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Avec avoir enchaîné plusieurs voitures hybrides rechargeables de Peugeot et Mercedes, Gérard, 73 ans, et ancien préparateur en pharmacie, a adopté l’électrique. Ce n’est cependant pas pour des raisons écologiques ou économiques. Il nous explique sa démarche.
Avec l’électrique, Gérard ne s’est pas dit : « Il faut que j’y passe et que j’y reste ». Sa démarche est bien plus souple : « J’ai toujours été un passionné de bagnoles. Quand j’ai commencé à m’intéresser aux voitures électrifiées, il n’y avait pas encore l’augmentation des prix des carburants. J’aime bien la nouveauté et suis technophile. Ce qui m’a guidé, c’est l’envie de vivre avec mon époque, une sorte de curiosité pas du tout malsaine. À l’âge que j’ai, si je ne le faisais pas maintenant, quand le ferais-je ? ».
Notre lecteur n’est pas de suite passé au VE : « J’ai d’abord eu quelques voitures hybrides rechargeables avec lesquelles j’ai eu un bon ressenti de la conduite en mode EV. En adoptant l’électrique, je me suis dit que si ce n’était pas bon pour moi, je reviendrais au thermique. Personne dans ma famille ou mon entourage amical ne roule en VE : je suis le premier. En revanche, dans ma résidence, il y a un jeune couple avec un enfant qui a une électrique. Je les ai interrogés sur le sujet, en particulier concernant la recharge ».
Cet entretien a provoqué un déclic : « Si pour une jeune famille, la voiture électrique est adaptée, alors pour moi qui suis retraité, elle le serait encore mieux. Par curiosité, j’ai essayé plusieurs modèles dans le cadre de salons à Bordeaux. J’ai vu chez Kia des choses intéressantes, sans en ressortir convaincu ; les Tesla, c’est pas mon truc ; j’ai découvert aussi l’Alpine A290. J’ai essayé d’autres VE encore en concession. Un élément qui me dérange s’il n’est pas bon, c’est le régulateur de vitesse adaptatif. Chez Peugeot, par exemple, je le trouve désagréable ».
Gérard n’a pas vraiment hésité entre plusieurs modèles : « J’ai d’abord regardé jusqu’où mes possibilités pouvaient m’emmener. C’était jusqu’à la Mercedes CLA, mais pas plus haut. Pour une première voiture électrique, l’annonce de l’autonomie pour ce modèle me rassurait un peu. Il y a eu au début une petite angoisse à trouver des bornes de recharge autour de chez moi. J’ai reçu mon exemplaire en version 250+ en octobre 2025. Il n’a que 7 000 km environ : je ne suis pas un très gros rouleur ».
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Témoignage – Voilà pourquoi Fabrice va garder sa Toyota Yaris hybride encore quelques années au lieu de passer à la voiture électriqueCette berline électrique à propulsion embarque un moteur d’une puissance de 200 kW (272 ch) pour un couple de 335 Nm. Il est alimenté par une batterie NMC (nickel manganèse cobalt) d’une capacité énergétique exploitable de 85 kWh. Grâce à son architecture sous 800 V, la courbe de recharge en courant continu peut s’élever jusqu’à 320 kW. De quoi récupérer au mieux 325 km d’autonomie en une dizaine de minutes. Cette très intéressante dotation permet d’envisager de parcourir jusqu’à 792 km selon le cycle mixte WLTP.
Les chiffres qui entourent la Mercedes CLA 250+ sont de nature à rassurer : « J’ai à l’idée que je peux disposer d’au moins 500 km en partant avec une batterie pleine. Je rechargerais toutefois avant d’avoir parcouru une telle distance. En fonction de la disponibilité des bornes, je peux brancher vers 30-35 % d’énergie dans la batterie. L’autonomie est la seule donnée à laquelle je m’intéresse. Comme avec mes précédentes thermiques et hybrides rechargeables, je ne regarde pas la conso, car je sais que la CLA gère très bien les trajets ».
La Mercedes électrique de Gérard n’a pas encore effectué de très grands trajets : « Je rayonne principalement autour de Bordeaux, par exemple pour les déplacements locaux comme les courses, découvrir les villages aux alentours, et rendre visite à mes proches. Une grande partie de ma famille est installée dans la région. En outre, je m’occupe d’une personne âgée de mon entourage. Voilà aussi pourquoi je ne m’éloigne pas trop. Pas de vacances donc, le budget est passé dans celui de l’automobile : c’est ainsi que je me fais plaisir ».
Notre lecteur utilise tout de même sa berline électrique pour se rendre à 200 voire 300 km de chez lui : « Au plus loin, je suis allé avec cette voiture jusqu’à Biarritz et Châtellerault en partant de Bordeaux. Comme je suis à 50-60 minutes de la plage, j’y retrouve une fois ou deux par semaine des amis retraités le temps de journées qui ont un peu le goût des vacances. Avec une telle utilisation, ma Mercedes CLA est principalement branchée à la maison, sur une borne 7 kW. Par précaution, j’ai aussi essayé les recharges en extérieur, parfois à proximité de chez moi ».
Ce modèle est compatible avec la fonctionnalité Plug & Charge : « C’est simple, je me gare, je branche la voiture, pas besoin d’avoir à s’identifier manuellement ni de rester à côté, je vais aux toilettes, je reviens, je peux déjà débrancher et repartir. C’est le planificateur de la voiture qui m’indique où m’arrêter pour recharger. Grâce à ces expériences, je sais que je peux voyager les yeux fermés en électrique. Une fois, à une station, j’ai pu discuter quinze minutes avec un autre utilisateur de CLA. Nous avons été dithyrambiques sur les qualités de nos voitures ».
Dans ses propos, on sent nettement que Gérard est très satisfait de sa voiture et n’hésite pas à rechercher et exploiter un peu toutes ses fonctionnalités : « J’apprécie vraiment tout en elle. Elle est confortable, agréable à conduire, sa techno est époustouflante. Je la trouve moderne, correspondant bien à notre époque. Quand il y a un salon de vieilles voitures autour de chez moi, j’y vais. Ce qui ne m’empêche pas de dire, et même au contraire : ‘Qu’est-ce que c’est un plaisir de conduire une voiture électrique ! ».
Parmi les points mis en avant par notre lecteur, il y a le système multimédia MBUX qui comprend les commandes vocales : « Avec cela, on peut demander un peu tout ce qu’on veut. Par exemple trouver ceci, aller à tel endroit, ouvrir les vitres, changer la température du chauffage, etc. C’est une voix féminine qui me répond. On plébiscite les boutons physiques, mais c’est tellement plus simple de passer par les commandes vocales. Trop souvent, les automobilistes n’ont pas la curiosité de l’essayer ».
Autre découverte : « La Mercedes sait se garer toute seule. Elle identifie les places possibles. En appuyant sur un bouton, je peux lancer la procédure de stationnement automatique. À partir de là, elle fait toutes les manœuvres d’elle-même, c’est bluffant. Ca m’amuse de la voir faire. À chaque fois, je pense que je m’y serais pris autrement, mais, au final, je constate qu’elle fait mieux que moi. J’ai mis très tôt le doigt dans l’informatique et Internet, ce qui fait que les nouvelles technologies m’intéressent et me passionnent. Je suis demandeur et jamais perdu ».
Gérard est fier de sa Mercedes CLA : « J’ai été le premier sur Bordeaux à l’avoir en teinte Aqua Mint. Ainsi, ça se voyait que c’était un tout nouveau modèle, et les gens se retournaient sur son passage. Associé à de nouvelles fonctionnalités et à la régénération automatique, son régulateur adaptatif de vitesse est génial. Il ne se déconnecte pas après un arrêt : le véhicule repart quand ça redémarre devant lui. Il y a toutefois des problèmes de reconnaissance des panneaux, mais qui sont plutôt imputables à une mauvaise organisation de la signalisation sur le terrain ».
Notre lecteur est également satisfait de son concessionnaire : « Tout est positif, et j’en suis vraiment content. J’ai la chance d’avoir de très bons rapports avec le concessionnaire Mercedes de Bordeaux. Accueil, contact, etc. : tout se passe bien avec lui. Il m’a donné des conseils sur l’usage de ma voiture électrique et sur la recharge. Par prudence, comme on ne peut connaître le prix de revente d’une telle voiture dans quelques années, et pour me rendre compte du quotidien avec un VE, il m’a incité à passer par la location ».
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Chez Mercedes, Gérard a déjà remarqué un modèle pour succéder à sa CLA : « Je continue à m’intéresser à ce qui se fait. Le Mercedes GLC pourrait prendre la suite. Je vais prochainement profiter d’une journée portes ouvertes pour l’essayer et voir ce que donnent les roues directrices à l’arrière. Parce qu’il fait davantage l’objet de promos, ce modèle me paraît financièrement plus intéressant que le Mercedes GLA. Je trouve que les électriques sont souvent des modèles familiaux. On a bien le cabriolet MG Cyberster, mais pas vraiment de coupés. On perd un peu ce genre de véhicules ».
Notre lecteur a remarqué : « Il y a bien plus de voitures électriques qu’on le croit. La faute aux modèles qui ne sont pas immédiatement identifiables comme tels. Il faut parfois avoir le nez dessus pour se rendre compte que ce sont des VE. Les voitures chinoises sont déjà là, et on va en voir de nouvelles au Mondial de l’Auto cette année. Sur leurs stands, les commerciaux ne parlent pas beaucoup français, je trouve ».
L’électromobiliste ressent : « Il est possible que je fasse école autour de moi. Peut-être pas tout de suite, pas forcément auprès des retraités qui sont rarement téméraires, ni des jeunes qui n’ont pas souvent le budget et roulent pas mal dans des voitures de fonction. Mais déjà on m’interroge dans mon voisinage. Même si nous sommes dans la société de l’Internet, rien n’empêche de demander des avis aux utilisateurs. Je conseille de prendre un modèle avec un planificateur qui permet de trouver des bornes de recharge : c’est sécurisant et bien pratique pour un nouvel usager ».
Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Gérard pour son excellent accueil, sa réactivité et son intéressant témoignage proposé après notre appel à retours d’expériences auprès de nos lecteurs.
Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.
Philippe SCHWOERER
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