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Après plus de deux ans d’utilisation, Nicolas a l’impression de conduire aujourd’hui la meilleure voiture au volant de la berline électrique Mercedes EQS 580 4Matic. La LOA prenant fin l’année prochaine, la remplaçante a déjà été identifiée. Ses loyers mensuels seront divisés par plus de 2.
On peut véritablement dire que notre lecteur de 50 ans installé à Soissons dans l’Aisne s’intéresse à l’automobile : « Je n’ai pas loupé un seul Mondial de l’auto depuis 1986. Avant d’avoir la Mercedes EQS, j’étais plutôt anti voitures électriques, et je roulais en G 500 AMG Line. Comme j’ai toujours été assez geek, c’est le look de l’EQS qui m’a décidé au bout de six à huit semaines de réflexion. Tout a commencé avec une invitation de mon concessionnaire dans un Relais & Châteaux du coin pour une présentation de différents modèles ».
C’était début 2024 : « De mémoire, il y avait une Mercedes Classe S, les roadsters SL 43 et 63, peut-être une Classe A, et une EQS 450+. J’étais assez curieux de cette dernière, et j’en ai discuté avec le concessionnaire. Au bout d’un moment, je lui ai dit que je serais prêt à aller sur ce modèle, mais que je voulais savoir ce que ça donnerait sur les longs trajets. J’ai pu disposer de cette voiture pour rendre visite à de la famille à La Rochelle, à environ 600 km de chez moi. J’ai alors pris un abonnement Ionity à 5,99 euros par mois pour la recharge ».
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Témoignage – Très déçue par un véhicule européen, Delphine s’est réconciliée avec la voiture électrique grâce à un modèle chinoisL’essai a été concluant : « Avec mon passager, on s’est rendu compte que cette voiture électrique était vivable sur de tels trajets. J’ai eu une sorte de coup de cœur pour elle. Je l’ai trouvée bluffante, confortable, silencieuse et puissante. Mais je ne voulais pas de celle prêtée : elle n’était pas belle en gris, avec son intérieur noir que je trouvais trop ordinaire. A Reims, j’ai déniché un exemplaire qui m’a bien davantage plu, en bleu foncé, avec un intérieur gris clair. Mais c’était une 580 4Matic, et j’ai d’abord eu peur qu’elle manque d’autonomie ».
Sur le papier, en cycle mixte WLTP, c’est vrai qu’il y a une différence non négligeable entre les Mercedes EQS 450+ Propulsion et 580 4Matic de 2024 concernant l’autonomie. Elle est respectivement de 814 et 692 km (-122 km, soit -15 %), pour une même batterie d’une capacité énergétique brute de 120 kWh, pour environ 108 exploitables : « Au mieux, avec une utilisation moyenne, on peut compter sur une autonomie de 650 km l’été, avec une perte de 20 % l’hiver, notre EQS 580 4Matic dormant dehors ».
Avec un ticket d’entrée supérieur de plus de 30 000 euros, les chiffres de la déclinaison à motricité intégrale sont plus pétillants : puissance de 385 kW ou 523 ch (vs 245 kW / 333 ch), couple de 855 Nm (568), 0 à 100 km/h en 4,3 secondes (6,2) avant d’espérer filer à la vitesse maximale commune de 210 km/h. Ces deux grandes berlines électriques (5,22 x 1,93 mètres) embarquent un chargeur 11 kW AC et présentent une courbe de recharge en courant continu qui peut s’élever jusqu’à 200 kW. Pour comparaison, avec l’adoption du 800 V en 2026, ce sont désormais les 350 kW qui peuvent être atteints.
Chez Nicolas, il n’y a pas d’autre voiture que cette Mercedes EQS 580 4Matic : « C’est la voiture à tout faire. Dans les deux premières années, alors que nous habitions dans un village à l’extérieur de Soissons, elle servait plusieurs fois par jour pour effectuer quelques courses, rejoindre le commerce que nous tenons et pour des déplacements professionnels divers. Depuis novembre 2025, nous sommes en centre-ville. Désormais, l’EQS est principalement utilisée pour des trajets mi-longs. Par exemple pour aller à Paris ou Reims ».
Ce qui n’exclut pas des déplacements plus lointains : « Avec cette voiture, notre plus long trajet a été de nous rendre à un salon professionnel à Dortmund, en Allemagne. C’est à environ 500 km de chez nous. Ça s’est à nouveau super bien passé grâce à la puissance élevée de la recharge. Nous nous étions arrêtés pour cela à l’aller sur l’autoroute à Aix-la-Chapelle. En Allemagne, j’ai pu remarquer que cette Mercedes EQS 580 4Matic supporte de rouler à 220 km/h. Sur le trajet du retour, j’ai constaté que la conso moyenne n’était que de 22 kWh/100 km ».
Notre lecteur détaille le parcours : « Entre Dortmund et Aix-la-Chapelle, j’ai roulé quand c’était possible entre 170 et 190 km/h. Il y a des passages très pentus limités à 100 où la régénération permet de récupérer pas mal d’énergie. En Belgique, j’avais programmé le régulateur à une vitesse de 125. Arrivant en France par les environs de Valenciennes, et jusqu’à Saint-Quentin, j’étais à 135 compteur. Ensuite, c’était du réseau secondaire à environ 80 km/h ».
La consommation moyenne depuis mars 2024 est un petit peu plus élevée : « Elle est aux alentours de 23 kWh/100 km. J’ai assez souvent l’occasion d’être à 130-140 km/h. Pour doubler, je fais de petites pointes de vitesse. Je ne sais pas rouler à l’économie, y compris concernant les équipements du véhicule, comme la clim ou la fonction massante du siège. En revanche, j’aime bien régler la puissance de régénération à son maximum. J’apprécie beaucoup de pouvoir principalement rouler avec l’accélérateur seul, mais, en levant complètement le pied, ça ne va pas jusqu’à l’arrêt ».
Nicolas se dit « plutôt content » de sa première voiture électrique : « Elle est spacieuse, hyper pratique avec son hayon, silencieuse même à 135 km/h, sûre, et puissante avec un châssis terrible. J’ai l’impression de conduire la meilleure voiture. Ses roues arrière directrices aident à rentrer dans les parkings. C’est bien aussi pour se garer en créneau, mais attention à ne pas être trop près du trottoir, au risque d’abimer les jantes. Ce système rend la voiture plus dynamique en réduisant le rayon de braquage. On a une grosse berline qui se conduit comme une Classe A ».

Notre lecteur note toutefois quelques défauts : « C’est déjà d’ordre ergonomique. Implanté un peu bas, l’écran central est très large. Ce qui ne facilite pas l’utilisation des fonctionnalités d’Apple CarPlay. Concernant les alertes avec Waze, on se retrouve avec de trop petits boutons perdus sur la dalle. Ce n’est pas simple non plus avec YouTube Music. Les mises à jour OTA font sauter les réglages en favoris. Peut-être que Mercedes devrait faire appel à Google pour l’interface logicielle ».
Quelques points perfectibles ailleurs : « C’est aussi au niveau du tableau de bord. Par exemple, pour allumer les antibrouillards, il faut tâtonner car la commande est placée beaucoup trop bas. L’appli smartphone ne fonctionne pas toujours très bien. Et puis il y a cette stupide politique commerciale qui limite certains services dans la durée. On est quand même sur une voiture à 170 000 euros. Pour moi, ce n’est clairement plus la marque chez laquelle on aurait envie d’être client sur de la longue durée ».
Cette pingrerie touche aussi d’autres modèles, moins coûteux : « Avec une Mercedes CLA à 75 000 euros, vous avez des plastiques un peu pourris un peu partout. En tout cas, ils ne sont pas valorisants. C’est bien quand même d’avoir un côté valorisant à l’intérieur. Ça se perd de plus en plus, sauf avec des modèles chers. À 81 000 euros, la Polestar 4 présente un habitacle bien plus sympa. À noter aussi que, pour les quatre vitres électriques, il faut se contenter de deux boutons et d’un inverseur avant/arrière. Ce n’est vraiment pas très simple à utiliser en conduisant ».
« Polestar 4 », Nicolas vient de lâcher le nom de la voiture qu’il compte prendre après sa Mercedes : « On a découvert la marque à Miami. Sur place, on a loué une Polestar 2. Contrairement à mon EQS, elle a le One-Pedal, et c’est vraiment top. Notre exemplaire de location avait 80 000 miles au compteur, et pourtant l’intérieur était encore impeccable. Cette voiture a un châssis bien dynamique, presque typé BMW, avec un bon confort de suspension. J’ai adoré cette voiture super réactive ».
La Floride a été pour Nicolas comme un bon laboratoire d’essai : « Là-bas, vous avez souvent des pluies torrentielles. Nous nous sommes retrouvés dans une situation où le niveau d’eau a dépassé le seuil d’ouverture des portières. Mais tout est bien resté étanche. Le comportement de la Polestar 2 est très bon, y compris sur les autoroutes de Floride qui ne sont pas des modèles. J’ai même l’impression qu’ils restent des tronçons bétonnés. En rentrant, comme il n’était pas encore possible d’accéder aux infos officielles sur le Web français, j’ai suivi la marque sur un site Internet belge ».
Notre lecteur avait aussi pensé à une autre voiture : « Il s’agit du Lexus RZ. Mais son autonomie ne correspondait pas à nos besoins [NDLR : 478 km selon le cycle mixte WLTP]. On a parfois des déplacements professionnels de 350 km que l’on réalise d’une traite par l’autoroute. On ne peut pas se permettre de s’arrêter en cours de route. J’ai regardé sur Automobile Propre et sur YouTube, cette voiture équipée d’une batterie de 71 kWh consomme 25 kWh/100 km à haute vitesse ».
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Témoignage – Après 5 voitures électriques, Olivier a trouvé celle qu’il estime presque parfaiteCe n’est peut-être que partie remise : « Pour comparaison, j’ai trouvé sur le compte Facebook des utilisateurs que la Polestar 4 offre une autonomie de 600 à 650 km. Elle est encore de 350-400 sur l’autoroute grâce à une batterie de 102 kWh et une consommation de l’ordre de 22 kWh/100 km. Le Lexus RZ, ce sera peut-être après 2031, lorsqu’elle aura une direction by-wire et son volant spécial. Ça fait futur et très geek de l’auto ».
Avec le déménagement en ville, la Mercedes EQS a bien moins roulé : « Le contrat de location prévoyait 15 000 km par an, et nous n’en sommes qu’à 32 000 alors que nous allons la rendre en mars de l’année prochaine. Cette première expérience m’a aussi permis de découvrir que le coût de l’assurance s’envole avec les électriques. Je payais à l’année 1 500 euros pour le Mercedes G 500, mais 2 200 pour l’EQS. Ca devrait être la même chose pour la Polestar 4 ».
Les loyers seront en revanche bien moins élevés : « Avec un apport de 20 000 euros, ils sont dans les 1 700 euros pour la Mercedes EQS. En comptant une remise de 20 %, ceux de la Polestar 4 ne seront que de 796 euros. J’ai abandonné l’idée de la Polestar 2 qui n’a pas séduit mon passager. En revanche, la Polestar 4 lui convient. Elle sera en version Dual Motor Long Range. En plus de son confort interne, elle offre une excellente sono ».
Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Nicolas pour son excellent accueil, sa réactivité et son intéressant témoignage proposé après notre appel à retours d’expériences auprès de nos lecteurs.
Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.
Philippe SCHWOERER
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Actualité21 septembre 2026
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