kW ne tient pas longtemps. Il faut donc compter 27 minutes pour recharger de 10 à 80 % la batterie de 64 kWh. Je n’hésite pas à voyager loin avec ma MG4, par exemple à Avignon ou en Gironde. Pour mon tout récent voyage en Espagne à Gérone, à 1 200 km de chez moi, je me suis arrêté cinq fois pour recharger. Globalement, ça se passe en général très bien : pas de problème avec le voiture ».

C’est du côté de la recharge que ce n’est pas toujours simple : « Comme la voiture n’a pas de planificateur, j’utilise ABRP. J’ai fait le choix de prendre un abonnement chez Ionity pour disposer d’une meilleure tarification, mais il y a beaucoup de bornes qui ne fonctionnent pas ou pas bien sur ce réseau. C’est pire chez Shell où je n’irai plus : démarrer la charge est déjà parfois problématique, mais en plus la dernière fois il a fallu que j’appuie sur le gros bouton rouge parce qu’il était impossible de débrancher le câble ».

Notre lecteur cherche désormais de meilleures solutions pour recharger sur les bornes rapides : « Chez Carrefour, c’est bien, mais ça revient cher. Pas loin de chez moi, j’ai un chargeur Izivia qui me dépanne bien au McDo. Pour mes prochains voyages, je vais sans doute abandonner Ionity pour Electra ou Atlante. Une fois seulement je suis tombé sur une station où toutes les bornes fonctionnelles étaient occupées, mais je n’ai pas eu plus de dix minutes à attendre pour pouvoir brancher ma MG4 ».

Pas simple la première recharge en Espagne

Sa plus mauvaise expérience de la recharge, c’est en Espagne que Jérôme l’a connue : « J’ai eu l’impression de revenir dix ans en arrière. C’était il y a deux semaines environ sur une borne du réseau Endesa à trois kilomètres du camping où je m’étais installé dans les environs de Gérone. Il a fallu scanner un QR Code, télécharger une appli, fournir une copie d’une pièce d’identité et attendre l’autorisation pour la carte bancaire. Le prix du kilowattheure était à 0,41 €. Pour ce voyage, j’ai parcouru 2 700 km en tout avec la MG en comptant l’aller-retour ».

Sur les bornes de recharge DC, notre lecteur n’a pas été directement confronté aux câbles sectionnés pour les voler : « À Douai, le problème est toutefois déjà là, sur les chargeurs Powerdot installés sur les parkings des trois supermarchés Match. Sur l’un des sites, c’est arrivé il y a six mois environ et les câbles n’ont toujours pas été remplacés. Chez Ionity, j’ai déjà vu des câbles avec un autocollant indiquant qu’ils sont tracés GPS ».

La MG4 attire pas mal la curiosité : « Je discute beaucoup avec les gens. Leur première question porte le plus souvent sur l’autonomie. Je leur réponds que c’est vrai qu’au début on a tendance à s’en inquiéter, à regarder régulièrement ce qu’il reste, mais à l’usage on finit par ne plus s’en préoccuper. Une fois, un joggeur qui passait devant chez moi est venu sonner à ma porte pour savoir ce que je pensais de ma voiture électrique. On entend toujours malgré tout les mêmes bêtises du style les essuie-glaces vont vider la batterie de traction ».

Des pistes pour rebondir

Maintenant qu’il a perdu son emploi avec effet en février 2026, Jérôme a cherché des pistes pour rebondir : « Dans les centres d’appel, l’IA remplace de plus en plus les opérateurs. Comme manager, j’ai pu profiter d’un programme de départ aidé. Désormais, je n’ai plus du tout envie d’être salarié. Avec ma MG4, j’ai commencé à effectuer de petites livraisons de courses, ce qui rend service à des personnes âgées. En même temps, ça fait rentrer un peu d’argent. Il existe pour cela des plateformes de co-transportage ».

La MG4 de Jérôme
La MG4 de Jérôme

Cette activité pourrait même permettre de payer les loyers de la MG4 : « Avec deux livraisons par jour, on peut espérer gagner entre 300 et 400 euros par mois. Au bout de deux cents livraisons faites, j’ai regardé ce que je pourrais faire d’autre, et petit à petit deux autres idées ont commencé à faire leur chemin : devenir électricien installateur de bornes de recharge, et chauffeur VTC. Mon compte CPF étant plein, je pouvais donc me lancer dans des formations pour y parvenir ».

La première piste est celle d’électricien : « C’est au départ une idée que j’avais en tête depuis longtemps, avant même de rouler en voiture électrique. N’ayant pas de diplôme, je suis un autodidacte. Après mon divorce, j’ai acheté une maison dans laquelle il y avait des rénovations à faire. Mon premier travail d’électricien a donc été de refaire le tableau électrique de mon domicile. Plus tard, j’ai installé la borne de recharge ».

Sécuriser les fins de mois

Quelques dates jalonnent déjà le premier projet : « Je vais passer mon CAP d’électricien en mai 2027, ensuite je pourrai me consacrer à la qualification IRVE. Ayant remarqué que ces travaux sont habituellement facturés très cher, je compte me faire une niche en cassant les prix, ce qui rendra accessible à plus de gens l’installation d’une borne de recharge. Auparavant, il faudra que je fasse bien mon calcul de rentabilité. En fait, ces livraisons de courses que je fais aujourd’hui me permettent de financer le matériel pour ma reconversion ».

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La MG4 devrait donc être exploitée pour les premiers chantiers, mais pas seulement : « Pendant ma formation d’électricien, je vais avoir un jour sur deux de libre : de quoi d’exercer en parallèle une activité de VTC. En cas de manque de chantiers une fois installé comme électricien, ça devrait me garantir des revenus à la fin du mois. Fin juillet prochain, je vais passer mon examen pour le service de transport de personnes. Je compte là aussi commencer avec la MG4, ce que me permet mon contrat de LOA ».

Jérôme cible une clientèle particulière : « Je ne compte pas faire les sorties de boîte de nuit avec les risques que ça comporte, notamment en dégradation du véhicule. Je pense surtout à transporter ceux qui en journée ont besoin de rejoindre une entreprise ou d’en repartir. Par la suite, je compte prendre une voiture plus adaptée à mes deux activités, avec davantage de place pour transporter du matériel quand je serai électricien, et de confort pour les personnes quand je serai VTC. Je vais voir avec ma banque et me renseigner sur les aides à ma disposition. Comme modèles, j’ai par exemple pensé aux Tesla Model Y et Xpeng G6 ».

Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Jérôme pour son excellent accueil et son témoignage qu’il nous a proposé après notre appel à retours d’expériences.

Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.

Avis de l'auteur

Rebondir professionnellement en exploitant sa voiture électrique quand les fins de mois sont difficiles, voilà encore une expérience qui me parle. Pendant sept ans, ma Citroën C-Zero a servi à distribuer le Ouest-France (petit lien vers une ITW OF) dans ma commune alors que je me suis retrouvé seul du jour au lendemain à m'occuper de mes enfants. Environ 400 euros par mois auxquels ajouter 140 euros de frais kilométriques qui ont permis de dépasser une situation pas simple. Si je n'avais pas eu cette citadine électrique à ce moment-là, je n'aurais pas pu le faire. L'idée me paraît plutôt bonne de mêler les activités d'électricien installateur de bornes de recharge et de chauffeur VTC : elles peuvent effectivement être menées de front, en s'investissant davantage dans l'une quand avec l'autre c'est calme. Dans quelques années, quand Jérôme aura passé la vitesse supérieure avec une voiture électrique plus adaptée aux deux missions, ça pourrait être intéressant de prendre de ses nouvelles. De notre discussion téléphonique qui a duré un bon moment est née pour moi l'envie de tester cette MG4 en appliquant mes propres habitudes d'éco-conduite dynamique centrée sur la roue libre, histoire de voir s'il y a possibilité d'obtenir au quotidien de meilleurs chiffres que ces 13 kWh/100 km.

Philippe SCHWOERER

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