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Parmi les électromobilistes soucieux d’efficience, il y a les adeptes de la Hyundai Ioniq, avec batterie 28 ou 38 kWh. Depuis des années, Pierre agit en étant guidé par sa fibre écolo. Après avoir découvert l’électrique en 2011 avec une Nissan Leaf 24 kWh, il a eu quelques autres modèles puis a bloqué sa sélection sur la berline branchée Ioniq 38. Témoignage à cinq voix : Pierre, ainsi que son ex-femme Gene, leur fille cadette Isabelle, et les deux petites-filles Elise (20 ans) et Célestine (18 ans), toutes conductrices de ce modèle.
Pour Pierre qui habite dans le sud de la Belgique, rouler en voiture électrique s’inscrit dans une démarche globale afin de réduire l’empreinte de ses activités : « La fibre écologique est là depuis longtemps. Je ne participe pas aux marches pour le climat, mais j’agis à mon niveau. Je prends le vélo, le bus et le train quand je peux, jamais l’avion. Mes dernières années comme prof, j’ai pédalé 80 000 km pour aller travailler, ce qui m’a donné une indemnité de 12 000 euros, de quoi m’acheter en 2020 ma première électrique ».
Ces chiffres paraissent si élevés que l’on pourrait penser à une erreur. Eh bien non ! Jusqu’en 2023, le montant de l’indemnité vélo pour les enseignants belges était de 0,15 euro par kilomètre parcouru : « J’espère être un exemple pour les gens autour de moi. Une vie sans pétrole, c’est super ! Jean-Marc Jancovici me dira avec raison qu’il y a du pétrole dans mes vêtements, l’isolation de ma maison, la fabrication des panneaux solaires, mon vélo, etc. Le pétrole est indispensable pour beaucoup de choses, mais il faut arrêter de le brûler quand on peut faire autrement ».
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Témoignage – Deux Renault Megane électriques au même prix : voilà pourquoi Fabrice a choisi celle avec 22 000 km de plusBien d’autres efforts pour l’environnement et le climat : « J’ai une citerne à eau de pluie de 10 000 litres, mange très peu de viande, utilise une tondeuse électrique, régule la température de la maison avec une pompe à chaleur. Sur le toit, j’ai 36 panneaux solaires qui produisent 8 000 kWh d’électricité par an à la grosse louche, dont la moitié pour ma voiture électrique. En Belgique, nous pouvons bénéficier du régime un peu particulier de la compensation. En cas de production excédentaire par rapport à la consommation, le compteur tourne à l’envers. On met ainsi de côté pour l’hiver ».
Pierre était prédisposé à passer à l’électromobilité : « J’avais un jour rencontré un propriétaire de Tesla qui m’avait dit : ‘On roule en VE soit parce qu’on est écolo soit parce qu’on sait compter’. Comme radin et écolo, je me reconnais complètement. J’ai roulé en Volkswagen Passat TDI convertie à l’huile de colza. Quand j’ai découvert Automobile Propre et son forum, je me suis pris à fantasmer sur les voitures électriques. En 2011, j’avais 55 ans quand j’ai pu prendre le volant d’une Nissan Leaf 24 à l’occasion de journées portes ouvertes ».
Ce n’est toutefois pas ce modèle qui sera la première électrique du foyer : « Cette expérience a été une révélation, mais, venant de sortir, cette voiture était trop chère pour moi qui n’achetais que de l’occasion. J’ai dû attendre 2020 pour acquérir avec mes 12 000 euros d’indemnités vélo une Volkswagen e-Up! de première génération, avec 180 km d’autonomie. Elle venait d’Allemagne. Ça allait, car en pleine période Covid, on roulait relativement peu. Je l’ai toutefois revendue 11 000 euros au bout de deux ans avec 40 000 km de plus ».

Notre lecteur est ensuite passé à la Kia Soul EV 30 kWh : « Achetée à Montpellier [NDLR : à environ 900 km] pour 14 000 euros, elle avait un toit panoramique. J’étais parti de Belgique en Blablabus. J’ai effectué le retour avec la Soul EV en effectuant deux étapes. Nous étions en 2022, et il n’y avait pas encore beaucoup de bornes, et encore moins avec la prise CHAdeMO. J’ai vraiment ressenti beaucoup de plaisir à son volant, puis ce véhicule est devenu une voiture partagée entre Gene — mon ex-femme — et une de nos petites-filles. Jusqu’au jour de 2026 où… ».
Pour Gene, ce Soul EV a été « comme faire un bond dans le futur. Je suis passé d’une Skoda Fabia dépouillée (ni clim ni radio) à une imposante VE équipée de tout ce qui peut rendre la conduite plus facile, secure et confortable. Aaaah les sièges chauffants ! L’autonomie de 200 km a été une source de moments de stress intense malgré les phrases rassurantes de mon ex-mari. Mais après un an de bons et loyaux services, le Cube — comme on le surnommait — a connu un accident dont je n’étais pas du tout responsable. Il a malheureusement été déclassé ».

Ce n’est pas Pierre qui a été le premier à avoir une Hyundai Ioniq dans la famille, mais sa fille cadette : « Suite aux aléas de la vie, je me suis retrouvée sans voiture. J’ai roulé parfois avec sa e-Up! Cette transition avec une petite autonomie a été difficile pour moi qui avait déjà peur quand le témoin du réservoir de mon SUV thermique était à la moitié : vite, une pompe pour faire le plein ! Cette première expérience a été négative. Puis j’ai suivi les très bons conseils de mon Papa en achetant début 2021 une Hyundai Ioniq 28 ».
Isabelle est ressortie « globalement assez contente de cette belle voiture avec laquelle j’ai fait énormément de kilomètres en quatre ans. J’ai aimé son look classique, élégant et passe-partout. Blanche de carrosserie, son intérieur était bien fini et assez féminin avec ses touches de doré et de rose. Mieux que sur la e-Up!, l’autonomie était encore trop juste. Une vie de maman active avec deux jeunes ados et tous les imprévus, c’est compliqué. Il faut anticiper, prévoir… Par exemple avoir un plaid par sécurité si pas possible de mettre le chauffage, et des cartes et applications pour recharger ».
Pierre n’est pas ressorti indemne de cet épisode : « Comme on trouvait très peu de ce modèle d’occasion en Belgique, j’étais allé chercher en Alsace cette Ioniq 28. J’en étais jaloux. Si bien qu’en 2024, je me suis offert, en remplacement du Kia Soul EV, une Ioniq 38 en finition Executive avec le toit ouvrant. Elle était à Brest. Cette voiture a maintenant 6 ans et 177 000 km. Que du bonheur ! Sauf quand j’ai eu le fameux souci de roulement du moteur et du réducteur. Comme personne ne pouvait réparer ça en Belgique, il a fallu emmener la voiture chez Revolte à Paris ».
Ça a aussi bougé chez Isabelle, comme le souligne son père : « À 170 000 km, elle a revendu sa Ioniq 28, pour une Ioniq 38. Parce qu’elle n’avait pas le volant chauffant, elle ne l’a conservée que quelques mois. Qu’à cela ne tienne, celle-ci a remplacé mon ex-femme et nos petites-filles la Soul accidentée. Et on a trouvé cette fois-ci en Belgique une Ioniq 38 Full Option pour Isabelle. Vous suivez toujours ? Résultat des courses : il y a donc maintenant trois Hyundai Ioniq 38 dans la famille ».
Pour la fille cadette, l’absence de volant chauffant est loin d’être un détail : « Je dirais même que cet équipement est indispensable. Sur la e-Up!, j’appréciais en plus le pare-brise chauffant qui empêche la buée de se former. Le confort, le silence, la conduite : je ne voudrais plus revenir à une thermique. Même si au moins avec elle je pouvais mettre le chauffage à fond et n’avait pas en permanence de la buée. Mon compagnon était sceptique par rapport aux électriques. Finalement, il a acheté il y a deux ans une BMW i5. Il ne reviendrait pas en arrière non plus ».
Chez Gene, Elise et Célestine, la Hyundai Ioniq 38 sans volant chauffant est bien appréciée. Voilà ce qu’en dit l’ex-femme de Pierre : « Avec elle, mon niveau de stress a drastiquement chuté grâce à ses 400 km d’autonomie. J’ai appris à tenir compte des différents paramètres qui l’influencent, comme le dénivelé, la température, la vitesse moyenne, la clim. Et maintenant il y a davantage de bornes de recharge. Je suis devenue une électromobiliste sereine. à part le rayon de braquage décevant, c’est un plaisir que de rouler avec cette voiture électrique ».
Elise, 20 ans, ajoute : « J’aime beaucoup les voitures électriques. Parmi toutes celles que Papy a eues, ce sont les Hyundai Ioniq que je préfère. Je les trouve vraiment pas mal et les apprécie même davantage que les voitures normales que j’ai pu conduire. Elles sont agréables, silencieuses et confortables. Seul point négatif, selon moi : l’autonomie. Les kilomètres défilent assez vite, ce qui peut parfois être stressant. Il faut vraiment réfléchir aux trajets qu’on va faire, prévoir où recharger et toujours garder un œil sur les kilomètres restants ».
Sa sœur, Célestine, 18 ans, passe actuellement son permis : « J’aime particulièrement les Ioniq que je trouve très jolies de l’extérieur comme de l’intérieur et très fonctionnelles. Globalement, je trouve les voitures électriques très agréables à conduire grâce au peu de bruit qu’elles émettent et à leurs nombreuses fonctionnalités. Leur petit défaut, c’est une autonomie réduite, et le manque de normalisation pour la recharge comparativement aux pompes à essence ».
Les consos que les électromobilistes arrivent à tirer de leurs Hyundai Ioniq sont difficilement reproductibles avec les voitures électriques d’aujourd’hui. En particulier si l’on veut s’aligner avec les chiffres de Pierre : « C’est un modèle très économique, je le savais avant d’en acheter une. En mode hypermiler, ma consommation sur les derniers 8 000 km est de 10,5 kWh/100 km. Les autres sont à 11,5 en conduite coulée avec peu d’autoroute. Depuis 2020, c’est pour moi 200 000 km sans passer à la pompe, avec, à la grosse louche, 20 000 euros d’économie sur la période. Sans parler du CO2 ».

Elise souhaite préciser un détail concernant l’éco-conduite de son papy : « Il roule vraiment très lentement. C’est sincèrement la personne la plus lente que je connaisse au volant ! Il est le premier à nous avoir fait découvrir les voitures électriques. Il est vraiment à fond dans ce domaine et tout ce qui touche à l’écologie. Il aime nous expliquer comment ça fonctionne, nous montrer les avantages et nous faire tester les voitures pour qu’on puisse se faire notre propre avis. Je trouve ça chouette qu’il soit autant investi et qu’il nous donne envie d’utiliser nous aussi des VE ».
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Témoignage – Plus jamais ! Laurent a été dégouté des voitures électriques par sa TeslaNotre lecteur soigne la recharge : « Sauf lors des vacances, ma voiture électrique n’est branchée que chez moi. Au début, c’était sur une Green’up, puis, très vite, tout le monde est passé à la prise P17 qui est autorisée en Belgique. Donc des recharges à 32 ampères. Retraité depuis 2020, je suis taxi social à 0,50 euro du kilomètre, soit 10 000 euros par an, et donc 60 000 depuis que j’ai commencé. Pour moi, la bonne formule c’est : VE acheté d’occasion avec recharge en photovoltaïque. Plus on roule, plus on gagne. Une basse consommation aide aussi ».
Quelle voiture électrique pour remplacer la Hyundai Ioniq 38 chez Pierre ? « Ma prochaine voiture sera évidemment électrique, mais comment trouver un modèle aussi efficient ? J’ai un rêve de riche : dans le fond de mon garage, j’ai une jolie Audi A2 rouge avec toit panoramique que j’aimerais bien électrifier ».
Laissons le mot de la fin à sa fille Isabelle : « Je ne remercierai jamais assez mon Papa pour ses conseils, ses bons plans et tout son savoir sur les électriques qui le passionnent ».
Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Pierre pour l’accueil, sa grande réactivité et tout le travail réalisé afin d’apporter un témoignage élargi à cinq voix. Un grand merci également à Gene, Isabelle, Elise et Célestine.
Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.
Philippe SCHWOERER
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Actualité21 septembre 2026
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