Renault passe un cap symbolique avec ses voitures électriques fabriquées en France

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Un style réussi pour cette R4 E-Tech Plein Sud
Un style réussi pour cette R4 E-Tech Plein Sud

Fervent défenseur du « made in France » pour l’électrique, Renault vient de franchir un cap symbolique qui en dit long sur sa philosophie. Un million de véhicules électriques du groupe ont été produits sur notre sol depuis 2010 !

Pour ceux qui auraient raté un épisode, l’histoire électrique de Renault n’a pas débuté avec la R5 électrique. Bien avant le retour de cette citadine emblématique, la marque avait largement commencé à électrifier sa gamme avec la Zoé et le Kangoo ZE. On a ensuite eu le droit aux Mégane, Scénic, Trafic, Twingo, Master et R4…

Une stratégie de longue date qui permet aujourd’hui au groupe de François Provost de franchir le cap du million de véhicules électriques fabriqués en France depuis 2010. Précisons que ce volume englobe également les utilitaires électriques ainsi que des modèles commercialisés par d’autres marques de l’Alliance.

Une industrie concentrée dans le nord de la France

Les véhicules sont assemblés dans plusieurs usines françaises, notamment à Douai, Maubeuge, Dieppe, Batilly et Sandouville. Ces sites s’appuient aussi sur les activités de Cléon, Ruitz et du Mans, ainsi que sur la Refactory de Flins (pour le recyclage). On constate que le nord de la France occupe une place centrale dans cette organisation.

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Créé autour des usines de Douai, Maubeuge et Ruitz, le pôle ElectriCity a déjà produit 600 000 wattures. Renault le présente comme l’un des principaux centres européens pour le 100 % électrique. Plusieurs modèles y sont aujourd’hui assemblés, parmi lesquels on retrouve les R5 et R4 électriques, mais aussi des véhicules destinés à Nissan, Mitsubishi et Alpine. Des productions pour Ford rejoindront également les chaînes.

Le rôle central de la R5 électrique

La montée en cadence de la Renault 5 joue un rôle important dans cette stratégie. Le cap des 100 000 exemplaires fabriqués avait été franchi à la fin de l’année 2025. Renault estime désormais que la production cumulée pourrait dépasser les 200 000 unités en 2026. À Douai, une équipe de nuit a été mise en place et 550 intérimaires ont été recrutés depuis octobre. Le constructeur prévoit encore d’augmenter les cadences à partir de septembre.

13 milliards d’euros investis en France depuis 2021

Tout cela s’accompagne d’investissements conséquents. Renault a engagé 13 milliards d’euros en France depuis 2021 pour adapter ses usines. Et le groupe évoque la possibilité d’investir une somme équivalente dans le cadre de son prochain plan stratégique.

Au-delà du cap symbolique du million de véhicules électriques fabriqués en France, rappelons que Renault emploie 39 000 personnes sur notre sol, et que ses activités soutiennent 35 000 emplois chez ses fournisseurs.

Enfin, le constructeur indique avoir formé 53 000 salariés à des domaines bien spécifiques, notamment ceux des batteries, de l’IA, de l’électrification et de l’économie circulaire.

L’électrique au service de la réindustrialisation

Cette stratégie ne suffit évidemment pas à enrayer le recul industriel français, d’autant que plusieurs composants restent importés. Mais elle montre que la transition électrique peut servir de levier de réindustrialisation… À condition que les véhicules « made in France » restent compétitifs face aux modèles assemblés dans des pays aux coûts moins élevés.

Au cours des quinze dernières années, le groupe a tout fait pour maintenir des volumes dans ses usines françaises. Avec succès. Douai étant désormais à plein régime, le remplaçant du Scénic électrique sera construit en Espagne pour faire de la place.

On note toutefois que Flins, qui assemblait la Zoé, ne produit plus de voitures. Et que des choix rationnels sont faits, la nouvelle Twingo à prix serré est ainsi assemblée dans l’est de l’Europe.

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