Le cortège à proximité du salon de Francfort 2019 - Photo Campact

Déjà fragilisé par l'absence de très nombreux constructeurs, le salon automobile de Francfort fait face à d'importantes manifestations.

Entre 15.000 et 25.000 personnes ont défilé samedi en marge de l’ouverture au public du salon automobile de Francfort. Convergeant à pied ou a vélo sur les avenues et autoroutes fermées pour les manifestants, ils réclamaient une « révolution des transports ». La mobilisation est inédite de part son ampleur en Allemagne, où la voiture est presque un emblème national. Elle a certainement été attisée par un grave accident survenu à Berlin, la veille de l’ouverture du salon. Quatre piétons sont décédés en plein centre de la capitale allemande, heurtés sur le trottoir par un SUV Porsche.

Au-delà de la sécurité, les revendications portaient sur le partage de l’espace en ville et l’environnement. « Nous voulons que l’avenir appartienne aux bus, aux trains et aux vélos… on n’en veux plus de ces gros SUV et voitures qui consomment beaucoup ! » a déclaré Christoph Bautz, le directeur du collectif Campact co-organisateur de la manifestation, avant d’ajouter que « le salon de l’automobile représente le siècle passé ». La branche allemande des « Amis de la Terre » a expliqué en avoir « assez des politiques qui donnent la priorité aux voitures dans nov villes » et affirmé que « les piétons et les cyclistes doivent conquérir les espaces urbains ».

Critiquée, l’industrie automobile doit s’engager dans une vraie transition écologique comme sociale. Si de nombreux modèles électriques étaient présentés à la presse au salon de Francfort, les SUV et 4×4 thermiques ont toujours la part belle. Ces derniers s’écoulent facilement et représentent une manne financière importante pour les constructeurs au détriment des piétons, cyclistes et de l’environnement.

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