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Pourquoi changer de voiture quand on a trouvé des modèles qui conviennent très bien ? Il aura suffi d’une malheureuse rencontre avec un sanglier et l’avis des enfants pour que Stéphane et Odile deviennent électromobilistes, elle en Kia e-Niro et lui en BMW i4, respectivement achetées en décembre 2021 et juillet 2024.
Dans le courant de l’année 2021, Odile et Stéphane roulaient en voitures thermiques, elle en DS3 pour effectuer des allers-retours de 120 km vers le lycée agricole où elle enseigne, et lui avec une Audi de fonction. « Quand mon épouse a eu un accident avec un sanglier, nos enfants nous ont poussés à passer à l’électrique. Eux-mêmes ne roulent pas en VE, mais c’était évident dans leur esprit en raison de la distance qui sépare notre domicile du lieu de travail de ma femme. ‘Ça correspond vraiment !’, nous ont-ils dit ».
Notre lecteur a alors sélectionné trois modèles possibles à partir de critères qu’il jugeait importants : « Je suis un passionné d’automobiles. J’ai recherché ce qui existait en occasion d’efficient avec une autonomie conséquente, en me disant : ‘Ainsi, on aura de la marge, et on apprendra à utiliser des VE. Nous avons laissé le Kia e-Soul, car son aspect esthétique nous rebutait. Il y avait le Hyundai Kona aussi, mais c’est le Kia e-Niro 64 kWh en finition Premium que nous avons choisi pour ses qualités reconnues. Il y en avait justement un à la concession de Bourges ».
Cet exemplaire avait tout juste un an : « Servant auparavant à une infirmière, il avait déjà 26 000 km et venait d’être repeint. Nous avons pu constater son efficience dès nos premières vacances estivales avec lui. Depuis notre Berry, nous sommes allés rejoindre un de nos fils vers Grenoble, à environ 450 km. Une simple recharge intermédiaire sur l’autoroute a suffi. Pareil pour nous rendre à Piriac-sur-Mer, à 550 km. Nous avions juste dû attendre cinq minutes qu’une borne se libère, et pendant la recharge, nous avions pique-niqué ».
Odile a ses habitudes de conduite avec le Kia e-Niro : « Je roule en mode Eco, avec la régénération à 2. Sur les parties à 80 km/h, je règle le régulateur de vitesse à 85 afin d’être à 80 GPS. Pour ralentir et/ou m’arrêter, je presse la palette de gauche le temps nécessaire. Ce qui évite de modifier le niveau de régénération. Au contrôle technique fin 2024, on m’a annoncé que mes freins étaient comme neufs ». Le premier jeu de pneus (Michelin Primacy 3) a été remplacé autour des 70 000 km par des Continental All Season.
Connaissant parfaitement son trajet récurrent sur route départementale, la conductrice obtient des consommations très maîtrisées avec sa voiture électrique : « Sans clim l’été ni chauffage l’hiver sauf si température en dessous de -3° C, j’ai respectivement 12 et 14-14,5 kWh/100 km de consommation sur mon parcours de 60 km où j’ai tous mes repères ». Stéphane complète concernant les déplacements sur voies rapides et autoroutes : « C’est autour de 16,5 kWh/100 km dans les meilleures conditions ».
Il a même connu bien mieux : « Sans doute parce que nous avions le vent dans le dos, j’ai une fois observé que nous étions dans les 14 kWh. En partant avec la batterie pleine, et en laissant descendre le niveau d’énergie à 10-15 %, on peut compter en général sur une autonomie de 350 km sur des trajets mêlant routes et autoroutes. Y compris dans ces conditions, le Kia e-Niro se montre très silencieux à l’usage. Pour ma part, je regrette l’absence du One-Pedal auquel je me suis habitué avec la BMW i4 que nous avons achetée à l’été 2024 ».
Le couple a-t-il connu ces problèmes que l’on peut potentiellement rencontrer sur les Kia e-Niro ? Par exemple au niveau des roulements du moteur et du réducteur ? « Aujourd’hui, la nôtre a dépassé les 111 000 km, mais nous n’avons jamais connu cette dégradation ». Des problèmes de motricité ? « Uniquement sur route mouillée, j’ai ressenti que le couple avait du mal à passer sur le train avant en accélérant trop fortement. Je le ressens davantage depuis que j’ai la BMW i4 eDrive40 qui a une architecture propulsion », répond Stéphane.
Ce qui étonne encore nos deux interlocuteurs, « c’est l’espace royal à disposition pour les passagers à l’arrière, alors que le volume du coffre n’est pas en rapport. Rien que pour nous deux, il a fallu à l’occasion de vacances retirer le fond du coffre pour disposer de suffisamment de place ». Autres points perfectibles : « L’application smartphone n’est pas intuitive, et ce n’est pas simple de l’utiliser pour modifier les données de planification des recharges. La navigation dans les menus sur l’écran central de la voiture n’est pas évidente non plus ».
Du côté de l’entretien, Odile a aussi de petites choses à dire : « Je trouve que les révisions tous les 15 000 km, c’est trop rapproché ; je parcours cette distance en moins d’un an. C’est la même fréquence que pour une thermique, ce qui n’est pas nécessaire pour une électrique. Au début, nous allions à la concession de Bourges, mais pour faire grimper les tarifs, il était rajouté des opérations, et je retrouvais parfois ma voiture avec une odeur qui ne me plaisait pas. Maintenant, le e-Niro est entretenu chez Kia Châteauroux. Les révisions sont facturées 150 euros ».
Globalement, Odile « apprécie énormément » sa Kia e-Niro : « J’en suis extrêmement contente à l’usage. Je pourrais à la place avoir une voiture électrique plus petite, mais je ne suis pas sûre de retrouver les mêmes qualités ». Un avis partagé par son mari : « Cette voiture nous satisfait pleinement à l’usage, et nous ne sommes pas sûrs de pouvoir consommer moins avec un modèle plus petit. Au regard de l’expérience des chauffeurs de taxi et de VTC qui ont dépassé les 500 000 km avec des Kia e-Niro, pourquoi remplacerions-nous cette voiture ? ».
La coréenne a bien plu dans la famille : « Chercheure en physique et passionnée de voitures, notre belle-fille disait de notre e-Niro que c’était un tapis volant du fait des accélérations plus linéaires et sans à-coup. Son chien se sentait mieux dedans que dans des modèles thermiques ». L’impact de ce VE chez Stéphane : « Je l’ai trouvé si agréable à conduire avec une capacité à doubler facilement et en toute sécurité, que je me suis dit : ‘Arrivé à la retraite, je prendrai aussi une électrique’. J’avais l’impression de rouler dans une voiture de sport, mais au ralenti ».
Au début de leur bascule dans l’électromobilité, le couple a aussi très apprécié « l’esprit de convivialité que nous rencontrions aux bornes. Nous échangions avec d’autres utilisateurs de voitures électriques sur les consos, les autonomies, les temps de recharge. On avait l’impression de faire partie d’une congrégation un peu particulière. Nous discutions pas mal avec des électromobilistes étrangers, en particulier des Belges. Ça s’est perdu maintenant que les voitures électriques sont entrées dans les mœurs ».
Trouver le bon VE pour Stéphane : « Déjà, nous n’étions pas intéressés par les Tesla qui ne nous plaisent pas. En 2024, nous nous sommes rendus à un salon des mobilités électriques à Bourges. Je me suis principalement intéressé aux Mercedes EQE, Hyundai Ioniq 6 et à la BMW i4. Pour son côté ‘paquebot’, j’ai écarté la Kia EV6. Ce qu’il y avait d’intéressant avec la Ioniq 6 aux lignes un peu particulières, c’est son autonomie et ses capacités de recharge. Nous sommes repartis du salon en ayant pris des rendez-vous pour essayer ce modèle et la i4 ».
Pour départager les deux voitures électriques, le jeune retraité a eu une idée : « Les essayer sur exactement le même parcours le même jour. Nous avions rendez-vous le matin chez BMW et l’après-midi chez Hyundai. Pour la i4, le commercial est venu avec nous. L’essai a donc été réalisé en suivant le trajet qu’il avait défini. Celui de Hyundai nous a laissés découvrir la voiture en toute autonomie, ce qui nous a permis de refaire le même tracé ».

Cette astuce a permis de faire un choix judicieux basé sur les sensations : « Si je ne l’avais pas fait, je n’aurais jamais cru qu’il pouvait y avoir autant de différences. Dans la Ioniq 6, ça secoue un peu comme dans le e-Niro. On est clairement dans une catégorie supérieure de voiture, mais la grande berline ne change rien au niveau du confort. Le toucher de route avec la i4 n’a en revanche rien à voir. Avant, Odile ne voulait pas d’une voiture de cette marque. Aujourd’hui, nous en sommes tellement contents. En deux ans, elle a déjà pris 48 000 km ».
Le couple a bénéficié d’une belle proposition de la part de la concession BMW de Bourges : « Notre i4 eDrive40 était une voiture d’occasion neuve. D’occasion parce qu’elle avait à peu près un an, mais neuve car elle n’avait jamais roulé. Elle avait en option tout ce que j’aurais pris, comme le toit ouvrant et la conduite semi-autonome de niveau 2 Drive Assist Pro. Avec elle, la voiture anticipe tout, les virages, les ronds-points ; pas besoin de toucher à l’accélérateur ni à la pédale des freins, c’est vraiment reposant. On a gagné 20 000 euros en prenant cet exemplaire ».
A partir de l’arrivée de la BMW i4 en juillet 2024, le e-Niro n’a quasiment plus servi pour les vacances et déplacements assimilés : « Comme nous avions reçu à l’achat la recharge Ionity gratuite pendant un an, la i4 a servi tout le temps. Nous avions la chance d’avoir une station de cet opérateur pas très loin de chez nous et hors autoroute. Nous avons donc roulé gratuitement pendant un an. Maintenant, c’est une voiture qui nous sert essentiellement pour les longs trajets ».
Une anecdote toutefois : « Nous avons une résidence secondaire à 350 km de chez nous. Un soir, après une réunion municipale, nous avons voulu y aller avec la BMW i4. Mais à 120 km d’ici, le système a affiché une alerte pour crevaison. C’était plus grave, le pneu était mort. Le dépanneur ne pouvait que nous rapatrier chez nous. Aussitôt après être rentrés, j’ai branché le e-Niro avec lequel nous avons finalement fait le trajet le lendemain. Nous avons deux voitures qui nous permettent de rejoindre cette maison sans recharge intermédiaire, même en ayant un peu d’autoroute ».
Revenons sur cet épisode de pneu endommagé : « C’était à 37 000 km. La ceinture d’un pneu arrière était complètement découpée à l’intérieur ; on voyait la trame métallique. Lors du remplacement, nous avons pu remarquer que celui de l’autre côté était à la limite de céder de la même manière. BMW nous a soutenu que c’était une usure à peu près normale pour les pneus arrière. J’aurais bien aimé le savoir à l’avance pour anticiper le problème : ça nous aurait évité de nous retrouver immobilisés comme ça sur la route ».
Les consos de l’i4 sont plus élevées que sur le Kia e-Niro : « En tournant dans le coin, c’est de l’ordre de 16 kWh/100 km. Sur des trajets voies rapides et autoroutes avec une vitesse moyenne d’environ 103 km/h, on est à 19,2 kWh l’été avec la clim, et 21 l’hiver avec le chauffage. Une des grosses qualités de la BMW i4 pour voyager loin à quatre, c’est que, derrière sa ligne de coupé, il y a un grand coffre. C’est bluffant la place que l’on a là-dedans quand on passe en mode break ».
Le point numéro un mis en avant par Stéphane pour sa berline électrique : « C’est le confort au sens large. On a une absence totale de bruit, et une absence de coups dans la suspension qui se montre très feutrée. Les accélérations peuvent être démoniques. Pour la tenue de route, j’avais une petite appréhension car la i4 est une propulsion et je n’avais pas l’habitude. Mais cette architecture aide à accompagner le mouvement dans les virages, à faire tourner la voiture ».
Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Odile et Stéphane pour leur très bon accueil, leur réactivité et leur témoignage à deux voix proposé après notre appel à retours d’expériences auprès de nos lecteurs.
Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.
Philippe SCHWOERER
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