Témoignage – 2,37 l/100 km sur 40 000 km : Daniel a trouvé le bon usage de l’hybride rechargeable

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Le Renault Captur PHEV de Daniel
Le Renault Captur PHEV de Daniel

En 45 ans de permis, Daniel n’a eu que cinq voitures en tout, toutes des Renault. S’il a déjà pensé à la 5 E-Tech pour être sa première électrique, il se réjouit pour l’instant des qualités de son Renault Captur hybride rechargeable acheté neuf en 2021.

Première voiture neuve

À 66 ans, Daniel est aujourd’hui à la retraite. Il n’a jamais voulu de diesel chez lui : « Les seuls véhicules diesel que j’ai conduits, ce sont les utilitaires que me fournissait l’entreprise dans laquelle je travaillais pour dépanner les ascenseurs à Paris et les environs. Un temps, nous avons eu des modèles qui fonctionnaient au GPL. Pour mes voitures personnelles systématiquement achetées d’occasion auparavant, je faisais le choix de l’essence. J’avais pour habitude de bien les traiter et de les conserver longtemps, jusqu’à plus de 250 000 km et environ 10 ans ».

En 45 ans, la liste des voitures qui sont passées chez lui est courte : « 2 R5, une Super 5, une Mégane et maintenant le Captur PHEV… : la Renault 5 E-Tech que j’envisage ensuite s’inscrit dans la continuité. Avec l’hybride rechargeable, j’ai déjà innové en prenant pour la première fois une voiture neuve. C’était à l’occasion de mon départ à la retraite. J’avais tout de même hésité à choisir ce Captur PHEV qui venait de sortir, Renault commençant tout juste à parler de sa boîte à crabot : je n’avais jamais conduit de voiture automatique ».

Il a suffi d’un seul essai pour convaincre notre lecteur : « Ça s’est très bien passé avec le jeune vendeur qui m’a reçu. Je lui ai simplement expliqué mon cas et ce que je voulais. En réponse, il m’a dit que son responsable roulait avec un Captur PHEV, et c’est cet exemplaire que j’ai pu essayer. J’ai signé de suite au retour. J’ai sauté dans l’inconnu, mais je me suis mis très rapidement à cette technologie. Reçue en mai 2021, ma voiture en finition haut de gamme Initiale Paris avec toutes options a été achetée 38 000 euros. J’avais bénéficié d’un bonus de 2 000 euros ».

2,37 l/100 km de conso moyenne

A part continuer avec Renault, Daniel avait en 2021 quelques souhaits expliquant son choix : « Je voulais une petite voiture transformable avec un hayon et avoir la possibilité de recharger à la maison pour rouler à l’électrique lors de mes déplacements locaux. Le Captur PHEV était alors le plus petit hybride rechargeable [NDLR : empreinte au sol de 4,23 x 1,80 m, pour un poids à vide de 1,56 tonne]. À 85 %, j’ai de petits trajets dans un rayon de vingt kilomètres autour de chez moi. C’est par exemple pour mes rendez-vous médicaux et faire des courses ».

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Notre lecteur s’éloigne parfois de chez lui : « Environ 12 % de trajets font de 100 à 200 km. Ainsi pour mes cinq à huit déplacements annuels à Paris pour des examens médicaux. En tout, je n’ai fait que trois ou quatre voyages de plus de 500 km, pour aller sur la côte normande et à Carcassonne. En 40 000 km, mon Captur PHEV n’a consommé que 950 litres d’essence, pour une moyenne de 2,37 l/100 km. Le réservoir ne fait que 38 l. J’ai refait le plein la semaine dernière à 2,15 euros le litre. Le précédent, c’était début février 2026, avec le litre d’essence alors à 1,67 ».

L’usage peu fréquent du moteur thermique est la cause que « de temps en temps il démarre pour assurer un minimum d’entretien. Un peu avant d’arriver sur la réserve s’affiche aussi ce message au tableau de bord : ‘Carburant ancien. Remplir 10 l mini’ ». Cette alerte survient quand l’essence date de plus de trois mois. Elle sert à attirer l’attention du conducteur sur le risque de dépôts d’impuretés au fond du réservoir et d’encrassement du circuit d’injection. Le mode EV est invalidé temporairement pour forcer la consommation de la vieille essence.

Conduite souple

Ce Captur hybride rechargeable ne connaît pas les bornes 22 kW AC : « Je ne l’ai jamais rechargé hors de chez moi, y compris lorsque je vais loin. À la maison, je branche mon Captur PHEV sur une prise normale. Je n’ai pas eu besoin de changer de puissance d’abonnement pour le contrat domestique d’électricité : je lance la recharge uniquement quand je n’utilise ni le lave-linge ni les plaques de cuisson. J’ai un abonnement 3 kVA au tarif normal [NDLR : 0,20 euro le kilowattheure au tarif bleu d’EDF] ».

Ce n’est pas la boîte à crabots qui a gêné Daniel au début : « C’est plutôt l’absence d’une roue de secours, mais je n’ai jamais connu de crevaison. Avec la boîte à crabots, on ne s’occupe de rien : si on ne bouscule pas le véhicule, le fonctionnement est souple et la mécanique ne se montre pas bruyante. Il y a trois ans, j’ai eu un rappel pour un joint de boîte potentiellement défectueux, mais au final, j’ai appris que mon exemplaire n’était pas concerné. A la concession, je suis aussi satisfait du SAV. Revenant tous les ans, les révisions me coûtent en moyenne dans les 300 euros ».

Notre lecteur ne voit pas de différence avec l’entretien de ses précédentes voitures essence : « Vidange, recharge de la clim, remplacement de la batterie 12 V au bout de cinq ans, mais je n’ai rien vu de spécifique à l’électrique dans les révisions. La régénération n’est pas très puissante, mais j’ai pris l’habitude de rouler en anticipant beaucoup. Je lève donc assez tôt le pied de l’accélérateur, ce qui évite d’user les freins. « Déjà à l’entreprise, j’étais connu pour consommer moins de carburant, de pneus et de plaquettes que les collègues ».

Pas de perte d’autonomie en 5 ans

Daniel a connu quelques bonnes surprises avec son Renault Captur PHEV : « J’ai constaté que je pouvais bénéficier, comme pour les voitures électriques, du stationnement gratuit à Paris. Je l’ai découvert en voulant régler à une borne : un message m’a indiqué que ce n’était pas payant pour moi. Avec le temps, je m’attendais à une perte d’autonomie, mais pas du tout : j’ai toujours une estimation entre 48 et 52 km, calculée sur mes précédents déplacements. Je me débrouille pour toujours conserver entre cinq et quinze kilomètres d’autonomie ».

Dans un cas de figure, il arrive à notre lecteur de se retrouver avec une batterie de traction vidée : « C’est quand il y a de longues côtes sur l’autoroute et que je roule à 110-120 km/h. Cette situation m’arrive toutefois rarement. Le moteur essence ne fait que 91 ch [NDLR : 67 kW]. Conserver un peu de batterie permet d’effectuer des dépassements suffisamment puissants sur les voies rapides. On peut alors bénéficier des 160 ch [NDLR : 118 kW] de l’ensemble de la motorisation ».

Lorsqu’il se rend à Paris, l’automobiliste qui habite une petite commune rurale de l’Oise adopte un scénario spécifique : « Sur la route nationale à 110 km/h, je suis au début en mode EV. Puis je force le système à conserver de l’ordre de deux tiers d’énergie dans la batterie. Ce qui me permet ensuite d’effectuer à l’électrique toute la partie en région parisienne. La capacité énergétique de la batterie n’est que de 9,8 kWh [NDLR : 7,5 kWh exploitables]. Je me dis que 15 kWh auraient été mieux, mais ça aurait alourdi la voiture ».

L’électrique pour plus tard

Au quotidien, Daniel n’aurait pas besoin de davantage d’autonomie : « Pour mon voisin qui travaille à Paris, il faut bien plus que ce qu’offre mon Captur PHEV. Il a une Volkswagen Golf hybride rechargeable avec laquelle il peut parcourir jusqu’à 110-115 km en mode EV. Les besoins sont différents selon les automobilistes. Comme pour les électriques, cette technologie est freinée par le manque de possibilité de recharger chez soi. Aussi sur la mienne, il y a ce coffre qui est un peu petit. Pour moi seul, ce n’est pas un problème, mais ça peut être gênant pour d’autres. À noter que la banquette est coulissante ».

Avec le recul, Daniel est content de son choix : « Déjà, en plus de cinq ans, je n’ai rencontré aucun souci, si ce n’est un défaut de parallélisme qui m’a obligé à faire remplacer un peu prématurément les pneus à l’avant. J’estime que le Renault Captur PHEV est une voiture qui me convient parfaitement. C’est un bon modèle intermédiaire qui n’est pas fait pour réaliser très régulièrement de longs déplacements. Si je devais rouler beaucoup et loin, je n’aurais pas pris une voiture hybride rechargeable. J’aurais certainement acheté à nouveau un modèle essence ».

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Pas une électrique ? « Si, dans l’absolu, et c’est ce que j’aurais sans doute fait si, il y a cinq ans, on avait été dans les conditions de 2026. Mais pas en 2021 alors que le réseau de recharge n’était pas assez développé. Étant habitué à conserver longtemps mes voitures d’occasion, la satisfaction que je ressens aujourd’hui avec mon Captur PHEV me retient de passer aujourd’hui à la Renault 5 E-Tech. Je mets assez longtemps à choisir un modèle, mais quand c’est fait, j’y suis assez fidèle. A moins d’une déception, je ne vais donc pas me séparer rapidement de mon hybride rechargeable ».

Notre lecteur est conscient que son choix ne fait pas l’unanimité : « Pour les inconditionnels des voitures thermiques, l’hybride rechargeable c’est n’importe quoi parce qu’il faut se trimbaler en permanence une batterie. C’est pareil pour les pro-VE qui voudraient que tout le monde passe très vite à l’électrique. Je peux les comprendre, car avec un modèle PHEV, on est au milieu du gué. J’ai bien vu cette étude européenne qui dénonce la mauvaise utilisation des hybrides rechargeables, mais ce sont celles utilisées dans les sociétés qui sont à l’origine du bilan catastrophique ».

Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Daniel pour son excellent accueil, sa réactivité et son intéressant témoignage proposé après notre appel à retours d’expériences auprès de nos lecteurs.

Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.

Avis de l'auteur

Le mauvais usage fait dans les entreprises est à l'origine de la mauvaise opinion que bien des automobilistes ont des voitures hybrides rechargeables. C'est très différent pour les particuliers qui ont fait l'effort d'acheter la leur plus cher qu'une simple thermique. Recharger le plus souvent possible est pour eux un bon moyen d'amortir le surcoût. Prendre en 2021 une voiture Plug-In Hybrid, c'était souvent déjà vouloir goûter au silence et à l'agrément d'une conduite électrique. Dans beaucoup de régions, le réseau de recharge était encore trop peu développé, ce qui n'était pas très rassurant. La situation a bien évolué aujourd'hui. Pour sa prochaine voiture, notre lecteur a déjà pensé qu'elle serait électrique. Aujourd'hui, la Renault 5 E-Tech est en tête de liste pour lui. Mais il n'exclut pas que ce soit au final pour un autre modèle qu'il se décide, toutefois chez le même constructeur, très certainement.

Philippe SCHWOERER

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Nasmail y a 7 minutes

Je voudrais revenir sur la conclusion du fait que la mauvaise réputation de l'hybride rechargeable vient uniquement du mauvaise usage en entreprise. Il l'est aussi aux normes d'homologations ultra favorables.
La nous partons sur le bon usage c'est écris dans le titre.Si on prends les émissions de l'essence a 2.28 kg de co2 par litre et la consommation de 2.37 litres au 100km on arrive a 54 grammes de co2 par km.
Ce qui correspond a 168% de la valeur d'homologation a 32g/km.

Aprés je comprends tout a fait ce choix en 2021. Surtout que de mémoire en 2021 il y avait pas de voiture électrique répondant a ses besoins chez Renault. En 2021 pour son usage c'est en effet un bon choix.
Je comprends aussi son choix de gardé longtemps ses voitures donc aucun problème a ce qu'il la garde et continue a l'utilisé aussi bien.

Mais si quelqu'un en fin 2026 avec exactement le même usage dit qu'il veut acheter un hybride rechargeable je le jugerais différemment. Car l'usage correspond bien a un PHEV : 85% de trajet de moins de 20 km, 12% entre 100 et 200 et sur 5 ans 3 ou 4 voyages de plus de 500km.
C'est aussi l'usage parfait d'un VE. Et en 2026 le réseaux de bornes est plus développé et la différence de prix entre un PHEV et une électrique équivalente est plus faible (voire a la faveur du modèle électrique).

Domdemigil y a 30 minutes

Dans mon entourage une infirmière libérale roule depuis 4 ou 5 ans avec le même véhicule.
Elle fait toutes ses tournées en mode électrique et recharge entre midi et 16H00.
Pareil, elle a des messages lui indiquant que son essence est vieille car son activité se fait surtout sur l'électrique.
Par contre elle reproche la fermeté des suspensions et le bruit du moteur quand il se met en route lors de longs trajets.
Pour les angoissés de la panne électrique, c'est peut-être une étape nécessaire avant le 100% électrique.
Merci à Daniel pour son témoignage et longue route à lui.

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