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Notre lecteur qui habite dans les environs de Château-Thierry, dans l’Aisne, fait partie de ceux qui sont passés par la case hybride rechargeable avant d’adopter intégralement l’électrique. Un parcours qu’il nous explique.
On entend le plus souvent beaucoup de bien de la berline Hyundai Ioniq électrique, notamment au sujet de sa fiabilité et de son efficience. Cette voiture a aussi pour particularité d’avoir été proposée en hybride HEV et PHEV, c’est-à-dire Plug-In Hybrid. Avec sa batterie d’une capacité brute de 8,9 kWh, dont 7,1 exploitables, l’hybride rechargeable était crédité à sa sortie en 2017 d’une autonomie NEDC de 63 km : « J’aimais beaucoup cette voiture que nous avions achetée en 2019, mais ça me crispait d’entendre son moteur thermique quand j’accélérais ».
Une autre raison a poussé à adopter l’électrique : « J’avais fait mettre des panneaux solaires sur le toit de la maison. En Alsace, nous avions loué une Tesla avec laquelle nous sommes allés dans les Vosges. Mais au cours du voyage, un freinage fantôme a bien failli se transformer en sérieux accident. En raison d’une voiture qui était garée à moitié sur un trottoir, notre VE d’emprunt a pilé alors que nous avions un camion derrière ».
Ce qui n’a pas empêché de passer commande pour deux voitures électriques en 2021 : « En octobre, pour ma femme en particulier, nous avons pris une Dacia Spring afin d’essayer l’électrique avec une citadine. Avant la fin de la même année, nous avons commandé une Hyundai Ioniq 5 qui nous a été livrée en avril 2022. J’avais découvert précédemment ce modèle à Reims. J’en suis ressorti en ayant eu l’impression d’avoir été dans un salon roulant et en me disant que cette voiture avait tout pour elle ».
Achetée au comptant, la Dacia Spring n’est cependant déjà plus dans le foyer : « Ca fera deux ans en juin 2026 que nous nous sommes séparés d’elle. Son gros avantage était d’être électrique. Au début nous ne l’utilisions que pour des déplacements limités. Par exemple pour faire les courses ou nous rendre à la gare à trois kilomètres. Comme je suis grand, mesurant 1,90 m, j’étais mal assis dedans. Ça ne nous a pas empêchés d’aller de plus en plus loin avec ».
La citadine branchée s’est alors révélée un peu trop limitée : « Pour retrouver un de nos enfants qui faisait des études à Reims, c’était trop juste [NDLR : Plus de 130 km aller-retour]. C’est une voiture qui ne tenait pas la route, car très sensible au vent. Nous ne regrettons pas, c’était un essai, et nous l’avons finalement revendue quasiment le prix que nous l’avions achetée, car, entre temps, les tarifs du neuf avaient grimpé de 20 %. En trois ans, nous n’avons même pas parcouru 10 000 km avec elle ».
Cette étape a permis de redéfinir les besoins : « Notre petite voiture devait nous permettre de nous déplacer aussi bien autour de Château-Thierry que d’aller correctement à Reims et même à Paris [NDLR : Environ 200 km aller-retour]. Avec les 320 km d’autonomie réelle que nous avons avec l’Opel Corsa-e chez nous depuis 2024, c’est très bien. D’autant plus que je prends rarement l’autoroute, sauf quand il y a du brouillard et que l’on rentre de Paris de nuit après un spectacle ».
L’Opel Corsa électrique avait été mise en concurrence avec deux autres modèles : « C’étaient les Peugeot e-208 et DS 3 E-Tense, et Madame a choisi en fonction de ses goûts. Nous sommes juste déçus par l’application qui ne permet pas de programmer une fin de recharge à 80 %. Nous ne reprendrons donc pas une Opel. La LOA sur trois ans se termine l’année prochaine. Ma femme souhaiterait à la suite une Citroën ë-C3 ».

Ayant eu de multiples fonctions comme trésorier, Pascal pratique la LOA depuis 2011 : « Tous les ans, j’établis mon budget pour l’année suivante. Comme pour un appartement, nos voitures électriques apparaissent dedans sous la forme de loyers. Ce n’est peut-être pas la formule la plus économique, mais elle me permet de disposer de meilleurs modèles que je n’aurais pas pu obtenir au comptant. Je ne fais plus attention à la propriété, et nos VE sont vus comme des charges récurrentes jusqu’à ce que nous ne puissions plus conduire ».
Notre lecteur avait des exigences pour le VE à utiliser pour les vacances : « Il fallait déjà un grand coffre, et un frunk pour ranger les câbles de recharge. Lors de l’essai à Reims, j’avais vraiment ressenti un coup de foudre pour la Hyundai Ioniq 5. Son seul point négatif, c’est son rayon de braquage. C’est en partie pour cela que nous préférons l’Opel Corsa-e quand nous allons à Paris. L’autre raison, c’est que notre deuxième exemplaire, reçu en février 2026, est équipé de la batterie 84 kWh. Il pèse donc plus de deux tonnes. Terminé avec lui le stationnement gratuit ».
Comme l’actuel Hyundai Ioniq 5 dans le foyer, le précédent était en configuration Propulsion, mais avec une batterie de 72,6 kWh : « Pour ne pas perdre en efficience, je préfère écarter la motricité intégrale. Au crédit de ce modèle, le confort général, le silence, et la praticité d’utilisation avec un grand coffre, un sous-coffre, un frunk et la possibilité d’avancer la banquette arrière pour gagner encore de la place où loger les bagages. Et plus besoin de perdre du temps régulièrement à passer par une station-service afin d’effectuer le plein en carburant ».
La maison est bien équipée pour la recharge : « J’ai deux prises renforcées Green’Up, dont une que je peux atteindre depuis le devant de la maison grâce à un câble de recharge de 20 mètres que j’ai trouvé sur Internet. Ce n’est d’ailleurs pas que pour nos deux voitures électriques, puisque notre fils vient nous voir de temps à autre avec son Hyundai Kona électrique. En revanche, pour l’instant, notre fille est en hybride. Grâce à notre abonnement Tempo d’EDF, nous bénéficions d’un tarif intéressant pour la recharge ».
Avec une succession de deux Hyundai Ioniq 5, Pascal a pris des habitudes de conduite : « Je ne sais pas si ce sont les meilleures, mais je suis en général au troisième niveau de régénération et en mode de conduite Normal. Je passe temporairement en Sport si besoin d’un petit coup de boost pour effectuer un dépassement. En hiver, il m’arrive d’être en Snow si nécessaire. Je suis très fan de la conduite One-Pedal que nous n’avons hélas pas sur l’Opel Corsa-e ».
Pascal se souvient très bien de l’effet que pouvait causer sa Ioniq 5 : « Au début, on venait nous voir pour des renseignements sur le véhicule. C’était surtout des électromobilistes. On nous a déjà dit à une station : ‘On dirait un vaisseau spatial’. Une fois, même, quelqu’un nous a dépassé, a ouvert sa vitre, et nous a fait signe de nous arrêter. Il voulait voir de près la voiture et savoir ce que c’était comme modèle. Il y a quelques années, on se parlait entre nous en attendant la fin de la recharge. Maintenant, les gens ont tendance à s’enfermer dans leurs voitures ».
Pas de problèmes de recharge sur les longs trajets : « Sûrement parce que nous ne partons pas lors des vacances scolaires et que nous évitons l’autoroute. Nous branchons alors le plus souvent notre Ioniq 5 sur les bornes des supermarchés. Une fois, j’ai eu une très bonne surprise sur un chargeur Atlante à Mondeville, en Normandie. On ne pouvait payer avec la carte bancaire, il fallait passer par l’application. Au final, pour 66 kWh d’énergie, la facturation a été de seulement 0,80 euro. Peut-être parce que c’était une nouvelle station ».
Quelle a été la plus longue destination rejointe avec la Ioniq 5 ? « C’était Bollène, dans le Vaucluse où est notre fils, à environ 700 km de chez nous. Sur les bornes ultrarapides, grâce à une bonne courbe de recharge, le 10 à 80 % d’énergie dans la batterie s’effectue à une puissance moyenne de 150 kW. Pour précision, 80 % des recharges environ sont effectuées à la maison ».
Pascal n’était pas dans l’idée de reprendre une Hyundai Ioniq 5 : « Moi j’aurais bien aimé une Mercedes CLA 250+. Nous avons d’ailleurs pu en essayer une en passant par la concession de Reims. Habitant dans une rue pas très large avec un portail assez étroit, j’avais demandé à aller jusque chez moi pour vérifier si la CLA passerait bien. Nous avons été accompagnés par un stagiaire. Après l’aller-retour, ma femme avait mal dans le dos, trouvant moins confortable ce modèle. C’est pourquoi, au bout de 4 ans et 45 000 km, nous avons repris une Ioniq 5 ».
A confirmer, la nouvelle venue semble consommer un peu plus : « Avec la précédente, la moyenne était comprise entre 17 et 18 kWh/100 km. Est-ce parce que la nouvelle est un peu plus lourde, encore un peu trop neuve, équipée de jantes de 20 pouces au lieu de 19 et/ou que lors des 2 500 km que nous avons déjà effectués avec la température a oscillé entre 8 et 13° C : j’ai relevé 19,8 kWh/100 km. Du coup, je n’ai pas pu faire plus de 460 km avec une charge complète, contre un maximum de 507 avec la première ».
Toutefois, notre lecteur ne regrette pas d’être reparti sur une Ioniq 5 : « J’aime beaucoup l’accoudoir central à l’avant qui peut se reculer, me permettant d’avoir sous les yeux un sac que j’ai toujours l’impression d’oublier d’habitude. Là, au moins, je n’ai plus besoin de le chercher car il est sous les yeux. Et, nouveauté, mon smartphone me sert de clé ».
La nouvelle Hyundai Ioniq 5 présente d’autres rafraîchissements : « Les écrans derrière le volant font plus modernes, s’utilisent de façon plus intuitive, avec une meilleure graphie. J’ai choisi la présentation sous la forme de deux cadrans ronds, un pour la vitesse et l’autre pour les puissances de recharge/décharge. On a un choix qu’on n’avait pas avant. J’apprécie aussi l’agencement de l’infodivertissement qu’on peut personnaliser avec des widgets rassemblés dans plusieurs zones, dont une pour le smartphone. C’était un peu vieillot dans l’ancienne tout ça ».
Pascal apprécie aussi « de pouvoir déconnecter les alarmes sonores intrusives en appuyant sur un seul bouton au volant, en particulier les bips sur dépassement de la limite de vitesse. Je trouve très bien l’affichage tête haute qui permet d’avoir toutes les données principales sans plus regarder les écrans derrière le volant. On y retrouve aussi des informations du GPS, y compris en utilisant Maps avec le smartphone. Il y a aussi le V2L pour brancher par exemple une glacière ».
Tout cela rend notre lecteur plus exigeant pour le prochain modèle : « Maintenant, il me faudra l’indispensable One-Pedal, le frunk ou un espace à part pour les câbles de recharge, l’affichage tête haute avec intégration des données GPS du smartphone, ce dernier servant de clé pour le véhicule. J’ai regardé du côté du Skoda Enyaq mais pas de frunk, du Mercedes GLC qui a un coffre plus grand que le CLA, et du Citroën ë-C5 pour son importante autonomie et son grand confort façon tapis volant ».
Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Pascal pour son accueil très amical et son témoignage qu’il nous a proposé après notre appel à retours d’expériences.
Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.
Philippe SCHWOERER
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Euh, votre avis se discute.
Si la voiture a pilé parce qu'un véhicule immobile dépassait sur la chaussée, c'est limite. Et c'est visiblement ce qui s'est passé ici puisque l'auteur parle du risque avec le camion derrière.Pour avoir une IONIQ 5 (2021), dans ce type de cas assez fréquent par chez moi, la voiture alerte du "danger" (qui n'en est pas un pour un humain) avec un (fort) signal sonore et un message sur le TdB, mais elle ne freinera que s'il y a risque réel de collision. Ce qui n'était visiblement pas le cas ici.
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« un freinage fantôme a bien failli se transformer en sérieux accident. En raison d’une voiture qui était garée à moitié sur un trottoir »
Donc ce n’était pas du tout un freinage fantôme mais un freinage de sécurité totalement adapté :)
Il est intéressant de voir à quelle point l’expression est de plus en plus utilisé de manière… inadaptée :D
Les freinages fantômes sont devenus la pire « mauvaise publicité » pour Tesla :)
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Et ben,ils ont fait des progrès en peu de temps Hyundai.J’ai exactement la même (sauf HTRAC)mais d’avril 2025,et pas de clé numérique et pas de possibilité d’enlever les alarmes de dépassement de vitesse!;