C’est en général le conducteur qui bénéficie de la meilleure place dans une voiture électrique. Pas dans la BMW i7 xDrive60 où les passagers installés à l’arrière recevront un confort sans précédent pour une berline branchée construite en série.

Petite comparaison

Au lancement de sa gamme électrique, BMW avait sans doute déjà à l’idée de proposer une luxueuse grande berline ou limousine. La dénomination i7 a été déposée par le constructeur allemand en 2012. Des fuites en interne avaient permis d’imaginer le vaisseau dès le début de l’année 2019. Il était alors question d’une autonomie proche des 600 km et d’un moteur capable de développer une puissance de 640 chevaux, soit 470 kW.

Concernant le rayon d’action, BMW confirme aujourd’hui : entre 590 et 625 km selon la norme WLTP et en fonction des options embarquées. Est-ce cependant réalisable en usage réel avec une voiture de 5,39 m par 1,95 m pour une hauteur de 1,54 m, pesant de l’ordre de 2,7 tonnes avec son conducteur, et équipée d’une batterie d’une capacité énergétique utile de 101,7 kWh ?

Question puissance, sommes-nous en retrait par rapport aux chiffres divulgués en 2019 ? Apparemment oui, si on s’arrête au groupe motopropulseur disponible en premier sur la BMW i7. Les deux moteurs synchrones à rotor bobiné sont désormais crédités d’un total de 400 kW (544 ch), pour un joli couple maximal de 745 Nm. De quoi abattre le 0-100 km/h en 4,7 secondes. Mais la version M70 à venir fera grimper les chiffres avec 485 kW (660 ch).

7e génération de Série 7

La i7 que nous vous présentons en avant-première intègre la 7e génération de la Série 7 qui devait être présentée au salon automobile de Pékin en avril 2022. Elle embarque une architecture électrique similaire à celle du modèle BMW iX déjà en circulation, ainsi que sa suspension pneumatique adaptative. La famille se complètera d’une version hybride rechargeable et de la 740d mue par un bloc diesel à 6 cylindres.

Le museau de cette berline électrique à motricité intégrale est conforme au nouveau design inauguré avec le SUV X7 avec, des deux côtés de la calandre en deux parties, un éclairage type laser et une ligne de diamants Swarovski dont on trouvera des rappels à l’intérieur (+ 900 euros), sur le tableau de bord, mais aussi au niveau des sélecteurs de marche et de mode de conduite.

La i7 se fera davantage remarquer avec une couleur biton facturée 12 500 euros en option, ou dynamisée en finition M Sport. Pour 4 300 euros de plus, cette dernière se distinguera en particulier par ses jantes aérodynamiques 20 pouces bicolores montées avec des pneus mixtes.

À l’arrière

Avec une BMW i7 qui servira souvent de limousine pour les dirigeants d’importantes entreprises, doit-on s’attendre à un grand coffre ? Non, bien sûr. Au besoin, il sera possible de tracter une remorque jusque 750 kg. Le volume libéré derrière le couvercle électrique de malle n’est ici que de 500 litres. Avec une trappe à skis, mais sans possibilité de le basculer, le dossier des fauteuils à l’arrière n’aidera pas à obtenir mieux.

Pour se glisser sur ces derniers, le modèle mis à notre disposition était équipé de l’ouverture et de la fermeture automatiques des portes (+ 1 600 euros). Des détecteurs empêchent de buter sur un obstacle, ne serait-ce qu’une touffe d’herbe. L’accès à bord est assez large. Les genoux ne toucheront pas les dossiers des sièges avant. Les fauteuils sont chauffants, ventilés, massants et électriques aux 4 places principales (packs Relaxation avant et Executive arrière : 2 100 + 4 650 euros).

En raison d’un dossier plus dur à cet endroit, et d’un relativement imposant tunnel de service, il vaudra mieux réserver celle du milieu à un usage de dépannage. Le gros accoudoir central avec grand rangement, prises USB-C et chargeur à induction serait alors camouflé.

Grand luxe

Un grand toit vitré panoramique non ouvrant (+ 1 000 euros) coiffe la BMW i7. Sur l’accoudoir de droite, un petit écran pour jouer sur différents réglages et modes. En appuyant sur Relax, les vitres à l’arrière, y compris au niveau du pavillon et de la lunette, vont être occultées.

Il est possible d’étendre complètement ses jambes en étant assis à droite (+ 2 300 euros). Le siège à l’avant est conçu pour cela, avec la possibilité de l’avancer plus à fond que d’ordinaire.

Dans cette position, vous aurez peut-être envie de profiter de la station multimédia (+ 4 900 euros). Elle est représentée par le très large écran de 32,9 pouces qui se déplie depuis le toit, et sera sublimée par la mise en scène acoustique du système hi-fi Surround Sound (+ 5 900 euros). Avec tout cela, il sera possible de profiter au mieux des vidéos YouTube, Netflix, Fire TV, etc. « C’est unique dans la production automobile, pour l’instant », souligne Maxime Fontanier.

Épurée à l’avant

À l’avant de l’i7, le conducteur et son voisin retrouveront une ambiance déjà connue avec le BMW iX. C’est à la fois luxueux et épuré. En haut de la planche de bord, le cuir avec surpiqûres cède la place à des boiseries, puis à une bande lumineuse de style diamant qui change de couleur en fonction du mode de conduite.

Cette dotation profite de l’intérieur BMW Individual (+ 4 300 euros) qui apporte une sellerie en cuir Merino, et du ciel de pavillon Alcantara gris anthracite (+1 250 euros). Si tout cela n’était pas assez luxueux à vos yeux, et/ou que vous préfériez au bois la fibre de carbone, vous pourriez opter pour l’intérieur Gran Lusso à 13 500 euros.

Le système multimédia au milieu du tableau de bord est particulièrement fluide. Il se prolonge à sa gauche par l’afficheur numérique reprenant de façon classique, derrière le volant, les informations de conduite. « C’est très impressionnant en termes de qualité de fabrication, et c’est ce qui se fait de mieux aujourd’hui », apprécie notre essayeur. Le luxe est si présent à bord qu’on en oublierait presque les dispositifs qui apportent à l’engin la conduite autonome de niveau 2.

Tarifs

Si l’on s’arrête au prix du modèle de base proposé à 139 900 euros, à condition de décocher les options automatiquement intégrées avec les ambiances Sublime, Sculpturale et Magistrale à retrouver sur le site Internet de BMW, la i7 ne semblerait presque pas chère au regard de l’exceptionnel niveau de confort qu’elle est capable d’offrir.

Mais avec les options que nous avons identifiées, sans toutes les citer, la facture dépasse les 180 000 euros. Sans elles, cette voiture apparaît plus classique.

Ce n’est pas vraiment la Tesla Model S que la marque bavaroise vient chercher avec sa limousine, mais l’EQS de Mercedes. La BMW i7 devrait débarquer dans les concessions françaises à la fin de la présente année 2022.