Quelles voitures électriques proposent 3 vraies places pour siège auto à l’arrière en 2026 ?

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Le Citroën ë-Berlingo / Image : Citroën, modifiée par AP.

Trouver une voiture adaptée aux familles nombreuses n’est pas toujours facile, d’autant plus si l’on souhaite rouler en 100 % électrique. Les modèles à sept places sont très chers et ceux disposant de trois vraies places sont rares, mais ils existent. Nous les avons recensés.

Avez-vous déjà essayé de placer trois sièges auto sur la banquette arrière d’une voiture ? Quelle que soit la motorisation, c’est souvent une sacrée galère. La place du milieu est trop étroite dans une majorité de véhicules, et systématiquement dépourvue de fixation Isofix. L’un des trois enfants, généralement l’aîné, se retrouve contraint à voyager sur un morceau de banquette inconfortable, pris en sandwich entre ses frères et sœurs assis, eux, dans de confortables sièges auto.

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Des électriques à 7 places hors de prix

La solution parfois plébiscitée par les parents est de changer de véhicule pour un modèle à sept places. Trop grands pour une famille de trois enfants, souvent très chers en neuf comme en occasion, les sept places grèvent inutilement le budget. Certaines familles se retrouvent même dans l’obligation d’abandonner leur véhicule électrique pour un thermique, les modèles sept places à batterie étant commercialisés à des prix stratosphériques.

Comptez 43 700 € pour une Peugeot e-5008 avec « petite » batterie de 73 kWh, 58 000 € pour une Volkswagen ID Buzz, autour de 70 000 € pour une Hyundai Ioniq 9 ou Kia EV 9 et même 72 000 € pour une BYD Tang. Hors de portée, donc, pour une majorité de familles, d’autant que ces modèles sont encore peu présents sur le marché de l’occasion et donc peu décotés.

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Classement des voitures électriques avec 5 vraies places

Pour ne pas finir, au mieux, en Dacia Jogger hybride, il est possible d’aller fouiller parmi les rares voitures 100 % électriques équipées de trois « vraies » places à l’arrière. Elles sont moins chères que les modèles à sept places et offrent un confort nettement amélioré par rapport aux cinq places « classiques ». Voici un tableau récapitulatif des modèles de véhicules électriques pouvant recevoir trois sièges auto sur la banquette arrière (attention, certains n’ont pas de fixation isofix au milieu, malgré une largeur suffisante).

Marque / modèle / option

Largeur aux coudes sur la banquette arrière

Fixation isofix sur les trois sièges ?

Capacité batterie et autonomie WLTP

Prix neuf, option comprise

Opel Combo e-Life, option « 3 sièges individuels »

151 cm

Oui

54 kWh

341 km

34 897 €

Citroën ë-Berlingo, option « 3 sièges individuels »

151 cm

Oui

54 kWh

343 km

36 050 €

Peugeot e-Rifter, option « 3 sièges individuels »

151 cm

Oui

54 kWh

343 km

36 600 €

Renault Kangoo e-Tech

152 cm

Non

45 kWh

285 km

39 000 €

Kia PV5 Passenger

162 cm

Non

51,5 kWh

412 km

39 550 €

Nissan Townstar Combi EV

152 cm

Non

(mais 3e isofix sur le siège passager avant)

45 kWh

285 km

39 930 €

Citroën ë-Spacetourer, option « suppression banquette rang 3 »

NC

Oui

50 ou 75 kWh

219 ou 330 km

48 410 €

La triplette ë-Berlingo, e-Rifter et Combo e-Life

Au total, ce sont donc 7 modèles de véhicules 100 % électriques actuellement commercialisés qui peuvent recevoir trois sièges auto sur leur banquette arrière. Dans les faits, plusieurs véhicules sont quasiment identiques, puisqu’ils sont basés sur la même plateforme. C’est le cas des Citroën ë-Berlingo, Peugeot e-Rifter et de l’Opel Combo e-Life. La triplette de monospaces électriques se distingue du lot en proposant trois fixations Isofix à l’arrière, un vrai plus pour la sécurité et la praticité, et des tarifs parmi les plus bas dans leur catégorie. Attention, à la commande, il faut veiller à prendre l’option « 3 sièges individuels » facturée environ 500 € pour bénéficier de la banquette familiale.

Si leurs dimensions sont idéales pour une famille avec trois enfants, la partie technique est un peu limite. Il faut se contenter d’une batterie de 54 kWh (50,5 kWh utiles) offrant une autonomie WLTP en cycle mixte de 343 km. Pour le quotidien, ce n’est absolument pas un problème. Pour des trajets loisirs éloignés du domicile, cela risque de ne pas convenir à tout le monde. Un arrêt recharge tous les 200 km approximativement est à prévoir sur l’autoroute des vacances, rallongeant le temps de trajet. Toutefois, des pauses pipi/repas/détente très fréquentes sont indispensables lorsqu’on voyage avec des enfants en bas âge normalement constitués et non lobotomisés aux écrans. Si elles sont conjuguées à des recharges, le temps de trajet ne diffère finalement pas de celui d’un véhicule thermique.

Le Citroën ë-Berlingo / Image : Citroën.
Banquette arrière du ë-Berlingo / Image : Citroën.
Le Peugeot e-Rifter / Image : Peugeot.
Banquette arrière du Combo e-Life / Image : Opel.
Habitacle de l'e-Rifter / Image : Peugeot.
L'Opel Combo e-Life / Image : Opel.

Les monospaces électriques Renault – Nissan un peu à la ramasse

On ignore comment ils se sont débrouillés, mais Renault et Nissan sont parvenus à faire moins bien pour plus cher avec leurs deux monospaces électriques Kangoo E-Tech et Townstar Combi EV. Vendus respectivement 39 000 et 39 930 € (option recharge DC comprise, l’inverse rendant le véhicule parfaitement inutilisable hors trajets quotidiens), ils embarquent une batterie riquiqui de 45 kWh pour 285 km d’autonomie. Si ces monospaces sont dépourvus d’Isofix sur le siège central de la banquette arrière, le Nissan Townstar Combi EV se démarque en proposant une troisième fixation Isofix sur le siège passager avant.

Les vans 7 places en version 5 places, un poil moins chers

Beaucoup plus chers mais plus spacieux, les Kia PV5 et Citroën ë-Spacetourer proposent également des versions 5 places. Avec une batterie de 51,5 kWh, le tout récent PV5 promet 412 km d’autonomie, ce qui devient intéressant. Mais il ne dispose pas d’Isofix sur les trois sièges arrière. Un peu chiche pour un tel van. Il faut débourser presque 10 000 € de plus pour s’offrir un e-Spacetour 5 places (en fait, un 7 places avec l’option « suppression banquette rang 3 » qui retire 600 € au prix du véhicule). Lui a bien 3 fixations Isofix, mais une petite batterie de 50 kWh avec 219 minuscules kilomètres d’autonomie. Une version avec batterie de 75 kWh est également proposée, mais son prix passe ainsi à 53 900 €. Autant investir dans une 7 places à ce tarif.

Le Citroën ë-Spacetourer / Image : Citroën.
Banquette arrière du ë-Spacetourer en 5 places / Image : Citroën
Le Kia PV 5 Passenger / Image : Kia.
Banquette arrière du Kia PV5 / Image : Kia.

Des SUV pas si familiaux que ça

Certains véhicules volumineux sont absents de notre classement, car ils ne proposent pas de siège central suffisamment large à l’arrière. Malgré ses mensurations, le Tesla Model Y, par exemple, ne permet pas de fixer trois sièges auto standard au second rang (certains y sont toutefois arrivés avec de rares modèles de sièges). Bien dommage. C’est le cas de nombreux SUV qui, derrière leur allure imposante et leur appellation de « véhicule familial », n’ont pas grand-chose dans le slip côté habitabilité.

La banquette arrière du Tesla Model Y avec deux sièges auto / Image : Damien, AP.

L’intégralité des voitures électriques avec trois vraies places à l’arrière sont donc des monospaces. On regrettera la faible diversité de motorisations et batteries dans cette catégorie. Aucun constructeur ne propose de monospace avec une batterie capable de l’emmener à minima au seuil des 500 km. Une autonomie que l’on retrouve pourtant couramment sur d’autres types de véhicules, voire bien au-delà : jusqu’à 810 km, par exemple, pour le Volvo EX60 et ses 4 vraies places (qui a envie de faire 810 km d’une traite sur le strapontin qui fait office de cinquième place ?).

Un manque d’offre qui a de quoi nous décourager de faire remonter la natalité, déjà pas folichonne (1,38 enfant par femme en Europe et 1,56 en France). À moins d’avoir 60 000 € à dilapider dans une 7 places, ou de se résoudre à rouler à l’essence ou au diesel, on s’arrêtera à deux enfants. Tant pis pour nos retraites, le climat, notre portefeuille, au choix.

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