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En raison d’une batterie avec 52 kWh de capacité énergétique et d’une conso relativement élevée à grande vitesse, les journalistes essayeurs en automobiles ne conseillent pas vraiment la Renault 5 E-Tech pour voyager loin par l’autoroute. Un avis dont se passent volontiers ceux qui n’ont que cette voiture pour tout faire. Ils sont persuadés de pouvoir effectuer de longs trajets avec cette électrique, et le démontrent sans problème. Ainsi Jérémy auquel nous avions déjà donné la parole l’année dernière, peu de temps après la livraison de celle qu’il nomme son « citron électrique » en raison de sa couleur jaune. Il pratique aussi occasionnellement le covoiturage à quatre.
Livrée en décembre 2024, la Renault 5 E-Tech est pour Jérémy sa première voiture électrique : « Auparavant, j’avais une Ford Fiesta essence de 2017 que je trouvais insuffisamment puissante pour avaler sereinement la route vallonnée entre Grenoble où j’habite et Thonon-les-Bains où sont mes parents. Passionné par les nouvelles technologies, ça faisait déjà un moment que je m’intéressais aux véhicules électriques. L’arrivée de la Renault 5 E-Tech a fait Tilt et je me suis dit : ‘Maintenant, il faut que j’y aille’ ».
D’autres modèles ont été pressentis : « Dans des gabarits un peu plus élevés, j’avais aussi pensé à la Kia EV3 et à une Renault Megane électrique d’occasion. D’une dizaine de minutes, mon premier essai de la 5 électrique a été trop court, c’était juste une prise en main. Je voulais en plus me rendre compte de l’agilité de cette voiture sur les routes de montagne et juger sa puissance dans les côtes. Ce qu’il y a de bien quand on est à Grenoble, c’est qu’on est rapidement sur ce type de voies. Trente minutes environ m’ont suffi pour que je me fasse une opinion ».
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Témoignage – Hervé a relevé le Défi 1 000 km avec sa Citroën AX électrique à l’autonomie de 50 km !Il ne manquait plus qu’une offre commerciale intéressante : « C’est ce que m’a proposé le garage avec une LOA où l’apport de 7 000 euros a été constitué à hauteur de 5 000 euros par la reprise de ma Ford Fiesta. Pour une version Techno, avec en option la peinture jaune à liseré rouge et la sono Harman Kardon, j’ai des loyers mensuels de moins de 200 euros qui rentraient dans mon budget. La durée du contrat est de 37 mois, pour 35 000 km. Je devrai donc la rendre fin janvier 2028. Actuellement, le kilométrage est aux alentours de 17 800 km ».
Notre lecteur de 28 ans utilise sa Renault 5 E-Tech pour différents besoins : « Elle me sert pour aller faire les courses et retrouver mes parents à environ 200 km de chez moi. C’est une voiture super fun à conduire, avec du répondant quand on a besoin d’accélérer. Avec elle, les virages des routes de montagne passent tout seuls. Je lui trouve même un effet kart. Grâce à son gabarit, La 5 électrique est très à l’aise en ville. Pour une personne seule comme moi ou un couple, elle est parfaite dans tous les usages ».
Les déplacements fréquents jusque Thonon-les-Bains chez ses parents ont permis à Jérémy de constater l’influence des températures hivernales sur la batterie. Avec l’autonomie WLTP en cycle mixte jusqu’à 410 km, difficile de faire l’aller-retour sur une seule recharge, en raison du relief : « En empruntant le réseau secondaire, je pars l’été avec un niveau de 90 % dans la batterie et arrive chez mes parents avec encore 40 % d’énergie. L’hiver, je recharge à fond avant le départ : il ne reste que 20 % au bout des 200 km ».
Cette observation explique un regret : « J’aurais dû prendre les sièges et le volant chauffants pour consommer moins l’hiver, car l’autonomie devient quand même un peu trop juste à cette période. Malgré cela, je reste un bon influenceur pour faire passer à l’électrique : j’ai réussi à décider mes parents qui vont recevoir en juillet une nouvelle Renault Twingo E-Tech en remplacement de leur Nissan Juke diesel. Parmi mes collègues, grâce à moi, l’un d’eux est en Peugeot e-208 et une femme enceinte a choisi une Megane électrique ».
Ce qui est de nature à convaincre l’entourage de Jérémy, ce sont ses longs déplacements qu’il réalise pour l’une ou l’autre de ses passions : « En plus des technologies et de la musique, je m’intéresse aussi à l’histoire. J’ai voulu à la fois me rendre compte de l’efficacité de ma Renault 5 E-Tech et aller dans le secteur de Caen, en Normandie, pour découvrir les plages du débarquement. Au retour, j’ai suivi un trajet différent encore plus long afin de me rendre au village mémorial d’Oradour-sur-Glane, près de Limoges, dans la Haute-Vienne ».
C’était pour lui un voyage doublement historique. D’abord parce que c’était son premier long déplacement avec sa voiture électrique souvent perçue comme une citadine, et ensuite en raison de la quête qui l’a poussé à rejoindre le Calvados : « La Seconde Guerre mondiale est une période que je trouve très intéressante. J’avais envie d’en savoir plus sur comment la population française a vécu l’occupation, sur les lavages de cerveau et les massacres perpétrés. Je pense que c’est important d’avoir ce devoir de mémoire ».
En prenant une succession d’autoroutes frisant plus ou moins Lyon, Auxerre, Paris et Rouen, Jérémy a effectué 800 km pour parvenir jusqu’à Caen : « C’était fin août 2025. Pour planifier mon trajet, je me suis reposé sur ABRP. Je n’ai donc pas eu un gros travail de préparation à effectuer avant le départ. Sachant que les aires de services étaient déjà bien équipées en bornes rapides, je me suis lancé sans trop d’appréhension. Je n’ai eu qu’à taper la destination et me laisser porter par les indications, en faisant des sauts de puce entre deux bornes, ce qui m’allait très bien comme rythme ».
L’électromobiliste isérois estime que son voyage s’est « super bien passé » : « Je suis parti un peu avant 8 h 30 et arrivé à Caen à 20 h 20. Ayant pris un abonnement Mobilize, j’ai privilégié les arrêts chez Ionity où j’ai ainsi bénéficié d’un prix préférentiel du kilowattheure à 0,39 euro contre 0,59 à ce moment-là. Je n’ai jamais rencontré de problème chez cet opérateur : les recharges ont toujours été correctement effectuées ; je ne suis jamais arrivé à une station pleine ; je n’ai jamais eu à attendre qu’un chargeur se libère ».
Quelle conso sur l’autoroute avec sa Renault 5 E-Tech ? « En fait, je ne m’en suis pas soucié. Je regardais juste de temps en temps l’autonomie restante, mais pas le pourcentage d’énergie dans la batterie. Je n’ai pas plus fait attention aux panneaux indiquant les stations de recharge ni cherché où m’arrêter. En ne dépassant pas les 120 km/h, je roulais environ deux heures entre deux bornes. Je me suis arrêté quatre fois sur l’autoroute, et j’ai rechargé une cinquième fois en périphérie de Caen pour rejoindre mon lieu d’hébergement ».
Le retour a été effectué sur deux jours car il comprenait la visite du village martyr d’Oradour-sur-Glane, allongeant le trajet à plus de 950 km : « J’ai suivi l’autoroute jusque Limoges, puis la sortie Oradour. J’avais réservé un hôtel Première Classe dans les environs. C’est là que je me suis fait un peu peur pour la recharge, j’étais dans cette fameuse diagonale du vide, et je voyais descendre le pourcentage d’énergie dans la batterie sans station à proximité. Finalement, j’ai trouvé une Electra près d’Oradour. Ensuite, j’ai pu rentrer à Grenoble sans problème, toujours par l’autoroute ».
Il n’est pas rare du tout de croiser des Renault 5 électriques sur l’autoroute. Ce qui interpelle souvent les autres électromobilistes qui n’hésitent alors pas à venir discuter avec leurs utilisateurs : « Je n’ai pas vécu cela lors de ce voyage. En revanche j’ai dû aider deux papys anglais qui ne parvenaient pas à recharger leur grosse berline de location Audi e-tron. C’était dans le secteur de Caen, à la station Ionity, près du cimetière américain. Ils ne devaient pas avoir l’habitude des voitures électriques, ce qui m’a permis de faire ma B.A. du jour ».
De sa première expérience sur une longue distance, Jérémy est ressorti avec une certitude : « Avec une voiture électrique comme la Renault 5 E-Tech, il est aussi possible de partir en vacances. Ce que j’aimerais transmettre comme message aux automobilistes, c’est qu’il ne faut pas avoir peur de faire de longs voyages avec ce type de voiture électrique, et ça ne demande pas une grosse préparation avant de se lancer ».
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Jérémy aurait bien aimé trouver sur sa Renault 5 E-Tech « un frunk pour ranger les câbles de recharge ». Pour une personne seule, il trouve « le coffre suffisant, juste bien », soulignant : « J’ai plutôt tendance à voyager léger ».
Un de ses avis ne manquera sans doute pas de faire réagir quelques lecteurs : « Cette voiture est aussi pas mal pour covoiturer occasionnellement à quatre », ce qu’il a déjà fait plusieurs fois. Notamment dans le cadre d’une autre de ses passions : « Avec trois amis, nous sommes allés avec ma Renault 5 E-Tech jusqu’à Genève [NDLR : À environ 150 km de Grenoble] pour le concert né du jeu vidéo Clair Obscur. Il y avait un couple mesurant comme moi autour de 1,60 m, et quelqu’un de 1,80 m marchant avec une béquille. C’est lui qui est monté devant à côté de moi. Personne ne s’est senti écrasé dans la voiture ».
Il arrive aussi à notre lecteur de faire des transports Grenoble-Chambéry, soit à peu près 60 km : « Les passagers assis à l’arrière sont le plus souvent surpris par l’espace disponible au-dessus de la tête, et me disent parfois que l’aspect gaufré du ciel de toit rend très bien ».
Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Jérémy pour son accueil, sa grande réactivité et son témoignage qu’il nous a proposé après notre appel à retours d’expériences auprès de nos lecteurs.
Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.
Philippe SCHWOERER
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