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Ni opposé ni intéressé par la voiture électrique, Florian a été obligé d’y passer par son employeur allemand. Aujourd’hui en BMW i5 Touring, il est convaincu par cette technologie et, comme ses collègues, ne reviendrait pas en arrière concernant ses usages professionnels. Il manque encore quelque chose pour que son foyer devienne 100 % électromobile.
Avant de passer au BMW i5 Touring, Florian avait un Mercedes Classe V comme véhicule de fonction : « Plus tôt, c’était un Volkswagen Multivan. Ces véhicules me permettaient d’embarquer plusieurs vélos pour mon activité de commercial. Même à titre personnel, j’ai toujours aimé avoir de la place pour pratiquer mes activités sportives qui vont du vélo au surf, en passant par le ski et le snowboard. Avec mon break électrique, si j’ai plus d’un deux-roues à transporter pour mon travail, j’utilise un porte-vélos ».
Le VE, notre lecteur ne pensait pas y passer si tôt : « C’est une obligation qui est arrivée il y a deux ans dans l’entreprise, même pour les commerciaux. Personnellement, j’aimais bien tout un tas d’avantages que je trouvais dans les thermiques. Je voyais dans les électriques plutôt des inconvénients. Depuis que je suis en VE, mon avis a complètement changé. Pourtant je roule en en moyenne 55 000 km par an, allant, depuis la Haute-Savoie où j’habite, en Auvergne, Rhône-Alpes, région PACA et jusqu’à la frontière espagnole au sud de Perpignan ».
Au début, le catalogue de son entreprise proposait trois marques : « Du fait de la prise de position de son dirigeant, Tesla a été écartée. J’aime les voitures, et ses modèles ne me parlaient pas. Il nous restait BMW avec les i5 en berline ou Touring et les Volkswagen ID.4, ID5 et ID.7, cette dernière également en berline ou break Tourer. Ce vendredi 17 juillet 2026, le compteur de mon i5 totalise très exactement 68 428 km. Il n’est pas rare que je parcours plus de 900 km dans une journée, avec principalement de l’autoroute ».
Équipée d’une batterie d’une capacité énergétique brute de 83,9 kWh dont 81,2 exploitables, la BMW i5 xDrive40 Tourer de Florian est créditée d’une autonomie en cycle mixte WLTP de 561 km. Le pack lithium-ion alimente un moteur pouvant développer une puissance jusqu’à 290 kW (394 ch) pour un couple maximal de 590 Nm : « Sur autoroute, en roulant à 130 km/h GPS et avec de franches accélérations, je peux compter sur 300 à 350 km au maximum. Vivant à 1 000 mètres, avec le froid de l’hiver et les pneus neige, je perds 10-15 % d’autonomie ».
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Plus de 3 000 € économisés en 10 mois : le bilan de Michaël après 37 000 km en Tesla Model YLe tout premier trajet de notre lecteur était déjà long : « Comme je travaille pour une entreprise allemande, je suis allé chercher ma voiture à Francfort, où se trouve le gestionnaire de flotte. J’ai parcouru sous la neige 601 km en sept heures pour ramener chez moi la BMW i5. Je n’avais pas d’appréhension, mais je me posais quand même des questions sur comment ça allait se passer. Comme j’avais été prévenu un an auparavant de mon passage à l’électrique, j’avais eu le temps de bien me renseigner, en particulier sur Automobile Propre ».
Ce qu’il a trouvé l’a plutôt rassuré : « J’avais eu des informations sur le fonctionnement des véhicules électriques, comment les utiliser et les recharger de façon optimale. J’avais aussi pu voir que la carte des bornes de recharge était déjà bien fournie en Allemagne comme en France. Pour ce premier trajet, j’ai fait deux arrêts pour la recharge, un en Allemagne et l’autre en Suisse. Tout s’est très bien passé, sans bonne ni mauvaise surprise, sauf que j’ai dû m’arrêter deux fois, ce que je ne faisais pas auparavant ».
La recharge n’est pas un problème : « J’ai par mon employeur un badge Total qui fonctionne absolument partout, aussi bien sur les bornes départementales 22 kW AC, que celles des parkings et les chargeurs rapides de tous les opérateurs. C’est un véritable confort qui me dispense de savoir combien je vais payer ici ou là. Avant, j’avais une carte Shell pour le carburant. Dans l’ensemble, ça fonctionne très bien. J’évite juste Ionity où je sais que ça risque de ne pas être fluide, soit à cause de bornes en panne ou à la puissance curieusement limitée ».
Florian a toutefois ses préférences : « Pour le bon fonctionnement à tous mes passages et le cadre, j’apprécie tout particulièrement Fastned, Electra et Allego. Je fais en moyenne trois arrêts par jour pour recharger pendant 15 à 20 minutes. Ca m’a fait augmenter ma conso de café, mais au final je ne ressens pas du tout ces arrêts comme des contraintes. Je n’ai même pas le temps de prendre une boisson et de passer aux toilettes que je reçois déjà une notification comme quoi la recharge est terminée. J’ai réglé au niveau de la voiture pour que l’opération s’arrête à 80 % ».
En revanche, notre lecteur s’estime « très joueur » : « J’ai programmé le planificateur de la BMW i5 Touring pour pouvoir descendre jusqu’à 5 % avant de recharger. Je suis même déjà allé en dessous. Toutefois, par sécurité, je tiens à arriver à destination avec au moins 10 %, au cas où je ne pourrais pas brancher ma BMW i5 près de chez mes clients. J’ai déjà vu des câbles renforcés dans les stations, mais jamais sectionnés pour les voler ».
En dépit de ses fréquentes recharges, Florian a très rarement connu l’attente dans les stations : « Ca ne m’est arrivé qu’une fois, c’était l’été dernier en plein week-end du 15 août. Je devais effectuer un trajet depuis la Vendée jusqu’en Haute-Savoie. Ca a été l’enfer. Ce jour-là, j’ai bien perdu deux heures à cause des stations saturées. Je n’ai jamais observé ça à un autre moment. En revanche, il y a de plus en plus de monde en hors saison. Auparavant il m’arrivait souvent d’être seul à recharger, c’est de moins en moins le cas ».
Actuellement, certaines zones sont déjà bien exploitées : « Par exemple sur l’autoroute A7, où l’on voit pas mal de voitures électriques avec des plaques étrangères… dont la mienne. Il faut vraiment que les réseaux de recharge se densifient à ces endroits-là, sinon ça va saturer. Je sais déjà qu’en septembre, ces sites retrouveront leur calme. Pour éviter d’être piégé près de chez moi, j’ai fini par faire installer une borne à la maison. C’est une possibilité que l’entreprise offrait depuis le début, mais j’ai attendu un an pour en profiter ».
De bonnes raisons à cela : « Tout d’abord, j’avais une borne rapide à deux minutes de chez moi en dehors de l’autoroute. Et puis je ne savais pas ce que ça donnerait dans l’entreprise, ce passage forcé à l’électrique. Comme je change de voiture de fonction tous les trois ans, je ne voulais pas faire installer une borne qui ne servirait plus quelques années plus tard. J’ai gagné en confort avec elle, pouvant désormais recharger à 100 %, ce qui me fait gagner du temps, et évite d’être coincé les week-ends et pendant les vacances ».
Florian avait essayé les deux breaks électriques dans la liste de son employeur : « J’avais une assez mauvaise image de la marque BMW, mais j’ai vraiment été agréablement surpris en allant à la concession d’Annecy par l’excellent accueil. Et ça, ça compte beaucoup pour ma prise de décision. L’essai a été concluant. Je n’ai pas regretté d’avoir laissé l’ID.7. Un collègue en a pris une, et il a très vite eu un problème de clim. Aucune des concessions en Île-de-France où il est ne peut intervenir ».
Avec la canicule, ne pas avoir de clim pour enchaîner des centaines de kilomètres est un vrai problème : « C’est arrivé mi-mai. Il avait fini par obtenir un rendez-vous car un technicien itinérant devait passer dans une des concessions, mais mon collègue a reçu un texto la veille pour dire que c’était annulé. Maintenant on lui propose une autre date… en septembre. Finalement, la voiture va repartir en Allemagne, et c’est le gestionnaire de flotte de la boîte qui va s’en occuper ».
Aujourd’hui, si l’on demande au commercial de nous lister les points perfectibles de sa BMW i5, il répond : « Aucun ! Je regrette juste de ne pas avoir pris l’option permettant de piloter le véhicule avec le smartphone pour le sortir ou le rentrer dans un box. Ca m’aurait vraiment été très utile. Je pensais l’avoir commandée, mais j’ai dû passer par un site en allemand et j’ai loupé l’option à laquelle je pouvais pourtant avoir accès. Pendant trois mois, j’ai pu bénéficier de la conduite semi-autonome. La voiture était vraiment très efficace pour tout gérer ».
Concernant les aides à la conduite de série, c’est un peu différent : « Je roule avec le régulateur adaptatif de vitesse et c’est vraiment très bien. Mais, comme j’aime conduire, je n’utilise pas le maintien dans la voie : j’ai du mal avec les vibrations envoyées dans le volant, notamment quand je veux doubler et que j’oublie de mettre le clignotant. Globalement, je trouve cette BMW i5 Touring juste parfaite, avec une ergonomie entièrement tournée vers le conducteur. Son confort d’utilisation continue à me bluffer ».
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11,6 kWh/100 km avec la clim : ce propriétaire de Renault 4 électrique nous révèle ses secretsFlorian reconnaît toutefois : « J’ai la chance d’avoir une voiture qui fait presque 400 ch avec une très belle finition. Je ne dirais certainement pas la même chose si je devais faire autant de kilomètres avec une Renault Zoé, tout aussi bien soit-elle. Si je devais choisir demain une nouvelle voiture électrique, ce serait une BMW. J’apprécie beaucoup le côté reposant de ce modèle et des électriques en général. Silence, absence de vibrations, pas de changements de vitesse : Je ne me sens pas fatigué après 800 ou 900 km dans la journée pour rencontrer deux clients ».
Il n’est pas le seul à être satisfait : « Que ce soit mon collègue écolo type et un autre qui a le même profil que moi, on est tous super contents de rouler en VE. J’espérais convaincre ma femme d’y passer : elle parcourt de l’ordre de 30 000 km par an. Mais on a fait et refait les calculs sur la base d’un modèle équivalent à une BMW Série 1 : ce serait trop cher à l’achat ou en LOA. Elle a donc repris cette fois-ci un diesel d’occasion. Ce sera peut-être pour la prochaine ».
Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Florian pour son très bon accueil, sa grande réactivité et son témoignage qu’il nous a proposé après notre appel à retours d’expériences auprès de nos lecteurs.
Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.
Philippe SCHWOERER
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Il n’est pas rare que je parcours plus de 900 km dans une journée
https://conjugaison.bescherelle.com/verbes/parcourirSubjonctif Présent : que je parcoure
Sinon le témoignage encourageant d'un pro de la route et le positionnement responsable d'un employeur avisé (et qui sait faire ses calculs de coûts).
Et enfin, le bon choix du panel : BMW sait toujours faire de superbes voitures efficaces.
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On est en train d’y arriver en France.
Et c’est très bien.
Quand on sait que près de 60% des voitures neuves sont achetées par les entreprises, si on veut alimenter le marché de l’occasion et donner accès au plus grand nombre au VE, il faut donc contraindre les entreprises.
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J’ai fait 74000km en i4 (même techno, même batterie), par tous les temps et bien sûr en montagne.
Le pre-conditionnement de la batterie fonctionne parfaitement et permet de charger en hiver au même puissance qu’en été.
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