Confort, esthétique, performances : dans une voiture électrique comme dans une thermique, il existe tout un choix d’options pour améliorer ces caractéristiques. Leur prix étant élevé, les véhicules zéro émission proposent souvent des équipements haut-de-gamme de série dès l’entrée de gamme. Automobile-Propre vous détaille l’intérêt de chacune des options généralement offertes.

Une pompe à chaleur ? Des sièges chauffants ? Des jantes plus grandes ? Un système de pilotage semi-automatique ? Les options et équipements ne manquent pas à bord d’une voiture électrique. Plus chers que leurs homologues thermiques, ces véhicules sont souvent orientés vers une clientèle aisée. Ils intègrent donc généralement de série et dès la finition d’entrée de gamme toute une panoplie d’équipements habituellement proposés en option.



La pompe à chaleur

Ainsi, il est courant de retrouver de série une pompe à chaleur, plus économe qu’un système de chauffage et climatisation classique. Pratique en hiver comme en été, pour ne pas faire fondre l’autonomie à vue d’oeil. Réglée sur 20 degrés par temps froid, une pompe à chaleur consomme en moyenne moins de 500 watts alors qu’un système de chauffage classique consomme 2000 à 4000 watts. A quelques exceptions près (comme la version française du Kia e-Niro), la grande majorité des voitures électriques récentes incluent d’office cet équipement.

La pompe à chaleur de la plateforme e-cmp de PSA.

Les sièges chauffants

Un autre équipement permet d’économiser davantage d’énergie en hiver : les sièges chauffants. Une petite résistance placée sous les sièges avant et plus rarement sur la banquette arrière permet d’avoir une sensation immédiate de chaleur et ainsi éviter d’utiliser le chauffage.

Elle n’est généralement pas proposée de série sur les finitions d’entrée de gamme. La Peugeot e-208 l’offre par exemple en option à 200 euros et d’office à partir de la finition la plus haut-de-gamme. Certains modèles disposent également du volant chauffant pour un confort renforcé, utile dans les régions aux hivers rudes.

Le pré-conditionnement

Le pré-conditionnement est également un équipement majeur dans une voiture électrique. Intégré de série sur quasiment tous les modèles actuellement commercialisés, il permet de programmer le chauffage ou la climatisation du véhicule lorsqu’il est branché sur une borne de recharge. Ainsi, il n’y a aucune perte d’autonomie et le confort est déjà optimal lorsqu’on entre dans l’habitacle. On évite alors l’effet fournaise lors des canicules ou l’expédition polaire par grand froid.

Par temps froid, le préconditionnement de l’habitacle est une fonction bien utile…

Les assistances à la conduite

Côté conducteur, il existe aussi de nombreuses options : assistances à la conduite telles que l’aide au maintien dans la voie, le régulateur de vitesse adaptatif, les systèmes anti-collision et les fonctions de pilotage semi-automatique. Elles sont souvent inclues de série dans les finitions haut-de-gamme mais peuvent parfois être intégrées en option sur les versions inférieurs.

Sur la Nissan Leaf, il faut par exemple débourser 1000 euros pour s’équiper du Pro-Pilot. Cette fonction s’apparente à un pilote semi-automatique : des radars et caméras conservent le véhicule dans sa voie et régulent la vitesse en fonction du trafic. Si l’option est très pratique et sécuritaire notamment sur l’autoroute, elle n’est pas forcement la plus sobre. En effet, le système à tendance à vouloir maintenir la vitesse réglée préalablement à tout prix. Les freinages et accélérations sont plus brusques qu’en conduite manuelle et consomment donc davantage d’énergie.

Lancé avec la nouvelle Leaf, le système ProPilot assure le maintien dans la voie.

L’ordinateur de bord

Presque toujours inclus de série, l’ordinateur de bord compatible Android Auto et Apple Car Play est un bon allié des trajets exceptionnels. Rouler en voiture électrique sur de longues distances nécessite en effet un minimum de planification. En branchant son smartphone, on peut ainsi garder un oeil sur Waze ou Google Maps, bien plus fiables que les GPS intégrés par les constructeurs. Le prochain arrêt-recharge sélectionné comme destination, on peut alors vérifier en temps réel le nombre de kilomètres restants à parcourir et les comparer à l’autonomie estimée par l’ordinateur de bord.

L’écran de bord compatible Android Auto de la Renault Zoé.

Les services à distance

Il est aussi possible de connecter son téléphone au véhicule afin de contrôler à distance la recharge, le pré-conditionnement, les phares, le klaxon et consulter diverses informations. Hélas, au-delà de quelques années offertes par le constructeur lors de l’achat, l’option devient souvent payante à travers un pack ou un abonnement.

Les choix de moteurs et batteries

Pour maîtriser sa consommation, il est surtout important de choisir la motorisation et la batterie qui conviennent à ses usages. Si les voitures électriques proposent souvent une seule et unique configuration par modèle, certaines offrent la possibilité d’opter pour un bloc et une batterie plus ou moins puissantes.



C’est par exemple le cas de la Renault Zoé, de la Nissan Leaf, du Hyundai Kona, du Kia e-Niro et des Tesla. La citadine au losange est par exemple disponible avec un moteur de 92 ou 108 chevaux pour un différence de prix de 1100 euros. Les SUV coréens sont aussi proposés en deux configuration de batterie : 39 ou 64 kWh pour 4000 euros d’écart. Plus vif, plus d’autonomie, mais pourquoi faire ? A vous de choisir en fonction de vos besoins réels.

Les capacités de recharge

Si les connecteurs de charge rapide sont proposés de série une grande partie des voitures électriques du marché, certaines en sont encore dépourvues. Si vous envisagez régulièrement de longs trajets, assurez vous bien que l’équipement soit présent et vérifier la puissance délivrée. Plus celle-ci est élevée, plus rapide sera la charge.

Idem quant au chargeur embarqué pour la charge à domicile en courant alternatif (AC). Certains constructeurs n’offrent que le minimum (3 kW) et proposent en option les chargeurs à puissance plus élevée (7, 11 ou 22 kW). Par exemple, sur les modèles eCMP de la gamme PSA (Opel e-Corsa, Peugeot e-208, DS 3 e-tense), le chargeur 11 kW est en option.

Représentant quelques centaines d’euros d’investissement supplémentaires, ces options s’avèrent particulièrement intéressantes en France où un grand nombre de points de charge publics reposent sur une technologie AC (lire notre dossier sur la recharge AC/DC).

Sur la Opel e-Corsa, le chargeur 11 kW n’est pas disponible de série.

Les câbles de recharge

A l’achat d’une voiture électrique, le constructeur propose presque systématiquement un câble de recharge permettant de recharger sur une prise classique (type 2 / type EF). Pratique pour se brancher chez soi, mais souvent inutile en déplacement.

Si les bornes rapides et ultra-rapides DC sont équipées d’un câble, ce n’est pas le cas des petites bornes AC. Pour vous y recharger, il faut posséder un câble « type 2 / type 2 », proposé en option sur certains véhicules. Sachez que vous pouvez acheter ce câble sur internet entre 200 et 500 euros et ainsi éviter de payer le prix fort du constructeur. Sur ce point, n’hésitez pas à aller faire un tour sur la Boutique Automobile-Propre.

Les bornes de recharge

Pour vous aider à installer une solution de recharge à domicile, les voitures électrique neuves sont souvent accompagnées d’offres optionnelles en partenariat avec des installateurs. Penchez-vous sur les propositions du vendeur car les tarifs négociés peuvent être très intéressants. Les constructeurs offrent parfois la borne ou la pose. Dans tous les cas, vous avez droit aux subventions publiques du programme ADVENIR qui compense jusqu’à 50% du coût total.

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Une Renault Zoé branchée sur une borne de recharge domestique.

Jantes et rétro-caméras

Lorsqu’on en a les moyens, on est parfois tenté d’équiper son véhicule avec des jantes plus grandes et plus esthétiques. Un choix qui n’est pas sans conséquence puisque, outre des frais d’entretien plus élevés, les modèles de plus grand diamètre réduisent l’autonomie. En passant de 16 à 20 pouces, la perte représente une trentaine de kilomètres sur un véhicule doté d’une autonomie d’environ 300 km. Sur les Tesla, il a également été reporté une perte de 3% d’autonomie entre des jantes 19 et 21 pouces.

Enfin, gadgets selon les uns, évolution technologique pour les autres : les rétro-caméras. Un seul modèle propose pour l’instant ce système en remplacement des rétroviseurs classiques à miroir : l’Audi e-Tron. L’option est facturée 1850 euros et permettrai de gagner une vingtaine de kilomètres d’autonomie selon le constructeur.

Les rétro-caméras de l’Audi e-Tron.