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Quand nous avons donné la parole une première fois à Bruno en septembre 2024, il était devenu électromobiliste depuis moins d’un an avec une Mercedes EQA 250+. A-t-il toujours cette voiture ? Comment la mobilité branchée a-t-elle évolué depuis dans sa copropriété ? A-t-il davantage pris confiance au volant de sa voiture électrique ? A-t-il réussi à convertir des personnes autour de lui ? Comment gère-t-il l’autonomie et la recharge lorsqu’il va à l’étranger pour des raisons professionnelles sans pouvoir utiliser la carte de recharge fournie par son employeur ? Toutes ces questions ont trouvé une réponse lors de notre nouvelle longue discussion avec lui.
Achetée mi-septembre 2023 et livrée environ un mois après, c’est toujours la Mercedes EQA 250+ qui accompagne Bruno dans ses déplacements personnels et professionnels : « Elle a déjà parcouru plus de 120 000 km. J’apprécie tellement cette voiture que mon petit plaisir du soir, après une journée en télétravail, c’est de la prendre pour aller faire un tour avec, ce que je n’avais jamais fait auparavant avec mes précédentes voitures thermiques ».
Il ne fait d’ailleurs pas que rouler, suivant un scénario désormais bien huilé : « Je me rends le plus souvent dans un hôtel-restaurant à 30 minutes de chez moi, sur le parking duquel se trouve une borne de recharge rapide. J’y branche ma voiture pendant que je prends un verre non alcoolisé au bar. Je me détends et passe là un moment agréable avec des gens sympas. En repartant, je me sens rechargé, autant que la batterie de ma voiture électrique. Presque trois ans après avoir reçu ma Mercedes EQA, je ressens toujours un grand plaisir à rouler avec elle ».
Avec le temps, il est même rassuré sur les projections qu’il avait faites en l’achetant : « Je pressentais que je réaliserais d’importantes économies à l’usage avec cette voiture, ce qui s’est confirmé avec le temps. J’en reste toujours bluffé. J’avais tout de même une petite inquiétude sur la durée de vie de la batterie, que c’était risqué et qu’elle pourrait ne plus rien valoir rapidement, faisant partir au final en fumée mes économies. Mais avec un SoH à plus de 99 % après presque trois ans et 120 000 km parcourus, j’ai désormais totalement confiance ».
Comme beaucoup d’autres électromobilistes, Bruno met en avant pour sa voiture électrique « l’absence de vibration et le silence de fonctionnement ». Même les arrêts qu’il doit effectuer pour la recharge quand il se déplace loin sont perçus comme positifs : « On ne se rend pas forcément compte de la fatigue qui arrive quand on est au volant. Maintenant que je suis forcé de faire des haltes plus souvent, je la ressens. M’arrêter au final peu de temps me fait le plus grand bien. Je me dis que j’ai peut-être évité des accidents grâce aux recharges ».
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Notre lecteur n’a pas eu d’autre solution que de ranger son véhicule sur la bande d’arrêt d’urgence : « Une dépanneuse a dû intervenir pour venir chercher ma voiture. Cet hiver, je m’en suis mieux sorti. Il faisait -4 °C dehors, me poussant à mettre le chauffage. Partant de Paris, je suis finalement arrivé à Thionville en Lorraine avec la batterie à 0 %. À part cela, je n’ai rencontré aucun problème, aucune panne avec cette voiture équipée de la batterie de 70 kWh exploitables [79,8 kWh de capacité brute] ».
Aujourd’hui, Bruno a une idée plus précise de ce que consomme sa Mercedes EQA : « Lorsque je roule en Île-de-France, entre 50 et 80 km/h, je peux compter sur une autonomie de 400-450 km grâce à des consommations de 16-17 kWh/100 km. Sur l’autoroute à 130, j’ai plutôt 300-320 km alors que la conso est de 22-23. Elle atteint même les 25 kWh/100 km quand il fait froid ».
Cette autonomie sur l’autoroute est importante pour notre lecteur : « Par mon employeur, j’ai une carte Edenred pour payer les recharges lors des déplacements professionnels, mais elle n’est valable qu’en France. Si je recharge à l’étranger, c’est de ma poche. J’ai un trajet que je réalise une fois par mois ou tous les deux mois, passant par la Belgique, le Luxembourg et l’Allemagne. Depuis Paris, je traverse Soissons et Reims, puis fais une dernière recharge sur l’autoroute A34 à l’aire des Ardennes Woinic, en plein champ ».
Là, il n’hésite pas à dépasser les 80 % d’énergie dans la batterie avant de débrancher, et l’on comprend vite pourquoi : « La Belgique est mal équipée pour la recharge. C’est le contraire au Luxembourg, mais le kilowattheure y est cher, entre 0,69 et 0,79 euro. Depuis les Ardennes jusqu’au Luxembourg, j’ai 190 km à parcourir, puis une trentaine pour aller en Allemagne, et encore 50 pour revenir en France par Thionville. Ce qui fait au total 270 km. Ça passe en général sans avoir besoin de recharger à l’étranger ».
Bruno trouve que l’intérieur de sa Mercedes EQA est « beau » et « ne s’use pas ». En points négatifs, il place principalement « les pneus qui sont hors de prix en raison de leurs dimensions 235/55 R18 indice 104T [NDLR : Pouvant supporter une charge de 900 kg et une vitesse maximale de 190 km/h]. Dans un centre auto, c’est entre 380 et 450 euros la paire en Michelin e.Primacy, et je n’ose même pas le savoir en passant par Mercedes. Avec moi, ces pneus tiennent entre 45 000 et 50 000 km ».
Pour la révision aussi, notre lecteur a décidé de ne plus passer par le constructeur : « Chez Mercedes, j’étais à 400 euros. En passant par Midas, par exemple, j’en ai pour 120 euros, avec la garantie du constructeur préservée ». Tout cela ne va pas le décourager de continuer avec l’EQA 250+ : « Comme elle me fait globalement économiser pas mal d’argent, je suis parti pour la conserver longtemps, le maximum. J’espère qu’elle fera encore cinq, six ans ou plus encore ».
En attendant, une de ses collègues venue le voir au sujet des voitures électriques lui a fait confiance : « Elle a elle-même pris une Mercedes, EQA ou EQB, je ne me souviens plus précisément du modèle. Jusque-là, j’étais le seul à rouler en électrique dans mon entreprise. Deux de mes très bons amis se moquent de moi parce que je suis en VE. Eux ont de grosses cylindrées et ne peuvent se passer du bruit du moteur de leurs thermiques : ils ne sont pas près de passer à la voiture électrique ».
Dans la famille de Bruno, c’est très différent : « Tout le monde est convaincu par l’électrique. C’est ma sœur qui a commencé avec une Volvo XC40 qu’elle a toujours. Dans son foyer, la deuxième voiture est désormais aussi électrique depuis six mois, et c’est une Renault Megane E-Tech. C’est en découvrant sa Volvo XC40 il y a plus de trois ans que je m’étais intéressé de plus près à l’électrique, commandant alors rapidement ma Mercedes EQA ».
L’histoire ne s’arrête pas là : « Quand mon premier témoignage sur Automobile Propre a été publié en septembre 2024, nos parents avaient une Renault Captur. Mon père me voyait tellement content avec ma voiture électrique alors que lui-même était déçu par sa thermique, qu’il a finalement pris un Hyundai Kona Electric neuf en décembre 2024. C’est la voiture de tous les jours, avec laquelle mes parents ont déjà fait un déplacement d’environ 2 000 km sans problème ».
Dans le premier article, notre lecteur avait indiqué avoir installé chez ses parents, à environ 350 km de chez lui en Moselle une borne murale achetée chez Lidl : « Elle délivre une puissance maximale de 3,7 kW. Quand nous nous retrouvons tous chez les parents à Noël, il y a la queue à la borne pour recharger nos voitures électriques. Habitant dans les Vosges, ma sœur n’est pas non plus tout près de Thionville ».
Dans la copropriété où Bruno vit à Paris, et malgré les douze bornes installées suite à la décision prise en assemblée générale en 2022, les voitures rechargeables n’ont pas beaucoup progressé : « Lors de mon premier témoignage, en plus de ma propre Mercedes EQA, il y avait une BMW électrique et une Volvo hybride rechargeable. Une autre PHEV est arrivée depuis, de marque Mercedes ».
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Ce n’est pas parce qu’il n’a pas l’intention de remplacer rapidement sa Mercedes EQA 250+ que notre lecteur ne s’intéresse plus à l’actualité électromobile : « Aujourd’hui, si je devais choisir une nouvelle voiture électrique, j’hésiterais entre deux modèles : La BMW iX3 créditée de plus de 800 km d’autonomie WLTP, et la Mercedes GLC ».
Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Bruno pour son excellent accueil à nouveau, sa grande réactivité et son deuxième témoignage qu’il nous a spontanément proposé.
Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.
Philippe SCHWOERER
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