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Déjà utilisateur de la marque Citroën du temps de ses voitures thermiques, Tom a enchaîné avec deux électriques ë-C4. De ses longs trajets sont nés quelques bonnes pratiques, observations, idées, mais aussi conversions autour de lui.
À 59 ans, Tom est assistant territorial de bibliothèque dans le Gers : « Tout jeune, j’ai eu une Citroën Ami 8, puis plus tard une Xantia — le top du top –, et une Xsara. Ma dernière thermique a été une C4 Cactus. Je m’intéressais aux électriques déjà depuis longtemps. À un moment, j’ai vu arriver la C-Zero. J’ai eu envie de faire quelque chose à mon niveau pour l’environnement. En 2021, j’ai remarqué l’offre ElectroZen pour une Citroën ë-C4 qui, je le savais, m’apporterait le confort que je souhaitais ».
L’offre avait de quoi séduire : « Elle comprenait quatre ans d’abonnement gratuit pour le badge de recharge Free2Move et la possibilité de louer occasionnellement à tarif préférentiel, par exemple pour les vacances, une voiture thermique. J’avais lu, peut-être sur Automobile Propre, que ce modèle présentait le meilleur rapport qualité/prix de sa catégorie. En déduisant les différentes aides, dont la prime à la conversion pour la destruction du C4 Cactus, ma première Citroën ë-C4 ne m’a coûté que 14 000 € neuve. En bleu turquoise, elle était très sympa ».
Rapidement, notre lecteur a voulu tenter l’aventure en électrique : « Avec 356 km d’autonomie, il y a déjà de quoi faire plein de choses et aller loin. Pour notre premier test, nous sommes allés du côté du bassin d’Arcachon, puis sommes descendus à Bilbao, visiter le musée Guggenheim. J’ai dû brancher sur une borne du réseau Iberdrola. Mais ça n’a pas chargé. Il ne nous restait que 70 km d’autonomie. Heureusement que j’avais un smartphone qui passait en Espagne, ce qui m’a permis de m’inscrire en envoyant une copie de la carte grise du véhicule et d’une pièce d’identité ».
Tom qualifie sa première expérience de long voyage « d’à peine stressante. Sur les autoroutes, en Espagne, on a limité la vitesse à 110 km/h. Pour le retour, nous avons trouvé de façon inattendue une borne dans un village. Quand on planifie de longs voyages, il faut quand même envisager de s’arrêter au bout d’une certaine distance, et même envisager de sortir de l’autoroute pour payer le moins cher. En voyageant les jours creux, je n’ai jamais eu à attendre à une station de recharge. Sauf dernièrement, pour la première fois, car j’ai dû circuler en plein pont de mai ».
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Témoignage : de l’hybride rechargeable à l’électrique, de Peugeot à Renault, Cédric préfère les voitures françaisesNotre lecteur est un véritable fan de Bruce Springsteen : « Le 13 mai 2023, nous sommes montés à l’Arena de Paris – La Défense avec l’ë-C4 pour un concert du Boss. Ça nous faisait 700 km, et on avait prévu de dormir à Limoges. La température extérieure était un peu basse, de l’ordre de 10 °C. On a rechargé chez Tesla, Fastned, Ionity et à l’ancienne station Total de la Défense transformée uniquement pour la recharge : ça venait juste de se faire. Nous avons fait le retour sur la journée. Par rapport à une thermique, nous avons mis deux heures de plus, mais nous sommes arrivés moins fatigués ».
Ce qu’il explique ainsi : « Rouler en électrique, c’est tellement plus souple, et les pauses sont de vraies pauses. Avec cette voiture, nous sommes revenus à Paris en 2024 pour une semaine au moment des Jeux olympiques. Quelle ambiance il y avait à la cérémonie d’ouverture ! Ce voyage a été pour nous une belle parenthèse enchantée. Nous sommes revenus sans souci. Les longs déplacements en voiture électrique, ça se fait bien ».
D’une certaine manière, Bruce Springsteen a été un témoin du passage de relais entre les deux Citroën ë-C4 : « En mai 2024, à nouveau à partir d’Auch, nous sommes allés retrouver le Boss qui devait se produire à Marseille. Nous avions pris un hôtel à Nîmes. Mais le concert a été annulé en raison d’une extinction de voix, et reprogrammé l’année suivante. En 2025, nous avons fait le déplacement en une seule fois, avec 90 minutes de bouchon au niveau de Carcassonne. C’était avec notre nouvelle ë-C4 que nous avions reçue à l’automne précédent ».
Mise en circulation en 2022, elle n’est pas bien plus récente que la précédente : « Avec la première, nous avions parcouru 42 000 km. Quand nous avons eu la seconde en novembre 2024, elle n’avait que 10 km au compteur. Maintenant elle approche de 22 000 km. Je n’ai pas voulu avoir plus d’autonomie, puisque c’est la même, mais j’essaye de changer tous les deux ou trois ans, en tout cas pas au-delà de trois ans. Ainsi, on ne perd pas grand-chose au niveau financier. En outre, j’arrive à bien négocier les prix ».
Tom ne se voit pas prendre aujourd’hui une voiture électrique avec une batterie beaucoup plus capacitaire : « Une voiture dort au moins huit heures dans le garage, puis encore autant sur le parking quand on est au travail. Le week-end, on s’en sert pour aller à droite ou à gauche. Combien fait-on de vrais longs trajets dans l’année ? Deux ou trois. Est-ce que ça vaudrait vraiment le coup d’avoir par exemple une DS N°8 avec une autonomie de dingue et qui coûterait 20 000 à 40 000 € plus cher ? Je préfère une taille en dessous pour la ville, 70 kWh d’énergie, une puissance de recharge qui tient bien les 150 kW, pour un 20-80 % en 20 minutes ».
Sa Citroën ë-C4 ne revient pas bien cher à Tom à l’usage : « Sur 18 mois et pour 22 000 km, j’ai dépensé pour elle très précisément 693,89 €, dont respectivement 192 et 183 € pour les révisions. Le reste, 318,89 €, c’est pour la recharge. Ce qui fait les 100 kilomètres à 1,45 € ». Pour une consommation moyenne fictive de 14 kWh/100 km, ça nous fait le kilowattheure à environ 0,10 € : « En ville, c’est une voiture sobre, et elle n’est pas à la rue sur les longs trajets, sauf de nuit, l’hiver avec le vent de face ».
Ce coût serré s’explique par une habitude toutefois bousculée : « J’ai beaucoup de chance d’avoir un magasin Carrefour à côté de chez moi. J’allais y brancher ma voiture deux à trois fois par semaine. Mais c’est devenu payant au 1ᵉʳ avril dernier. Ils ont pourtant des ombrières solaires sur le parking. D’ailleurs, sur les autoroutes, pourquoi ne pas exploiter ces zones très inclinées entre le grillage et la barrière de sécurité pour amener de l’énergie aux stations de recharge, en particulier pour les aires de repos qui n’en sont pas équipées ».
Tom alerte : « Dans le Massif central, il faut absolument éviter de recharger à la station Atlante de l’aire de Chavanon. À mon passage, j’ai payé 19 €, soit 0,59 € du kilowattheure. Je trouve d’ailleurs scandaleux qu’avec l’augmentation des tarifs des péages de ne pas avoir, comme pour les stations de carburants, des panneaux avec les prix pour comparer. Ce serait bien que cet affichage soit rendu aussi obligatoire pour la recharge des véhicules électriques ».
Notre lecteur a remarqué que « les bornes ne sont pas toutes opérationnelles. À mon dernier passage par une station Total, sur quatre, une était en rade. Je remercie Tesla d’avoir été là au bon moment. Il faut souvent sortir de l’autoroute pour rejoindre les superchargeurs de la marque. Pour des raisons philosophiques, aujourd’hui je n’y vais plus. Ça m’a bien dépanné un temps, mais maintenant les réseaux des autres ne sont pas mal. Globalement, on a un maillage en France de plus en plus correct ».
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Témoignage : Jean-Luc ne jure que par l’occasion pour acheter sa voiture électriqueLorsqu’il recharge, Tom repère facilement ce qui ne va pas : « Les vendeurs de voitures n’expliquent pas ce que c’est, l’électromobilité. Ils devraient donner de bons conseils à leurs clients, par exemple sur le choix des réseaux de recharge et des moyens de paiement. Récemment je suis tombé sur une dame en MG dont le câble ne fonctionnait pas. Sur les voitures du groupe Stellantis, c’est ce qui relève de la connectique qui est un peu à la rue, comme l’application smartphone et le logiciel de gestion du véhicule ».
Notre lecteur a déjà converti à l’électrique une partie de son entourage : « Toute la famille y est passée maintenant. Ma sœur en est à sa deuxième Peugeot e-208 et ma fille à sa deuxième DS 3 E-Tense. Ça permet de comparer les niveaux de prix. À la concession Tressol-Chabrier d’Auch qui propose différentes marques du groupe Stellantis, le vendeur me voit venir chaque année pour une nouvelle voiture. Nous en sommes à dix véhicules achetés chez lui ».
Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Tom pour son excellent accueil et son témoignage qu’il nous a proposé après notre appel à retours d’expériences.
Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.
Philippe SCHWOERER
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