Avec des motorisations majoritairement hybrides jusqu’à 360 chevaux, une ligne soignée de 4,93 m et un intérieur luxueux, la DS9 s’attaque directement aux grandes berlines allemandes haut de gamme.

La naissance de la marque DS s’est opérée en trois temps, dont le troisième débute ce jour. Les débuts sous la marque Citroën ont été suivis de l’indépendance via les SUV, les DS7 et DS3 Crossback. Voici enfin ce que beaucoup attendaient, une berline haut de gamme, descendante des illustres DS ou CX.

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Un lien entre passé et futur

Question design, nous avons déjà pu apercevoir le principales sur les premières photos en ligne ce lundi. La « gueule » proéminente se conjugue à des optiques très soignées, du chrome, et des diodes verticales rappelant le DS3 Crossback. Le capot invite une ligne chromée, signant l’intention haut de gamme du véhicule, avec logo « E » pour les modèles hybrides. Le profil est très proche de la cousine Peugeot 508, mais ne vous y trompez pas, la DS9 mesure 18 cm de plus ! L’empattement y est pour beaucoup, rallongé de 11 cm.

Avec 4,93 mètres, elle est aussi 1 cm plus longue qu’une Mercedes Classe E, et affiche 1,85 mètre de largeur. Les flancs sont très épurés, avec des poignées rétractables et un seul pli venant lier les phares et feux arrière. Le chrome entoure le vitrage latéral et l’allure « fastback » de la berline, le haut de lunette arrière adoptant des rappels de clignotants façon Citroën DS. Enfin, la poupe reçoit les feux arrière typiques de la marque, liés par un jonc chromé.

Jusqu’à 360 chevaux !

Si nous vous parlons de cette DS9, c’est qu’elle adopte une unique motorisation hybride rechargeable dès le lancement. D’abord, ce sera la version 2 roues motrices 225 chevaux qui animera la gamme. Le bloc essence est le même 4 cylindres 1,6 litre que sur la Lionne (ou le Citroën C5 Aircross), associé à l’électrique 80 kW/110 ch, via une boîte automatique 8 rapports. Par la suite les E-Tense seront triple, grâce à la version 250 chevaux, et une inédite 4 roues motrices 360 chevaux. Cette dernière sera partagée avec la Peugeot 508 PSE, présentée en concept en 2018. Une version 100% essence 225 ch est aussi prévue.

La batterie associée à la berline DS est celle de 11,9 kWh (utiles), allouant « entre 40 et 50 km » d’autonomie. La recharge sera possible jusqu’à la puissance de 7,4 kW. Sur wallbox ou borne publique compatible, la DS9 pourra récupérer son plein d’électricité en 1h30 selon la marque.

Un intérieur luxueux

Ce qui nous avait plus dans l’essai du DS7 Crossback, c’était la démarcation claire avec ses congénères Peugeot 3008 ou Opel Grandland X. Une différence vers le haut (de gamme), avec des matériaux de choix et une finition soignée. Sur les visuels de cette DS9 proposés par le constructeur français, l’ambiance s’annonce très flatteuse. Petite déception, la planche de bord est calquée sur le SUV, à quelques détails près, comme les aérateurs latéraux. On retrouve ainsi l’instrumentation numérique derrière le volant de très belle facture. Au centre, le grand écran tactile gère le multimédia, au-dessus du large espace entre les sièges et sous l’horloge B.R.M. en tête de console.

En termes de finition, pas de détails. On sait juste que les atmosphères « DS Bastille », « DS Rivoli » et « DS Opéra » seront au catalogue, avec leurs couleurs et cuirs spécifiques. La sellerie façon bracelet est bien sûr au rendez-vous. La firme détaillera l’équipement ultérieurement cette année.

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On note entre autres la présence du DS Drive Assist, associant régulateur adaptatif et maintien de voie (conduite autonome sur voie rapide). La vision nocturne, le freinage d’urgence ainsi que les suspensions adaptatives s’inviteront sur la DS9 E-Tense, reste à déterminer sur quelles versions.

Une concurrence féroce

La DS9 E-Tense sera lancée « au second semestre » promet la marque, donc en hybride rechargeable 225 ch. Nuance avec la Peugeot 508, produite en France, la DS9 est un produit made in China, dans l’usine de Wuhan, tout comme la cousine 508 L. L’année 2021 devrait voir les versions E-Tense 250 ch et 360 ch 4×4. Quant au prix de cette berline, il va falloir être patient, et ne pas compter sous les 55.000 euros.

En face, la Française ne sera pas seule. En effet, la rivalité englobe les Audi A6 50 TFSI e (367 ch, 62.200 €), BMW 530e (252 ch, 58.150 €), Mercedes E 300 e (320 ch, 60,251 €) et Volvo S60 T8 (390 ch, 59.990 €).

Enfin, côté actualité, la DS9 E-Tense posera ses roues au Salon de Genève (5-15 mars). La berline aura pour coéquipier un nouveau concept-car, révélé ce mercredi 26 février à 8h.

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