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Amoureux des mobylettes, Thierry a choisi de donner une seconde vie électrique à sa Peugeot 103, un modèle qui l’accompagne depuis ses 20 ans. Si le jeune retraité rémois adore les envolées grisantes de sa bécane, il constate tout de même de nombreux problèmes de conception après deux ans d’utilisation.
Thierry ayant revendu son Peugeot 103 rétrofité avant de pouvoir nous transmettre des photos, les illustrations de cet article proviennent d’un précédent essai réalisé par Cleanrider sur un Peugeot 103 équipé d’un rétrofit électrique similaire.
Thierry a toujours été un fidèle des deux-roues motorisés. Pour lui, c’est synonyme de liberté absolue : éviter les bouchons, se garer en un clin d’œil, et filer entre les voitures. « En ville, je ne supporte pas la voiture. Même en hiver, je suis à mobylette ! » confesse-t-il.
Après avoir roulé en Motobécane et en Solex, sa Peugeot 103 l’accompagne depuis sa prime jeunesse et tient encore la route. Il y a deux ans, il croise quelqu’un qui a rétrofité la sienne. Le courant passe, évidemment, alors Thierry l’essaye… Et l’adopte immédiatement. « Le fait de pouvoir en discuter avec quelqu’un qui l’a déjà fait a été décisif, car j’ai pu lui poser toutes les questions pratiques », explique ce grand sentimental, qui s’est tourné vers Noil pour transformer sa « Madeleine de Proust » en mobylette électrique.
On pourrait se demander pourquoi rétrofiter sa mob’ préférée plutôt que d’acheter un modèle électrique neuf… « On ne trouve pas de mobylettes électriques, ce sont seulement des scooters. C’est plus lourd, plus large, ça se faufile moins bien… Et puis il y a cette touche de nostalgie, bien sûr », répond Thierry.
Il faut dire que sa 103 de 40 ans d’âge commence à faire des siennes. Le gicleur se bouche régulièrement et coûte cher en réparations, et il en a marre de faire manuellement le mélange d’huile et d’essence requis par son vieux moteur deux temps. « Avec l’électrique, c’est aussi simple que de charger son téléphone ! »
Bien sûr, Thierry voit aussi le passage à l’électrique comme l’occasion de faire des économies sur le carburant. « Je payais près de 10€ pour un plein d’essence, et pour rouler la même distance en électrique, j’en ai à peine pour un euro », précise-t-il.
Grâce aux aides encore accordées par l’État en 2024 et à une promotion de 20 % sur le moteur offerte par NOIL, Thierry ne débourse que 300 € pour son rétrofit, contre 2 000 € en temps normal.
« Clairement, je ne l’aurais pas fait si c’était plein tarif », admet-il. Le processus, réalisé par Énergie Cycles (un garage agréé NOIL à 30 km de Reims), est rapide : « Je suis arrivé avec ma mobylette thermique, je suis reparti en électrique ! », résume-t-il avec humour, même si un délai d’une semaine s’est ajouté pour cause de pièce manquante, mais rien de rédhibitoire.
Dès les premiers kilomètres, Thierry est séduit par l’accélération fulgurante de sa Peugeot 103 électrique : « Elle passe de 0 à 45 km/h en 5 secondes seulement, contre 15 secondes avant le rétrofit. C’est hyper agréable de partir sur les chapeaux de roues à chaque démarrage ! »
Avec une autonomie de 40 km, largement suffisante pour ses trajets quotidiens en ville, Thierry ne change rien à ses habitudes. « Je m’en sers pour faire les courses ou aller à des rendez-vous professionnels dans un rayon de 10 km sans problème, comme avant. »
Thierry ne tarit pas d’éloges sur les points forts de sa Peugeot 103 rétrofitée. Moins chère à utiliser, facile à garer et à manier, propre et silencieuse (même si ça demande d’être beaucoup plus prudent car les autres usagers ne l’entendent pas arriver), sa mobylette électrique lui procure un plaisir fou à conduire, surtout dans les phases d’accélération rapide.
En revanche, Thierry a rapidement découvert les limites de sa mobylette rétrofitée. Premier problème : la tenue de route. « La batterie est placée sur le porte-bagages arrière, donc j’ai été dû remonter la selle, ce qui a fait monter le centre de gravité. Ce n’est pas terrible en termes de maniabilité. »
Ce positionnement a aussi des conséquences sur le confort au quotidien. « Quand je m’assois, la selle appuie sur la batterie. Non seulement elle s’use plus vite, mais c’est aussi moins confortable car très rigide. » À cela s’ajoute un poids nettement supérieur à celui de sa Peugeot 103 d’origine. « À cause du poids de la batterie, la mobylette électrique est beaucoup plus lourde. Il faut de la force dans les bras pour la mettre sur la béquille, qui s’est d’ailleurs abimée. »
Mais c’est surtout l’usure prématurée de certaines pièces qui finit par gâcher l’expérience. « Tous les mois, il y a quelque chose qui lâche. Quand je démarre en trombe, la chambre à air se décale et donc je dois changer régulièrement les pneus, la couronne… C’est un vrai casse-tête. »
Des petits problèmes qui finissent aussi par peser sur le budget et le temps consacré à l’entretien. « Le garage qui s’en occupe est à 7 km. Et comme c’est du rétrofit, ce n’est pas conçu pour durer sans ajustements constants. Donc ça me prend du temps et ça coûte cher » pointe t-il.

Après de belles envolées mais de trop nombreuses dépenses imprévues, Thierry a finalement vendu sa monture. « C’est trop de frais. Je m’intéresse à la Barrolex, ou peut-être à un scooter électrique NIU en attendant. » Il a même testé un vélo cargo électrique, mais… Il faut pédaler !
« Je veux quelque chose de confortable, avec de bonnes suspensions, comme le speed-bike OneMile par exemple », projette-t-il. Une chose est sûre, Thierry gardera toujours un deux-roues. « C’est une question de liberté. »
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C'est une aberration de vouloir retrofiter un tel véhicule dont ni la conception, la répartition des masses modifiée, la suspension , le freinage ne sont pas adaptés a une conduite électrique.....
C'est comme prendre une peugeot 205 thermique et vouloir lui greffer un moteur électrique et une batterie. On obtient un " machin" bancal et tres peu optimisé......
La nostalgie n'est pas tout, l'efficience, l'efficacité et la sécurité au quotidien sont beaucoup plus important......
Nostalgie, nostalgie...
Vu les prix, l'achat d'un Niu ( voir d'occaze) me semble plus pertinent , avec le poids de la batterie au bon endroit, faute de pouvoir loger cette dernière dans l'ancien réservoir du 104 .
La logique technique d'un rétrofit de mob/104, voudrait qu'on mette le moteur dans la roue arrière ( le surpoids non suspendu et le couple pas gênant vu la puissance réduite), et la batterie , elle, en bas, à la place du moteur thermique , mais en tout état de cause, l'équation financière n'e sera pas bonne .