Le constructeur automobile PSA et le pétrolier Total s’unissent pour la création d’ACC, une coentreprise visant une usine de cellules de batteries dès 2023 en France et Allemagne.

Le plan de relance annoncé ce 3 septembre, intégrant une partie automobile, disposait aussi d’une colonne relocalisation. Le ministre de l’Économie Bruno Lemaire a lancé en exemple vouloir la production de batteries en France, « plutôt que de les importer à 85% de Chine ou d’Asie ». Il sera ravi que quelques heures plus tard, un tel projet se concrétise.

Début de production en 2023

Le projet de fabrication de cellules de batteries avait déjà émergé début 2020, dans la foulée de l’annonce de l’Airbus de la batterie. Le groupe automobile sochalien PSA et le pétrolier français Total (avec sa filiale Saft) ont ici signé la création de leur coentreprise. Elle se nomme Automotive Cells Company, ou ACC.

Ce n’est pas une coïncidence, le projet d’ACC se confirme le jour de l’annonce du plan de relance. D’ailleurs, parmi les 5 milliards d’euros investis, 1,3 milliard viennent du soutien de l’État français et de l’Allemagne.



ACC développe déjà les cellules lithium-ion dans le site Saft de Nersac (16), près d’Angoulême. Ensuite, la production de ses batteries sera relocalisée sur deux autres sites à forte capacité : l’un en France à Douvrin (62) pour Peugeot/Citroën, et l’autre à Kaiserslautern en Allemagne côté Opel. Selon le communiqué, le départ sera donné en 2023, avec 8 GWh de capacité annuelle. A l’horizon 2030, ACC devrait produire 48 GWh de batteries, l’équivalent « d’1 million de véhicules électriques ». Pour comparaison, l’actuelle usine Tesla aux États-Unis va produire 39 GWh par an.