Plus de 3 000 € économisés en 10 mois : le bilan de Michaël après 37 000 km en Tesla Model Y

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Le Tesla Model Y Juniper Propulsion Premium de Michaël en camping
Le Tesla Model Y Juniper Propulsion Premium de Michaël en camping

« Malgré en attachement émotionnel évident au SP98 après des années d’intraveineuses, la supériorité technique de la propulsion électrique ne fait plus aucun doute » pour Michaël. Ce passionné de motos et de voitures thermiques qui ne peut recharger chez lui a voulu s’amuser à découvrir quelques voitures électriques, pour voir. Mais il ne pensait pas que l’une d’elles correspondrait parfaitement à ses besoins. Totalisant déjà plus de 37 000 km, son Tesla Model Y Juniper Propulsion Premium reçu en septembre 2025 lui sert aussi à dormir dedans, en toute saison, entre deux longs déplacements en covoiturage.

« Le moteur thermique est déjà mort »

Dans son monde précédent, Michaël roulait en Dacia Dokker diesel, quand il n’était pas de sortie avec sa moto Royal Enfield Himalayan qu’il a toujours : « Motard comme mon père, j’étais déjà sur une moto avant même d’avoir fait du vélo. Ancien ingénieur en télémétrie en championnat du monde, j’ai une bonne compréhension du fonctionnement d’un moteur thermique à pistons et de ses limites. Promouvoir le thermique, c’est, je pense, mal le comprendre, et surtout défendre un idéal qui n’est pas, ou plus, la réalité ».

Aujourd’hui, ce développeur informatique de 38 ans n’hésite pas à dire : « Le moteur thermique est déjà mort, sacrifié sur l’autel de l’efficience et du respect environnemental ». Ce n’est cependant pas pour ces raisons qu’il roule aujourd’hui en Tesla Model Y Juniper : « Je n’y suis pas venu pour l’aspect financier ou l’écologie, mais pour le plaisir de conduite. Je n’avais pourtant jamais pris le volant d’une voiture électrique auparavant. C’est la curiosité qui m’a poussé à vouloir comprendre la technologie des VE ».

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La date de bascule est arrivée plus tôt qu’imaginé : « J’avais bien lu des articles sur Automobile Propre et vu des vidéos de la Chaîne EV. Pour nous amuser un peu, j’ai proposé à mon père d’essayer plusieurs modèles, sans avoir du tout l’idée d’en acheter une si vite. Contrairement à lui qui avait un avis très négatif, j’étais quand même déjà convaincu de la supériorité de l’électrique sur le thermique, et que j’y passerais un jour, bien plus tard. Mon père a voulu rester en passager ».

37 000 km en 10 mois

Michaël et son père ont découvert plusieurs modèles : « Nous avons essayé les Kia EV6, Xpeng G6 et un SUV chez MG. Nous avions aussi sur notre liste le BYD Seal U qui n’était pas disponible lors de notre passage, et le Renault Scenic. A la concession de la marque française, nous avons été très mal accueillis. Nous avons essuyé des réponses très sèches de la part du commercial Dacia, celui pour les Renault étant absent. Nous avons quasiment été forcés à nous rediriger vers le Renault Rafale thermique ».

Notre lecteur n’a pas été le seul à ressortir transformé par ces séances : « Pour mon père qui a travaillé sur des motos, une voiture, ça devait être thermique. L’électrique a aussi fait sensation sur lui. Il a appris ce qu’apporte la technologie des VE : terminées, les vidanges, fini le remplacement de la courroie de distribution, et des freins qui s’usent moins. Maintenant, il voit aussi l’intérêt de l’électrique pour le quotidien des automobilistes ».

Pas de possibilité de brancher chez lui le Tesla Model Y à batterie 78 kWh, mais déjà plus de 37 000 km parcourus en à peine dix mois : « Je privilégie la recharge chez Tesla où de nuit je peux avoir un kilowattheure très peu cher. J’ai même une station de la marque à 10 minutes de chez moi ». Pour 37 213 km, 8 131 kWh de recharge ont été comptés, dont 5 588 (69 %) chez Tesla, et 2 543 sur d’autres bornes. Au total, 138 sessions de recharge ont été effectuées dans 77 sites du constructeur américain.

3 179 euros auraient été économisés

Pour ce kilométrage élevé, « la consommation moyenne est de l’ordre de 18 kWh/100 km avec deux tiers d’autoroute à 130 km/h. Sur les routes départementales, elle tombe à 12-13 ». En reprenant les chiffres des statistiques de la recharge qui tiennent compte de toutes les pertes, on obtient une conso brute de 21,85 kWh/100 km sur les 37 213 km. Ce qui donne un coût de 8,81 euros pour 100 km et un kilowattheure moyen à 0,40 euro. Par rapport à une voiture thermique, 3 179 euros auraient déjà été économisés.

Un autre réseau que Michaël apprécie, « c’est Powerdot où je reste sur une bonne expérience. Avec un abonnement chez Electroverse à deux ou trois euros par mois, j’ai un kilowattheure à moins de 0,40. Ailleurs, ça peut être beaucoup plus cher, comme 0,79 euro chez BP Pulse à Chambéry, et même plus d’un euro constaté à Saint-Jean-de-Monts. Si on ne va pas voir au préalable dans une application, trop souvent on ne connait pas exactement le tarif avant de lancer la recharge ».

Michaël et son Tesla Model Y Juniper Propulsion Premium
Michaël et son Tesla Model Y Juniper Propulsion Premium

Même en faisant cet effort d’utiliser le smartphone avant de brancher sa voiture, tout n’est pas très simple : « La recherche est parfois fastidieuse et ça manque souvent d’ergonomie. Mon métier, c’est justement de créer des applications mobiles qui doivent être ergonomiques, c’est-à-dire simples à utiliser. L’ergonomie n’est pas toujours bonne non plus sur les bornes elles-mêmes, le tout contribuant à une grande opacité sur les tarifs de la recharge. Il y a un gros travail à effectuer à ces sujets ».

«  Se déplacer avec le moins possible de charge mentale »

Ce n’est pas sans raison que Michaël privilégie les stations Tesla : « J’ai rencontré beaucoup de problèmes ailleurs avec des recharges qui ne veulent pas se lancer, obligeant à recommencer depuis le début. C’est parfois en raison de la procédure à respecter qui peut être très différente. Par exemple badger avant de brancher, ou au contraire brancher avant de badger, quand ce n’est pas des infos à devoir communiquer auparavant sur un écran illisible en plein soleil, comme le pourcentage cible. Il reste vraiment de gros progrès de simplification à effectuer ».

Sa pire expérience, c’est en Espagne qu’il l’a vécue : « C’était dernièrement. A cause d’une erreur de ma part, j’ai loupé la station de recharge Tesla. J’ai finalement échoué dans un parking souterrain où une borne rapide ne voulait rien accepter, ni la carte bancaire, ni les badges que j’avais, et il fallait transmettre plein d’informations pour accéder à l’application dédiée. Je n’avais plus que 2 ou 3 % d’énergie dans la batterie. Heureusement, j’ai pu trouver un peu plus loin dans le même parking une borne qui a accepté ma carte bancaire ».

Notre lecteur a une idée très précise de ce qu’il apprécie le plus sur son Tesla Model Y Juniper : « C’est sa simplicité d’usage au quotidien, la simplicité de se déplacer avec le moins possible de charge mentale. T’es près de ta voiture, tu n’avais pas prévu de t’en servir, ben c’est pas un problème car le smartphone suffit pour la déverrouiller et l’utiliser. Très précis, le planificateur ne laisse aucun doute. L’Autopilot et plus tard le FSD contribuent à donner cette impression que la voiture s’efface pour que les passagers profitent pleinement du trajet ».

Covoiturage pour le Club Alpin de Chambéry

Si le compteur du Tesla Model Y s’est tant incrémenté, « c’est parce que ma voiture électrique est quasi exclusivement utilisée pour de longs trajets ou des sorties le week-end à la montagne. Déjà avec le Club Alpin de Chambéry qui a un esprit écolo, je suis habitué à covoiturer. Pour nous rendre sur nos lieux de randonnée à pied, à skis ou sur des raquettes, on se regroupe afin d’utiliser le moins de véhicules possible. Ma voiture est devenue un choix logique par rapport à l’empreinte carbone ».

Les passagers ont parfois eu peur de ne pas pouvoir rentrer : « Il y a eu bien des a priori à démonter. Quand on arrivait en haut avec seulement 25 % de batterie, on me demandait : ‘Tu es sûr qu’on va pouvoir rentrer ?’. Il a suffi qu’ils constatent une fois redescendus que le niveau était remonté à 60 % pour que tout le monde soit définitivement rassuré ».

Dans ces conditions, Michaël apprécie encore davantage sa voiture électrique : « À 1 600 m d’altitude, avec la pression atmosphérique qui baisse, mon ancien Dacia Dokker diesel 90 chevaux était vraiment poussif. Sur les routes de montagne en épingles, l’absence de vitesse à passer sur les voitures électriques permet d’avoir des trajets plus agréables, et la puissance du Tesla Model Y permet de doubler dans de bonnes conditions s’il le faut. Et pas besoin de motricité intégrale pour moi qui vit en ville : si la route est glissante, je ne vais pas m’aventurer en montagne ».

Covoiturage Blablacar aussi

Le covoiturage Blablacar est encore assez récent pour notre lecteur : « J’ai commencé il y a environ deux mois. J’en suis à une dizaine de trajets avec un total d’une trentaine de personnes transportées. Pour quelques déplacements, j’ai eu jusqu’à six passagers, la plupart descendant en cours de route permettant à d’autres d’en profiter. Dans ces conditions, il y a pas mal de discussions intéressantes et sympas ».

La peur de devoir perdre beaucoup de temps en recharge inquiète parfois les voyageurs au départ : « Un Chambéry-Cannes d’un peu plus de 360 km se fait avec 70 % de la batterie par les routes départementales. Par l’autoroute, pour aller jusqu’à Angers à environ 700 km, je me suis arrêté trois fois seulement 10 minutes, ce qui a bien étonné tout le monde dans la voiture. Une passagère relativement satisfaite de ces petites pauses m’a pourtant affirmé qu’elle ne prendrait pas de VE tant qu’elle ne pourrait pas faire au moins 600 km sans s’arrêter ».

Tourisme en Tesla Model Y Juniper Propulsion Premium
Tourisme en Tesla Model Y Juniper Propulsion Premium

Pour beaucoup de personnes, « les freins au VE sont davantage psychologiques que vraiment technologiques. Personnellement, je ne vois pas l’autonomie comme une contrainte. Faire une pause WC et café avec la fatigue de la route, ce n’est pas une contrainte pour moi. Je ne cherche pas à convaincre mes passagers, mais beaucoup me disent ensuite qu’ils vont revoir leur position sur l’électrique. Bien des gens ont des contradictions sur le VE, mais c’est surtout la méconnaissance du fonctionnement de ces voitures qui est en cause ».

Il pensait acheter un van aménagé

Il n’y a pas que les covoitureurs qui se laissent convaincre : « Venant d’avoir un enfant, ma sœur se pose la question de passer à l’électrique. Un ami avec lequel j’ai grandi autour des motos, à deux doigts de me renier parce que je suis passé au VE, a essayé ma Tesla dans le Jura où il habite. Maintenant, il veut aussi une électrique, une Tesla. Mon plus long voyage à la journée, c’est Barcelone-Paris en passant par San Sebastian et Saint-Jean-de-Luz, soit plus de 1 300 km. Et ça se fait très bien avec moins de fatigue qu’en thermique grâce à l’Autopilot ».

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Quand il a pris son Tesla Model Y, Michaël avait une autre idée à la base : « Je pensais acheter un van aménagé thermique sur la base d’un Renault Trafic ou d’un Volkswagen Transporteur. On en trouve en occasion à 45 000 euros, le prix de ma Tesla Model Y Propulsion Premium neuve. Lors de mes lointains déplacements, je dormais régulièrement dans mon Dacia Dokker. À toute période de l’année, je le fais maintenant dans ma voiture électrique qui est très bien dotée pour cela grâce au mode Camping qui me permet d’avoir du chauffage l’hiver ou une clim l’été ».

Notre lecteur ne regrette pas son choix : « La consommation du mode Camping est en général de 10 % de la batterie, mais ça peut grimper jusque 15 ou 20 % s’il fait très froid. Pour dormir, je bascule le dossier de la banquette, j’avance le siège avant car je mesure 1,90 m, et je pose une petite plaque qui me permet de supporter mon matelas gonflable acheté chez Décathlon. J’ai aussi pris chez eux une glacière électrique qui se branche sur la prise 12 V, consommant seulement 50 Wh à fond. Elle est branchée jour et nuit ».

Camping-car en Tesla

Pas de V2L encore dans les Tesla : « Ca ne me manque pas spécialement pour le camping, car j’ai un barbecue au gaz et une batterie EcoFlow avec convertisseur 220 V. Avec ça, je peux alimenter tous les appareils dont j’ai besoin. Comme je bricole des motos dans mon garage sans électricité, le V2L serait un plus. Il existe un accessoire non officiel qui coûte dans les 1 000 euros. Il me permettrait par exemple d’alimenter un décapeur thermique et d’autres outils. Aujourd’hui, en passant pas l’Ecoflow, je peux déjà recharger ma batterie 12 V de moto ».

Michaël ne regrette absolument pas son choix de véhicule : « À l’usage, mon Tesla Model Y se montre beaucoup plus polyvalent et confortable qu’un van aménagé. On peut sans problème faire du camping-car avec ce modèle et j’ai déjà dormi des dizaines de nuits dedans. Grande supériorité aussi par rapport au Dacia Dokker avec lequel je devais retirer la banquette arrière avant de partir de chez moi. Impossible dans ce cas de faire du covoiturage lors des longs trajets pour lesquels j’avais prévu de dormir dans la voiture ».

Le Tesla Model Y se montre même très astucieux pour être à la fois voiture-couchette et engin de covoiturage bien clean : « Pas besoin de planifier mes sorties avec couchage dans la voiture, j’ai en permanence le matériel avec moi. Le matelas gonflable est logé dans le frunk et le reste du matériel, dont le sac de couchage, est sous le plancher du coffre à l’arrière. Ainsi, les gens ne peuvent pas imaginer que je vais dormir dedans quelques heures plus tard ».

Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Michaël pour son très bon accueil, sa grande réactivité et son témoignage qu’il nous a proposé après notre appel à retours d’expériences auprès de nos lecteurs.

Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.

Avis de l'auteur

Devant le nombre d'utilisateurs satisfaits des voitures électriques de Tesla et qui n'hésitent pas à en témoigner dans les commentaires, il nous faut désormais des usages hors normes pour dégainer le smartphone et le stylo plume. Avec Michaël, nous avons été servis : non seulement il a parcouru beaucoup de kilomètres en peu de temps, mais c'est aussi en proposant sa voiture en covoiturage et en exploitant la possibilité de dormir dedans. Un covoiturage dans des conditions (longues distances, autoroutes, routes de montagne, forts dénivelés) qui démontrent aux personnes transportées que l'électrique est déjà viable pour un très grand nombre d'usages. De quoi convertir pas mal de monde finalement. À condition que la recharge soit aussi simple à utiliser que le Tesla Model Y. Et là, c'est loin d'être gagné. C'est le troisième témoignage en relativement peu de temps qui fait par exemple état de la complexité à recharger en Espagne si on ne s'y est pas pris à l'avance. Et que dire de ces scénarios très divers d'une borne à l'autre pour y recharger. C'est d'un pénible ! On fait comme on a l'habitude de faire sur une autre, mais ça ne marche pas, car il faut suivre une autre procédure, laquelle n'est pas toujours simple à comprendre ni très lisible sur l'écran. Et l'on se retrouve tout bête à tâtonner devant d'autres électromobilistes habitués à ces bornes et qui se demandent pourquoi on galère. Dans certaines stations essence, ce n'est pas toujours très simple non plus, quand il faut par exemple au préalable se pointer à la caisse pour laisser une empreinte de carte de paiement et que ce n'est pas clairement indiqué. Et puis il y a celles qui autorisent le paiement par carte sur la pompe quand la caisse est ouverte et d'autres qui ne le permettent pas.

Philippe SCHWOERER

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Robgiil y a 12 minutes

Article pertinent et intéressant, plutôt réaliste, à part la recharge en descendant une route de montagne,je ne suis pas d'accord avec ses chiffres, j'habite en montagne et je constate régulièrement la recharge en descente qui est faible mais intéressante,mais dans de tel proportion,avec un modèle y aussi,sinon je confirme tous les intérêts mentionnés, recharge tesla très simple, ouverture portes pratique etc.Merci pour vos articles.

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