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La compétition sur le marché automobile chinois continue à s’intensifier : guerre des prix, frénésie d’innovation, flot incessant de nouveautés… Et, au milieu, un client qui semble un peu perdu.
Ce sont plus de 100 marques locales qui s’affrontent sur le premier marché mondial. Lancés dans une insatiable course aux volumes, les constructeurs se retrouvent à présent empêtrés dans une concurrence exacerbée. Un véritable cercle vicieux qui menace leur rentabilité, mais également l’intérêt même des clients qui ne savent plus où donner de la tête.
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Un autre aspect de cette lutte pour les volumes est un flot incessant de nouveautés. En se fondant sur des données du site Dongchedi, Bloomberg a calculé que 650 nouveautés avaient animé le marché chinois depuis le début de l’année. Ceci en comptant toutes les mises à jour incessantes. En ne tenant compte que des véritables nouveaux modèles, le nombre reste impressionnant, avec une trentaine de véhicules lancés chaque mois.
Cet afflux de nouveautés témoigne de la réactivité des constructeurs : temps de développement très courts, capacités à faire évoluer un véhicule existant en intégrant de nouvelles technologies durant son cycle de vie…
Mais ce déchaînement de nouveautés a de quoi égarer le consommateur. Quelle marque, quel modèle, quelle concession (toutes les concessions d’une même marque vendent des véhicules différents) ? Faut-il tabler sur une nouveauté ou sur une baisse de prix pour le mois prochain ? Sans même évoquer le sujet de la ressemblance stylistique d’un modèle à un autre. En outre, la valeur résiduelle des véhicules en circulation est directement tributaire de ces lancements et renouvellements trop fréquents. Les consommateurs s’en plaignent régulièrement.
Dans ce petit jeu, les firmes étrangères sont mises à l’écart. La menace sur leurs activités est de plus en plus pesante, car elles sont incapables de suivre un tel rythme. Toutefois, les clients pourraient-ils y trouver un havre de stabilité ?
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Des prix bas et des nouveautés en permanence, faut-il vraiment plaindre les clients chinois ? Je rappelle que le but est de remplacer tous les modèles thermiques le plus vite possible.
Cette "frénésie" donne également beaucoup de travail aux chinois du secteur automobile pour leur propre marché intérieur.
Si on avait la même frénésie chez nous, à des prix contenus, qui s'en plaindrait ?
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Comme prédit par certains analystes, par le jeu des dépôts de bilan, des absorptions et des fusions, il ne restera dans quelques années qu'une petite dizaine de constructeurs automobiles chinois.
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Les chinois ne s'imaginent pas la chance qu'ils ont d'avoir l'embarras du choix.
C'est presque un problème de riche !
Et en plus du choix, ils ont les prix contrairement à nous qui n'avons ni les prix, ni trop le choix si nous désirons par exemple une citadine.
Renault Twingo (depuis peu), R5, ID Polo (pas encore en concession), Kia EV2, Hyundai Inster, Peugeot 208, Opel Corsa, et deux ou trois autres modèles, soit environ une dizaine de voitures à prix élevé alors qu'eux doivent en avoir au moins 10 fois plus sur le même segment... et à prix serrés.
Bien sûr il faut un juste équilibre que la loi du marché se chargera d'établir par le truchement des faillites, absorptions, ou autres rapprochements mais il vaut mieux être à leur place qu'à la nôtre.
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