Après 17 000 km en un an en BMW iX1 à la LOA imbattable, Philippe nous raconte son quotidien

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Le BMW iX1 de Philippe
Le BMW iX1 de Philippe

Au moment de passer à une seule voiture dans le foyer, Philippe et sa femme ont fait le choix de l’électrique avec le BMW iX1 mis en concurrence avec d’autres modèles comme le Renault Scenic E-Tech, les Volkswagen 1D.3 et ID.4, et le Skoda Elroq.

Évolution de la mobilité dans le foyer

Il y a encore quelques années, la situation était très différente chez notre retraité de l’informatique : « Ma femme avait une Mini Cooper quand j’ai voulu adopter une voiture hybride simple en faisant le choix du Kia Niro. Je ne souhaitais pas son concurrent chez Toyota dont je trouvais à l’usage la transmission trop bruyante. Je n’ai pas été satisfait du Niro à cause d’un moteur sous-dimensionné qui se montrait très bruyant dans les côtes : ça rétrogradait sans cesse dans ces conditions ».

C’est finalement Madame qui a commencé avec l’électrique : « Elle a remplacé il y a quatre ans sa Mini par une Peugeot e-208. À l’usage, nous nous sommes aperçus que nous n’avions plus vraiment besoin de deux voitures. Ma femme aurait souhaité un modèle hybride rechargeable. J’ai fait le tour des concessionnaires autour de chez nous pour étudier leurs offres et effectuer quelques essais. Avec le même apport pour une LOA sur quatre ans et 60 000 km en tout, ils étaient quasiment tous cent euros plus chers environ que BMW ».

Avec une exception tout de même : « La Mini Countryman électrique du même groupe était un peu en dessous mais ma femme n’appréciait pas l’assise dans les sièges de cette voiture. Nous avons eu la possibilité d’essayer sur un long trajet le BMW iX1, de Versailles où nous sommes jusqu’à Chartres, par l’autoroute à l’aller puis les nationales au retour. Déçu du comportement du Kia Niro hybride sur l’autoroute, je tenais absolument à pouvoir observer le SUV électrique allemand dans les mêmes conditions. Ce n’est pas en faisant le tour du quartier qu’on découvre une voiture ».

Essai sur un aller-retour de 180 km

C’est la fin de la LOA pour la Peugeot e-208 qui a sonné l’heure du passage à une seule voiture dans le foyer. La proposition alléchante de la concession BMW à Vélizy pour l’iX1 est tombée au bon moment : « Dans l’offre de base, les loyers mensuels étaient à 390 euros. En incluant quelques options, dont l’assurance contre les pertes financières, nous avons signé pour des versements de 440 euros. Pas besoin d’inclure l’entretien : à raison d’un tous les deux ans, ce n’était pas intéressant ».

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L’essai sur une longue distance a été réalisé à deux : « Auparavant, j’avais déjà eu l’occasion d’effectuer un petit tour sans ma femme. Lors de notre aller-retour de 180 km jusqu’à Chartres, il ne faisait pas très chaud. Ce qui m’a permis d’observer la consommation dans ces conditions et d’apprécier le confort. Dans son ensemble, le BMW iX1 nous a plu, aussi pour les reprises et les aides à la conduite. Nous n’avons pas ressenti de points perfectibles concernant ce modèle lors de cet essai. En amont, j’avais pu m’apercevoir en visionnant des vidéos sur Internet que cette voiture correspondait à nos envies ».

Désormais, c’est donc le BMW iX1 reçu en juillet 2025 qui assure tous les besoins en déplacements pour le foyer. Un an plus tard, son compteur affiche plus de 17 000 km : « Pour la recharger, nous utilisons la prise renforcé Green’Up que nous avions déjà pour la Peugeot e-208. Comme nous avons le tarif Tempo à la maison, je limite l’opération à la tranche 22h00-6h00, quitte à étaler sur plusieurs jours le retour à un bon niveau d’énergie dans la batterie. Ce qui est facilité par la possibilité de programmer la recharge depuis l’appli smartphone ».

Peu de temps perdu en recharges

Le BMW iX1 eDrive20 (entraînement par les roues avant) de Philippe sert aussi pour des voyages assez lointains : « Notre plus grand déplacement a été de nous rendre à Canet-en-Roussillon [NDLR : A environ 850 km de Versailles] en passant par Clermont-Ferrand. Nous avons fait le choix d’étaler le trajet sur deux jours. On adapte beaucoup nos voyages à la voiture électrique. Pour aller voir notre fils à Dax [NDLR : A environ 700 km], je perds tout au plus 10-15 minutes sur le trajet en respectant les limitations de vitesse ».

Aller à Lacanau, à presque 600 km, se fait aussi dans la journée : « En partant de la maison avec 95 % d’énergie dans la batterie, nous avons besoin de deux arrêts pour la recharge. Le premier c’est pour déjeuner, et l’on refait une recharge de dix minutes plus loin. On ne perd vraiment pas de temps, la régénération s’effectuant relativement vite avec une puissance qui va jusque dans les 120 kW au maximum. Sur les longs trajets, je m’arrête en règle générale toutes les deux heures ».

Notre lecteur exploite différentes aides à la conduite : « En ville, avec beaucoup de feux rouges, je vais utiliser le One-Pedal. Lorsque c’est possible, par exemple sur autoroute, je roule avec le régulateur adaptatif. Si ce n’est pas le cas, je me sers du mode Adaptatif que je situe entre le One-Pedal et le régulateur. Avec lui, la voiture se met en roues libres si je lâche l’accélérateur, mais freine d’elle-même quand le véhicule devant s’arrête. C’est un système efficient et bien au point. Si j’ai le planificateur actif, l’iX1 va ralentir de lui-même à l’approche des virages prononcés. C’est assez agréable ».

Observations dans les stations

Au début, lors de ses longs déplacements, Philippe a un temps essayé de privilégier la recharge dans les stations Ionity : « Avec le iX1, BMW nous avait offert une réduction valable un an chez cet opérateur. Lors de nos besoins d’arrêts, s’il y avait une station Ionity dans un rayon de 10 à 20 km, je pouvais la privilégier. Autrement, ça n’est pas vraiment intéressant, par exemple s’il faut y passer et qu’il reste encore 40 % d’énergie dans la batterie, car la puissance de recharge va vite décliner ensuite. Je ne suis pas sûr de conserver Ionity. Je compte plutôt passer à Electra ».

Notre lecteur a un principe : « Dans les stations, à 80 %, je débranche, sauf exceptionnellement et s’il n’y a personne. C’est triste à dire, mais combien ai-je vu de VE garés sur des places dédiées sans recharger, parfois même sans câble branché. Certains le font en ville pour se balader. Avec une appli comme celle de BMW, c’est facile de savoir où en est la recharge. Ce n’était pas le cas avec la Peugeot e-208. Des voitures chargées à 100 %, j’en vois régulièrement chez Lidl, Leclerc et McDo ».

Mais heureusement l’électromobiliste francilien a peu rencontré de problèmes de recharge : « Nous ne sommes jamais tombés sur des bornes avec des câbles coupés. Comme nous évitons de partir les jours chargés, nous n’avons dû qu’une fois rejoindre la station suivante parce que celle où nous venions d’arriver était saturée. Il faudrait changer ce système des grands départs qui risque de poser des problèmes d’attente à l’avenir. À moins d’une généralisation du 800 V pour des temps de recharge de pas plus de 10-15 minutes ».

12,5 kWh/100 de moyenne à Lacanau

Cet engorgement potentiel aux bornes de recharge, Philippe le voit aussi venir dans les villes : « Comment ça va se passer si on électrifie tout le parc ? La ville de Versailles, par exemple, n’est pas bien équipée pour cela. J’ai des amis dans des copros : pour eux c’est compliqué. Ca démarre avec une offre, mais qui va changer dans le temps et devenir bien moins intéressante. C’est à cause de tout cela que bien des gens ont du mal à passer à la voiture électrique. Dans bien des cas, la recharge reste un véritable frein ».

Combiné d'instrumentation du BMW iX1 de Philippe
A l'écran du système d'infodivertissement du BMW iX1 de Philippe
Statistiques pour le BMW iX1 de Philippe

Parmi les points très appréciés par notre lecteur concernant son BMW iX1, il y a toute la partie connectée : « L’appli est vraiment au top, on peut même enregistrer les tarifs des recharges, avoir un historique des consos et des histogrammes dans tous les sens. Je sais ainsi que depuis que nous avons cette voiture électrique, nous avons une conso moyenne de 17,5 kWh/100 km. Sur l’autoroute, elle peut vite varier en fonction de la pluie, du vent, notamment de face et de trois quarts, et de la température extérieure ».

Cette sensibilité, l’automobiliste de 69 ans l’a constatée très vite dans ses trajets récurrents par autoroute entre Versailles et Cabourg : « Ça varie de un à deux kilowattheures. J’observe ainsi une conso entre 19 et 21 kWh/100 km. Sur route, on est plutôt à 16. Lors d’un séjour à Lacanau, elle est même descendue à 12,5 pour les huit jours. J’étais en mode Efficient. Il est vrai aussi qu’il y a beaucoup de routes limitées à 70 km/h là-bas, et même moins. Nous avions également des conditions exceptionnelles de température. Je ne me retrouve pas dans les consos parfois excessives observées lors des essais des journalistes ».

Envie de rester chez BMW

L’efficacité de la régénération a impressionné Philippe lors d’un autre séjour : « Nous étions à Annecy. Avant une montée importante, nous avions une consommation moyenne de 15,3 kWh/100 km. Une fois arrivés en haut, elle était passée à plus de 20. Mais en redescendant, les chiffres étaient revenus à 15,3. Comme si le surplus de la conso à la montée avait été intégralement récupéré lors de la descente ».

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Un mot revient régulièrement dans le témoignage de notre lecteur, c’est « Confort » : « Bien sûr, pas au point de celui d’une Citroën C5 Aircross, mais on est vraiment bien dedans. À l’arrière, la banquette ne coulisse pas, mais le dossier peut s’incliner jusqu’à 90 degrés, facilitant le transport d’objets plus volumineux. Le système logiciel est très bien, avec des mises à jour régulières qui démarrent quand on a verrouillé la voiture : c’est simple ».

Quel choix à la fin de la LOA ? « La valeur de rachat étant trop élevée, nous rendrons cette voiture. Peut-être que je reprendrais un BMW iX1 si les tarifs sont intéressants et que le modèle ne prend pas de volume. Au-dessus de 4,50 m de long, ça deviendrait compliqué pour se garer. J’aurais bien aimé 10 kWh de plus pour la batterie, la nôtre ayant une capacité nette d’environ 64 kWh. Peut-on espérer une architecture sous 800 V ? Si je le peux, je resterai chez BMW. J’avais déjà des voitures de cette marque en véhicule de fonction ».

Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Philippe pour son très bon accueil, sa grande réactivité et son témoignage qu’il nous a proposé après notre appel à retours d’expériences auprès de nos lecteurs.

Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.

Avis de l'auteur

Parvenir à une voiture électrique principale bien adaptée au foyer passe parfois par un chemin qui s'étale sur quelques années, commençant avec un modèle hybride rechargeable ou non dont on a vite fait le tour, puis le remplacement de la deuxième voiture par un VE. En l'utilisant au quotidien, la confiance arrive et le véhicule principal devient lui aussi électrique. C'est ce qui s'est passé dans le foyer de Philippe. Ce que l'on remarque une fois de plus ici, c'est qu'avec une liberté intérieure qui permet d'adapter les usages aux spécificités des VE, ça se passe le plus souvent très bien, même pour les longs déplacements qui ne prennent finalement pas beaucoup plus de temps qu'avec un diesel. Notre lecteur se pose en revanche les bonnes questions concernant un report massif à l'électrique, alors que bien des villes n'y sont pas prêtes, et que, quoi qu'on puisse en dire, ce n'est toujours pas simple pour les automobilistes qui vivent en copropriété.

Philippe SCHWOERER

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