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Victor a troqué sa Kawasaki Ninja 300 contre une BMW C Evolution d’occasion il y a quelques années. Après avoir roulé tous les jours sur le périphérique parisien, il s’est installé en Loire-Atlantique qu’il continue d’arpenter, seul ou à deux, sur son maxi-scooter électrique. Témoignage d’un homme convaincu, qui a déjà roulé plus de 40 000 km et compte bien en faire encore autant.
Adepte de deux-roues depuis ses 15 ans, Victor a commencé avec un 50 cm³ avant de passer à la moto à 20 ans. Il a longtemps apprécié le côté sportif de la Kawasaki Ninja 300, mais lorgnait sur l’électrique depuis un certain temps. « Je me suis intéressé à cette technologie dès 2016, pour des raisons d’efficacité énergétique, de souveraineté et d’écologie », explique-t-il. Il convainc même son père d’acheter une Renault Zoé en 2017, qu’il lui emprunte souvent et dont il apprécie la conduite.
Fatigué de payer des stationnements exorbitants pour sa moto thermique à Paris, et aussi par le vacarme du moteur, il s’est vite tourné vers BMW. « Le C Evolution était le seul scooter électrique qui me semblait valable, capable de rivaliser avec une moto en termes de performances et de sensations », souligne-t-il.
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Témoignage – Bruno a parcouru 76 000 km en Tesla Model 3 pour seulement 3,33 € aux 100 kmVictor a d’abord essayé le scooter français Eccity, mais il n’a pas été convaincu : « Trop petit, pas assez sécurisant. » Il s’est ensuite tourné vers le BMW C Evolution, qui lui a plu pour sa robustesse et ses performances. Cependant, avec un prix neuf de 15 000 €, l’investissement était un peu trop élevé, il s’est donc tourné vers le marché de l’occasion et en a trouvé une chez FCGE à Boulogne-Billancourt, un concessionnaire spécialisé dans les C Evolution. « Il avait 30 000 km au compteur et coûtait tout de même près de 10 000 € », se souvient-il avec une pointe d’amertume, même s’il l’a déjà bien amorti puisqu’il a roulé 40 000 km depuis 2022 ! « Mon scooter électrique fêtera ses 10 ans cette année, et tout se passe bien. Je signe pour dix années de plus ! »

Il y a quatre ans, Victor vivait en région parisienne où il travaillait… Dans la mobilité électrique ! « Pour la petite histoire, je suis de formation immobilière et je me suis reconverti dans la mobilité électrique en grande partie grâce à Automobile Propre ! J’avais commencé à vous lire vers 2014-2015, et j’ai acquis une bonne culture sur le sujet qui m’a permis de me faire recruter chez Qovoltis, puis à la SIPLEC de Leclerc (qui gère l’approvisionnement énergétique du groupe) où je suis encore aujourd’hui. »
À l’époque, Victor utilise son C-Evolution pour le domicile-travail et les vacances. Depuis, il s’est installé en Loire-Atlantique où il travaille depuis chez lui. Mais hors de question de remiser le scooter électrique au placard : il l’utilise pour les week-ends et les road trips. Il a déjà sillonné la France, de Paris à Alès, en passant par la Creuse, le Massif Central, l’Aubrac et les Cévennes. « J’aime passer par les routes secondaires pour voir du pays. C’est l’intérêt du road-trip : on évite l’autoroute, on voit les choses autrement. »
L’autonomie du C Evolution varie selon l’usage. Seul, Victor peut parcourir jusqu’à 150 km en conduisant tranquillement. Mais à deux sur autoroute, à 130 km/h, l’autonomie chute à 80 km. « Il y a une grosse différence entre une conduite calme et une conduite sportive, comme avec une voiture électrique », note-t-il.
Côté recharge, il s’est adapté. À Paris, il utilisait les bornes Belib’ ou publiques qu’il trouvait facilement grâce à Chargemap, et se chargeait sur son lieu de travail gratuitement. Maintenant, il charge à domicile avec un abonnement à 14 centimes le kWh. C’est en déplacement que ça se complique, mais avec un peu d’organisation, on y arrive. « Je passe la nuit dans des campings ou des hôtels qui ont des bornes pour recharger pendant le sommeil, et pendant la journée, je me débrouille pour faire des pauses dans des villages avec du patrimoine, de bons restos… » Avec 3h30 pour une recharge complète, il peut prendre son temps à table !
Victor ne tarit pas d’éloges sur son C Evolution, dont il apprécie tout particulièrement le confort et la maniabilité. « Il se conduit très bien, même s’il faut faire attention en ville à cause du manque de bruit. Les piétons ne font pas toujours gaffe ! » précise-t-il.
L’accélération est un autre point fort : « De 0 à 100 km/h en 6 secondes, comme ma Ninja 300 ! Le couple instantané rend les départs arrêtés très dynamiques. » Côté économique, Victor est ravi : « Ça avance bien, il n’y a presque pas de bruit ni de vibrations, donc les trajets sont beaucoup moins fatigants, et ce n’est pas cher à utiliser. J’ai roulé 40 000 km et j’ai calculé avoir économisé 5 000 € par rapport à un thermique. Et puis, l’électricité est française, c’est mieux que le pétrole qui vient de l’autre bout du monde. »
Malgré ses qualités, le C Evolution a bien sûr quelques défauts. La recharge est lente, on l’a dit, et l’autonomie limitée sur les voies rapides. Le poids du scooter peut être considéré autant comme un atout que comme un inconvénient : « Là où certains scooters électriques sont un peu trop frêles, le C Evolution est stable et robuste, on se sent en sécurité dessus. En revanche, 300 kg, c’est lourd à manipuler. S’il tombe, bonjour la galère pour le relever ! »
Enfin, le coût à l’achat reste élevé, surtout neuf, même si Victor note qu’« aujourd’hui, on n’est pas si loin du prix d’un TMAX ».
Et bien sûr, qui dit vieille bécane dit équipements un peu datés. Pas d’ouverture centralisée sur ce modèle de 2017, ni de connexion intégrée pour le smartphone. Mais Victor a fait quelques aménagements pour moderniser le C Evolution : ajout d’une ouverture télécommandée pour le coffre, d’une alarme, d’un support pour téléphone, d’un top-case et de selles chauffantes. « Comme j’aimerais le faire tourner 15-20 ans, je m’investis pour qu’il dure ! »
Le début a été un peu chaotique, car l’IML (Integrated Loading Module) du C Evolution a grillé au bout de moins d’un an. Ce module qui gère la recharge des batteries coûte près de 3 000 € à changer, mais heureusement le constructeur a pris en charge cette réparation. « Je ne regrette pas d’être passé par un concessionnaire BMW car ce coût aurait été vraiment compliqué à absorber », déclare-t-il.
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Victor suit de près l’actualité des deux-roues électriques, mais il ne voit rien qui arrive au niveau du C Evolution, à part peut-être chez Zero Motorcycles. Son attachement à ce scooter va au-delà de la simple satisfaction utilisateur, c’est aussi une question de convictions.
« Je crois dur comme fer à l’électrique, et pas seulement pour les deux-roues. Je suis ravi de faire partie de cette transition », explique-t-il avec enthousiasme. Son expérience avec le C Evolution a renforcé cette conviction : « C’est un scooter qui prouve que l’électrique peut être performant, fiable et agréable au quotidien. Et même si la recharge prend un peu de temps, c’est un compromis que je suis prêt à faire pour rouler propre. »
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Actualité21 septembre 2026
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