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Les parcours qui mènent à l’électrique sont très diversifiés. Pour Delphine Bouchet, le premier essai avec un Skoda Enyaq n’a pas été le bon. Au point de prendre du recul avec un SUV hybride rechargeable BYD Seal U DM-i. Un an plus tard, la gérante de la salle de sport et fitness l’Orange bleue de Landerneau (29) est revenue au VE avec un BYD Sealion 7. Aux lecteurs d’Automobile Propre, elle explique son parcours peu courant.
Delphine Bouchet et son mari sont d’abord des amateurs de bagnoles : « On adore les véhicules et les moteurs de grosse cylindrée. Je ne pouvais cependant pas utiliser pour le travail des voitures avec un bloc V6 ou V8. Pour mon entreprise, prendre une électrique était en revanche très intéressant et me permettait de découvrir une technologie nouvelle. Nous étions en 2021. J’avais hésité entre un Kia e-Niro que j’aurais peut-être dû prendre finalement et le Skoda Enyaq qui venait tout juste d’arriver en France cette année-là ».
La bascule vers le modèle du groupe Volkswagen a tenu à pas grand chose : « La marque faisait alors une pub de dingue. Pas à la télé, mais on en parlait partout dans les articles que je lisais. L’Enyaq était présenté comme un modèle précurseur de plein de choses. Je le trouvais très joli et je me suis fiée à la réputation de Skoda. C’était le iV 60 à moteur 179 ch [NDLR : 132 kW à batterie de 62 kWh bruts] annoncé avec une autonomie WLTP de plus de 400 km. Je l’ai pris en LOA très vite après le début de sa commercialisation ».
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Témoignage – De la Jaguar Type E au Skoda Elroq électrique, une famille passionnée d’automobile change d’époqueLes problèmes se sont rapidement succédé : « Dès le début, j’ai rencontré plein de soucis avec l’électronique. C’était voyant sur voyant qui s’allumaient. En roulant, on pouvait se retrouver avec un gros triangle rouge à la place de la vitesse instantanée. Sur les trois ans de la location, mon Enyaq a passé plus de la moitié du temps au garage, dont les six derniers mois avant la fin du contrat. La grosse batterie a dû être remplacée. ‘Changez-moi ce véhicule’, ai-je demandé, mais on m’a répondu que ça ne pouvait se passer comme ça ».
En 2021, le couple a testé les vacances en électrique : « On n’en était encore qu’au début des bornes de recharge sur les aires d’autoroute, et certaines étaient en panne quand on arrivait. Et pas question de payer avec une carte bancaire. On a parfois eu très peur de la panne. Déjà en été, j’étais loin d’avoir l’autonomie promise, et en hiver c’était bien pire encore. Au grand maximum, j’avais 250 km. Mon mari a souvent pété les plombs à cause de ça et des problèmes du véhicule. Il m’a dit : ‘Plus jamais j’aurais de voiture électrique ».
Delphine Bouchet n’a pas du tout apprécié le comportement de Skoda devant les problèmes rencontrés : « J’ai dû envoyer deux ou trois courriers en recommandé avec accusé de réception. En réponse, j’ai reçu un e-mail me demandant d’arrêter de le faire et de ne correspondre que par messages électroniques. Et zéro geste commercial. J’ai vraiment été très déçue de Skoda. Je ne voulais plus de cette voiture électrique ni du véhicule pourri prêté lors des immobilisations. C’était quand même un peu une histoire de fou ».
La LOA s’est terminée d’une autre manière que celle prévue au départ : « Les six derniers mois, mon Enyaq est resté au garage et je n’ai pas payé les loyers. Le dossier est-il soldé ? Je n’en ai pas de nouvelles, mais j’ai conservé toutes les traces des problèmes ». Fin 2024, changement de vie professionnelle : « C’est là que j’ai repris la salle de sport et fitness l’Orange bleue de Landerneau. Il me fallait une nouvelle voiture, mais mon mari était toujours réfractaire à l’électrique. J’ai donc cherché un véhicule hybride rechargeable ».
Delphine Bouchet ne souhaitait pas une marque européenne : « En plus de notre mauvaise expérience avec Skoda, nous avons dans notre entourage des amis qui roulent en électrique avec des BMW, Mercedes et Citroën, rencontrant également des soucis. Pas de Tesla non plus en raison de la personnalité d’Elon Musk. La qualité, c’est important. Les Chinois sont reconnus pour leurs batteries. BYD, par exemple, en fournit à Tesla. À un moment, on regarde aussi les prix. Les modèles européens sont généralement 30 % plus chers que leurs équivalents chinois ».
Peu connu des automobilistes français, le BYD Seal U DM-i est un SUV familial dont l’empreinte au sol (4,78 x 1,89 mètres) est très proche de celle d’un Tesla Model Y, pour un empattement de 2,77 m et une hauteur de 1,67 m. La version qu’avait choisie la gérante de l’Orange bleue de Landerneau était la Boost. Embarquant une batterie d’une capacité énergétique de 18,3 kWh bruts, elle est créditée d’une autonomie en mode EV de 80 km : « Avec les nombreuses routes à quatre voies, c’était plutôt 60 km, mais peu de différence en hiver ».

Alors que le Skoda Enyaq n’avait réussi que péniblement à frôler les 30 000 km en 36 mois, le compteur de l’hybride rechargeable s’est bien davantage incrémenté en un peu plus d’un an : « On a fait de l’ordre de 70 000 km, dont la moitié en électrique. Deux à trois fois par semaine, j’allais avec le BYD Seal U DM-i à Landerneau depuis Paimpol [NDLR : Soit environ 240 km aller-retour]. Je le mettais en recharge le plus souvent possible : à la maison bien sûr, mais aussi à la salle où j’avais fait installer une prise, ou encore en faisant des courses ».
Avec le recul, Delphine Bouchet résume : « Je n’ai pas grand chose à dire du BYD Seal U DM-i, si ce n’est que c’est une super voiture. Déjà, quand nous avions été voir et essayé ce SUV hybride rechargeable, nous avions été impressionnés par la finition. Son rapport qualité/prix est vraiment au top. Les aides à la conduite fonctionnent vraiment très bien. Surtout si on les compare avec celles de l’Enyaq dans lesquelles nous n’avions pas confiance, en particulier en raison de freinages fantômes que Skoda ne voulait pas admettre ».
Un regret cependant : « Le moteur essence de 1,5 litre de moins de 100 ch n’a pas grand chose dans le bide et consommait beaucoup sur autoroute pour notre utilisation. On dépassait vite les 10 l/100 km, voire 12 avec le pied lourd lors de nos trajets entre Paimpol et Bordeaux. C’est le seul défaut que je lui connais. Avec peut-être des révisions un peu trop fréquentes, tous les 15 000 km. Ça revient vite quand on roule beaucoup. Avec des tarifs toutefois raisonnables, en moyenne à 350 euros. La première était à 250 ; la plus chère a été celle des 60 000 km ».
Passer à la concession pour les révisions a eu un autre intérêt : « J’en profitais pour regarder les modèles électriques. Je tenais à y revenir pour défiscaliser la voiture de mon entreprise. Satisfaite de la marque, j’ai pris début août dernier un BYD Sealion 7. C’était un modèle de démonstration qui avait 8 000 km au compteur. Six semaines plus tard, il en a déjà dans les 14 000. Franchement, je n’ai rien à dire sur ce SUV électrique. Ah si, bien sûr, il aurait 200 km de plus d’autonomie, ce serait nickel ».
Pour son SUV électrique chinois BYD Sealion 7, Delphine Bouchet a choisi la version haut de gamme Excellence à motricité intégrale. Avec ses 4,83 x 1,93 m, il est un peu plus volumineux que le Seal U DM-i. Son moteur d’une puissance de 390 kW (530 ch), pour 690 Nm de couple, est alimenté par une batterie LFP (lithium fer phosphate) d’une capacité énergétique brute de 91,3 kWh. Elle crédite ce modèle d’une autonomie WLTP en cycle mixte de 502 : « Avec le Sealion 7, on voit bien que ces chiffres sont beaucoup plus réalistes pour notre usage local que ceux de l’Enyaq ».
Delphine Bouchet a aussi changé ses habitudes de recharge : « Pas loin de la salle, nous avons un centre Leclerc qui se vante de proposer la recharge la moins chère [NDLR : 0,19 euro le kilowattheure sans abonnement sur borne 22 kW AC]. Avec le BYD Sealion 7, la puissance de recharge est autour de 10 kW, pour un plein qui me coûte entre 10 et 12 euros. Pour mieux structurer mon entreprise, j’ai en projet pour le début de l’année prochaine de faire installer une borne à la salle. Elle pourra aussi servir pour mes salariés, même s’ils n’ont pas encore de voiture électrique ».
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Témoignage – Après deux hybrides rechargeables, Pascal hésite encore à passer au 100 % électriqueGlobalement, la gérante de l’Orange bleue de Landerneau est satisfaite de sa nouvelle voiture électrique : « Comme dans le Seal U DM-i hybride rechargeable, nous avons des sièges très confortables. Ce sont des modèles baquet. Au milieu du tableau de bord, le gros écran numérique est pas mal foutu, assez agréable à manipuler pour la navigation. L’ergonomie d’ensemble est bien, avec des boutons placés aux bons endroits, en particulier sur le volant. La tenue de route est bonne ».
Delphine Bouchet a toutefois noté : « Pas de toit ouvrant alors que j’apprécie beaucoup cet équipement car nous allons souvent en bord de mer. Il y a une plateforme avec ventilation pour la recharge par induction des téléphones portables, c’est bien. Mais ce système qui refroidit la batterie du smartphone fait un bruit de fou. Du coup, j’utilise plutôt les petites prises USB-C. Mon mari prend et aime bien cette voiture, mais il est toujours assez méfiant concernant le VE à cause des problèmes de paiement aux bornes : elles n’acceptent pas toutes les cartes ».

Le BYD Sealion 7 étant récent, il attire ceux qui s’intéressent à la mobilité électrique : « On vient me poser des questions. La dernière fois, c’est quand j’ai amené ma fille à la natation. Un monsieur est venu me voir pour me demander si j’étais contente de ce modèle, et combien il coûte. Il voulait en particulier savoir ce que la marque chinoise propose et si la qualité est au rendez-vous ».
Et concernant la concession BYD de Saint-Brieuc ? « C’est une petite structure, mais l’accueil y est très bon, avec un café et une équipe sympa, en particulier une assistante vraiment gentille. Avec le conseiller commercial, ça se passe bien aussi : il sait de quoi il parle. Pour la Sealion 7, les révisions sont espacées de 30 000 km. C’est mieux ! La première est facturable 500 euros, mais j’ai négocié de n’en payer que la moitié car la voiture avait déjà 8 000 km quand nous l’avons reçue ».
Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Delphine Bouchet pour son excellent accueil, sa réactivité et son intéressant témoignage que nous avons sollicité. Un grand merci également à Stéphane Linossier, conseiller commercial à la concession BYD de Saint-Brieuc (22), qui nous a facilité le contact avec sa cliente et nous a fourni à notre demande les photos des Seal U DM-i hybride rechargeable et Sealion 7.
Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.
Philippe SCHWOERER
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La byd sealion 7 en 91 kWh coûte 57 k€ avec autonomie 501 km wltp.

Actualité21 septembre 2026
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