Avec le renfort de la nouvelle A3 40 TFSI e, la marque Audi s’attend à un boom des ventes d’hybrides rechargeables cette fin d’année. Elle comptera 30 modèles du genre en 2025.

Curiosité dans la gamme d’Audi, l’A3 e-tron faisait office de pionnière en 2014. Avec sa faible consommation, son autonomie électrique intéressante au quotidien, elle n’avait cependant pas évolué pendant sa carrière. Pire, elle n’a pas été remplacée à sa disparition du catalogue, au profit des Q7 et compagnie en 2019. Qu’est ce qui explique cette arrivée tardive et surtout en haut de gamme ? Le constructeur se livre.

Publicité


Se brancher pour éviter l’électrocution financière

L’hybride chez Audi, ce n’est pas nouveau. La marque aux anneaux l’a expérimenté dès 1989 avec le prototype Duo. Depuis, la technologie a bien évolué, mais l’arrivée en masse sur le marché s’orchestre davantage pour la crainte de pénalités financières que pour le verdissement de la gamme. En 2021, chaque constructeur devra dépenser 95 € par gramme par véhicule dépassant le seuil moyen attribué (96,6 g/km chez le groupe Volkswagen).

« Ces hybrides rechargeables permettent d’échapper au malus CO2 » souligne G. Jolit, responsable communication, qui pointe la majorité du catalogue TFSI e sous les 50 g/km de moyenne. D’autres sont au-delà (Q7 par exemple), mais ont abaissé radicalement leurs rejets.

Voyez donc l’exemple de l’A8 : 98% de ses ventes se font en hybride rechargeable. Les clients, ne souhaitant pas payer jusqu’à 20.000 € de malus en plus, s’orientent vers ces modèles branchés. Le Q7 TFSI e est dans la même orientation, avec 92% des ventes, contre 70% pour les A6.

Audi A8 TFSI e 2019

L’hybride rechargeable représenterait 98% des ventes d’A8 en France !

L’A3 TFSI e dans les starting-blocks

Ce sont donc les « gros » véhicules qui ont reçu en priorité ce type de motorisation (ou plutôt de bi-motorisation). La compacte A3 avait cependant ouvert le bal avec l’e-tron, et revenant seulement aujourd’hui sous le nom TFSI e. L’hybride rechargeable A3 40 TFSI e arrive sur les routes ce mois de novembre, et devrait gonfler les ventes Audi pour la fin d’année.

En France, la marque a écoulé 2.215 hybrides rechargeables de janvier à septembre, soit +240% par rapport à 2019. Elle espère dépasser 6.000 unités d’ici la fin 2020. L’A3 ne sera pas seule (environ 1.000 ex attendus), puisque la firme d’Ingolstadt va honorer de nombreuses commandes de Q5 TFSI e, et le Q3 sera le meneur probablement en 2021. La compacte n’aura pas aussi le champ libre sur son segment, devant faire avec la Mercedes-Benz Classe A 250 e.

30 hybrides rechargeables en 2025

À plus long terme, Audi reste sur des objectifs européens. D’ici 2025, 30 modèles hybrides rechargeables seront au catalogue, en incluant les variantes de motorisations et carrosseries (vs 19 actuellement).

À la question de l’hybride diesel, que commercialise Mercedes sur certains véhicules, Audi répond que ce n’est pas au programme. La baisse du CO2 y serait moins intéressant, le coût trop élevé, et le fort taux de diesel reste une spécialité de certains pays (France, Italie, etc). L’A1 n’aura également pas de version TFSI e, l’A3 devrait rester l’entrée de gamme de l’hybride rechargeable.

20 voitures électriques rejoindront également la gamme à cet horizon, dont les Q4 e-tron (cousin du VW ID.4 et Skoda Enyaq) et l’e-tron GT (sœur de la Porsche Taycan). Audi table ainsi sur 33% de ventes en hybride rechargeable ou électrique en 2025.

Audi Q3 TFSI e

Le Q3 devrait prochainement gonfler les ventes de TFSI e chez Audi.

Publicité


Publicité