Témoignage - cet équipage 100 % féminin a participé au Défi 24 h en Kia PV5 pour une très bonne cause

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De G. à D. : Sophie, Marilyn, Aurélia et Laurence
De G. à D. : Sophie, Marilyn, Aurélia et Laurence

Sophie, Marilyn, Laurence et Aurélia (ordre alphabétique inverse pour changer) sont quatre copines qui travaillent ensemble en mairie au service des habitants de la commune de Saint-Aulaye-Puymangou (24).

Derrière leur participation au Défi 24 h, il y a une très forte histoire d’amitié qui a mobilisé une partie de la population. Mais ça ne pouvait qu’être Karine au drapeau de départ et à l’arrivée du Kia PV5 Passenger prêté par la concession de Bruges (33). Elles nous ont expliqué pourquoi.

Deux équipes Electric Girls…

Pour rappel, le Défi 24 h en véhicules électriques a été lancé en Dordogne l’année dernière par Vincent et Cora Martineau de la chaîne YouTube Electric Vince. Avec un départ et une arrivée à Montchanin (71), la seconde édition a été co-organisée avec l’association Bourgogne Véhicules Electriques. Parmi les équipes engagées en 2026, il y avait les Electric Girls 1 et les Electric Girls 2, réunissant au total sept femmes autour de RoseUp.

Cette association a été créée pour informer, accompagner et défendre les droits des femmes touchées par tous les types de cancer. En choisissant cette cause, les deux équipages voulaient montrer leur solidarité et collecter des dons. Dans la Smart #5 Brabus des Electric Girls 1, Cora était accompagnée de Raquel et Murielle. Au volant du Kia PV5 Passenger se sont succédées Aurélia, Laurence, Marilyn et Sophie, mais il y avait une très grande place pour Karine, leur cinquième collègue et copine qui se bat contre un cancer.

Cette participation au Défi 24 h, c’était pour la soutenir dans ce qu’elle vit et lui montrer leur affection : « C’était tout juste après les élections et la formation du nouveau conseil municipal. Nous étions une équipe de cinq et nous nous sommes retrouvées à quatre. Karine nous a annoncé une rechute de son cancer nécessitant des soins importants. Pour nous quatre, ça a été compliqué à vivre émotionnellement ».

… Chacune à son rythme

C’est pour cela que les quatre copines de la mairie de Saint-Aulaye-Puymangou ont de suite accepté une proposition de Cora : « Elle avait à sa disposition une deuxième voiture électrique prêtée par une concession et elle cherchait à la confier à une autre équipe féminine. On en a discuté entre nous via notre compte WhatsApp des copines du boulot, et on a décidé de le faire pour Karine. Nous avions comme objectif au départ de collecter 2 511 euros, c’est-à-dire un euro par kilomètre pour la distance que nous pensions possible de réaliser avec le Kia PV5 ».

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Seule Marilyn avait déjà l’expérience du VE : « Avec mon mari, nous roulons en électrique depuis neuf ans, avec une ancienne Nissan Leaf 24 kWh et une Tesla Model 3 ». Ce qui explique l’attitude de Laurence, Aurélia et Sophie en amont : « Nous nous sommes reposées sur Marilyn pour la préparation du trajet et trouver où se recharger. Humainement, l’expérience a été géniale, mais nous avons tellement connu de galères en cours de route, que nous n’en sommes pas ressorties convaincues par l’électrique ».

L’idée de faire caravane, c’est-à-dire se suivre entre équipes Electric Girls, a été abandonnée : « Nous ne l’avons pas fait du tout. Avec notre PV5 en 400 V face à la Smart #5 sous 800 V, nous allions prendre plus de temps lors des recharges. On a trouvé que ce serait anxiogène de se suivre, une vraie contrainte. Chaque équipe a donc roulé à son propre rythme. De notre côté, nous avons rapidement pris le parti de rire et de bien manger, et n’avons pas eu le temps de nous ennuyer ».

Défis à réaliser

Pour parcourir un maximum de kilomètres, l’autoroute a été privilégiée : « En partant de Montchanin, nous avions prévu de monter jusqu’à Lille, puis descendre à Chalon-sur-Saône, aller à Reims, revenir vers Montchanin et terminer par de petits allers-retours localement. Mais nous n’avions pas fait attention que le navigateur du PV5 n’était pas paramétré pour privilégier les autoroutes. Ce qui nous a fait perdre du temps au début et nous retrouver en région parisienne par l’A1 dans la nuit, passant par Marne-la-Vallée et Roissy-Charles-de-Gaulle ».

Sur les 24 heures, les quatre femmes ont pris le volant : « Comme dans un vieux couple, nous nous connaissons bien. On sait qui est davantage du matin et qui est du soir, et on remarque tout de suite celles qui sont les plus fatiguées. Nous avons dormi un peu à tour de rôle. Pour cela, le Kia PV5 offre à l’arrière des sièges qui s’allongent bien et la possibilité de loger les pieds sous les fauteuils de devant. Dans le coffre, on a pu emmener plein de trucs. Au final, nous sommes arrivées suffisamment en forme pour le repas du soir réunissant tous les participants ».

Les Electric Girls 2 à l'arrivée (photo retouchée par IN pour faire baisser le bandeau d'arrivée)
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Quelque chose explique ce ressenti : « Nous avions plein d’occupations et n’avions pas le temps de nous ennuyer entre les lives avec Electric Vince et les petits défis à réaliser : chanter, résoudre des rébus, jeux de mots… C’était rigolo. Nous avions pour cela un autre groupe WhatsApp, avec les gens du village. Parmi les challenges à réaliser, nous devions dire partout que c’était Marilyn la cheffe, et aussi que nous étions la mairie de Saint-Aulaye-Puymangou ».

Prise en main du Kia PV5 Passenger

Entre le village de Dordogne et Montchanin, il y a un peu moins de 500 km. Jeudi 28 mai, veille du départ du défi, le mari de Marilyn est allé chercher dans la matinée le Kia PV5 Passenger à la concession de Bruges : « C’est Karine qui a agité le drapeau de départ quand nous sommes parties de Saint-Aulaye-Puymangou sous les encouragements du maire, d’anciens adjoints et de la population. Nous avons même eu les gendarmes qui nous ont escortées sur deux kilomètres avec la sirène. Ils nous connaissent bien. À la mairie, nous travaillons forcément avec eux ».

Ce voyage n’a pas été inutile : « Il nous a permis une prise en main tranquille du véhicule. Une fois qu’on a la jambe de gauche bien calée, il se conduit très facilement. Aurélia a utilisé le régulateurs de vitesse adaptatif : le recadrage est parfois un peu brusque quand on arrive sur un autre véhicule devant. Nous avions aussi souvent le symbole de la tasse à café avec un ding-dong pour que l’on fasse une pause. De plus, ça n’a pas été simple pour nous de trouver le fonctionnement de la radio et du GPS ».

De quoi rebuter un peu quand on découvre cet univers : « Nous étions trois à ne pas être intéressées par tous ces trucs modernes. Aurélia roule en Dacia Jogger, Sophie en Toyota Corolla Verso et Laurence en Peugeot 2008. Pour la recharge, nous sommes parties avec les cartes Electroverse, Freshmile et la Tesla de Marilyn. Mais il aurait fallu qu’on se pose avant le départ la question des bons badges à prendre. Cet univers, c’est comme l’informatique, on aime ou on n’aime pas ».

Les problèmes de recharge

Le ravitaillement en énergie, c’est justement ce qui a lourdement pesé sur l’équipage lors du défi : « Sur nos douze arrêts pour la recharge, nous avons rencontré des problèmes pour la moitié. Payer directement avec la carte bancaire n’a pas toujours fonctionné, des bornes sur l’autoroute étaient en panne, d’autres ne voulaient pas l’une ou l’autre des cartes. Le pire, ça a été à une station Shell où nous avons perdu deux heures : impossible de débrancher le câble. Nous sommes allées chercher des personnes à la station-service qui nous ont dit que c’était fréquent ».

Cheffe, ça marche pas !
La borne qui ne voulait pas rendre le câble
La Cheffe adore quand ça ne marche pas !

Sur l’autoroute, la circulation n’est pas toujours simple pour parvenir à brancher son véhicule : « Nous sommes passées par des stations Engie, Ionity et Powerdot. Comme le connecteur de recharge est devant le capot au milieu de la largeur, l’arrière du PV5 se retrouvait sur le passage. Nous avons aussi remarqué dans une station Tesla que le câble de la borne était trop court pour pouvoir le brancher. Nous avons dû aussi parfois remonter en sens interdit tellement ça peut être compliqué pour accéder à un chargeur ».

Le PV5 a bien été apprécié : « Hormis les à-coups des aides à la conduite, c’est un véhicule génial et confortable. On a une très bonne visibilité sur le nez du PV5. Lors de nos trajets, nous avons eu beaucoup de moustiques, ce qui nous a imposé de nettoyer le pare-brise à chaque arrêt ».

2 511 euros et kilomètres : objectifs atteints ?

Avec les problèmes de recharge et le passage en région parisienne par erreur, les conditions n’ont pas été les meilleures pour parcourir les 2 511 km en objectif. Ce qui n’a pas empêché de conserver de la bonne humeur et de l’humour : « Au total, sur les 24 heures du défi, nous avons fait 1 591 km, mais… si l’on compte l’aller-retour entre chez nous et Montchanin, nous avons dépassé les 2 500. Et comme nous n’avons pas toutes l’habitude de conduire sur de longs trajets, nous sommes ultra-fières de nous ».

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Toujours ouverte au 19 juin, la cagnotte affiche de meilleurs chiffres avec 4 364 euros collectés : « Notre village s’est bien mobilisé, avec un restaurateur qui a organisé une soirée RoseUp, ramenant 1 720 euros. Pour les recevoir, nous avons dû créer l’association l’Equipage de la bastide. À notre retour le dimanche, un comité d’accueil nous attendait. Nous avons été accueillies par une véritable haie d’honneur et Karine avait préparé un apéro. C’était très rafraîchissant. Au final, nous avons vécu un événement lunaire avec le PV5, et vraiment solidaire pour Karine ».

Cora nous a transmis quelques autres chiffres : « Nos deux équipes des Electric Girls ont bien performé. Avec la mienne en Smart #5 Brabus, on a parcouru 2 346 km, arrivant à la 4ᵉ place des 800 V. Les gagnants avec 2 574 km roulaient en Mercedes GLB. La transmission intégrale. Ce qui a été fatal pour notre conso : 27,4 kWh/100 km, contre 23,5 pour eux. Pourtant les deux voitures étaient calées à 130 km/h réels. C’est incroyable ! ».

Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Marilyn (la cheffe en premier), Laurence, Sophie et Aurélia pour leur excellent accueil, leur grande réactivité et leur témoignage que nous avons sollicité auprès de Cora de la chaîne Electric Vince. Un tout grand merci à elle aussi.

Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.

Avis de l'auteur

Il n'est pas donné à tout le monde de s'engager avec le rire et l'espièglerie dans une mission très sérieuse : c'est une très grande qualité qui permet souvent d'abattre les montagnes. Même les bornes qui on fait des misères aux Electric Grirls sont restées entières après leur passage. Il y avait pourtant de quoi s'énerver et perdre la bonne humeur. Faire du très sérieux sans se prendre au sérieux semble avoir été la devise de cette équipe qui a reçu les encouragements de leur village au départ comme à l'arrivée après 2 500 km en Kia PV5 électrique. Beaucoup aimeraient bien aujourd'hui pouvoir tester ce modèle sur autant de kilomètres, tant il retient l'attention des professionnels comme des familles. L'on voit ici par l'exemple que le 800 V devient un avantage lorsque l'on a une utilisation intensive d'un véhicule électrique. Au final, je trouve que Sophie, Laurence et Aurélia ont toutes les qualités requises pour rouler en électrique. Ce ne sera sans doute pas pour tout de suite, mais nous pouvons leur souhaiter de revivre l'expérience avec une meilleure préparation. Souhaitons aussi à Karine de trouver la guérison et les conditions pour revenir à la mairie de Saint-Aulaye-Puymangou.

Philippe SCHWOERER

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