Témoignage - Mercedes EQA ou Renault Megane E-Tech ? Corinne a choisi les deux !

La suite de votre contenu après cette annonce

La Mercedes EQA 250+ de Corinne et son mari
La Mercedes EQA 250+ de Corinne et son mari

En Corse, Corinne et son mari sont au tout électrique pour leur mobilité depuis 2024. L’année précédente, le couple avait hésité entre la Mercedes EQA 250+ et la Renault Megane E-Tech. Finalement, les deux voitures électriques ont aujourd’hui été adoptées dans le foyer : une histoire d’attelage

EQA ou Megane ?

Avant de passer à l’électrique, il n’y avait qu’une seule voiture dans le foyer de Corinne : « Nous n’avions pour nous deux qu’une Peugeot 208 diesel qui avait douze ans. Quand nous avons eu besoin d’une deuxième voiture, il nous est apparu évident de nous tourner vers un modèle électrique. On sentait bien que le thermique commençait à être dépassé. Pour nous, c’était à la fois une question d’écologie et de budget en carburant. Nous avons hésité entre deux voitures : la Mercedes EQA 250+ et la Renault Megane E-Tech ».

Les deux voitures électriques ont été essayées : « Nous avions été séduits par les deux modèles. J’avais toutefois une préférence pour la Megane et mon mari pour l’EQA. Finalement, la proposition commerciale était meilleure pour la Mercedes, et c’est donc elle que nous avons achetée neuve en novembre 2023. Le vendeur nous a bien expliqué les fonctionnalités de la voiture et la recharge, nous fournissant pour cela la carte permettant de brancher le véhicule lors de nos longs déplacements ».

L’EQA sert aussi bien pour le quotidien que pour les vacances : « Nous l’avions prise comme seconde voiture, mais elle est vite devenue notre voiture principale que nous utilisons tous les deux. C’est toutefois mon mari qui la prend le plus, en particulier pour aller au bureau à 20 km de la maison. Comme nous roulons beaucoup avec elle, notre Mercedes EQA a maintenant dépassé les 47 000 km. Nous allons régulièrement en Bretagne jusqu’à Brest avec elle. La première fois, c’était un peu plus de six mois après son achat ».

Régulièrement 900 km par l’autoroute

Lors des déplacements vers l’ouest de la France, le trajet réalisé à la journée est néanmoins un peu plus court qu’Ajaccio-Brest, avec au départ un petit transport par ferry : « En prenant au maximum l’autoroute, nous partons de Marseille et nous nous posons à Nantes [NDLR : Environ 900 km]. Tout s’est toujours très bien passé. Pour la recharge en cours de route, nous nous en remettons le plus souvent aux arrêts suggérés par le planificateur d’itinéraires de la voiture : il est très bien fait ».

À lire aussi
Témoignage : en attendant de passer à l’électrique, Christophe consomme 1 l/100 km avec son hybride rechargeable

Commercialisé depuis juillet 2022, le SUV électrique Mercedes EQA 250+ embarque une batterie d’une capacité énergétique brute de 79,8 kWh, pour 70,5 exploitables. Ce qui la crédite d’une autonomie en cycle mixte WLTP de 529 km. Sur autoroute, elle est donnée à 421 km l’été et 324 l’hiver : « Grâce à cette batterie et à la recharge rapide [NDLR : 100 kW de puissance maximale], nous ne mettons pas plus de temps pour rejoindre Nantes que nous le faisions avec une thermique ».

Les arrêts ne sont ni plus longs ni plus nombreux : « Il ne faut que 20 minutes pour passer de 20 à 80 % d’énergie dans la batterie. Nous sommes très satisfaits de cette voiture pour son autonomie, son confort de conduite, le silence à bord, la puissance et le couple instantané. Je ne lui trouve pas vraiment de point négatif. C’est une voiture que nous comptons garder tant qu’elle nous le permettra ».

Une Peugeot e-208 est passée…

La confiance en l’électrique ayant vite été prise, la 208 diesel a été remplacée dès 2024, pour un foyer tout électrique dans sa mobilité à partir de là : « C’était notre deuxième Peugeot et nous étions contents de la marque. C’est pourquoi nous avons pris une Peugeot e-208, après un essai réalisé lors d’un salon de la voiture d’occasion. Ça a été pour moi un véritable coup de cœur. Quand nous l’avions, elle me servait à aller sur mon lieu de travail, à une vingtaine de kilomètres également de la maison. C’est une voiture très agréable à conduire, confortable et qui m’a beaucoup plu ».

La Peugeot e-208 a laissé un très bon souvenir à Corinne : « Avec son gabarit, elle est passe-partout, sans être trop grande ni trop petite. Son autonomie reste encore un peu juste, et, surtout, il lui manque un planificateur d’itinéraires. J’estime qu’aujourd’hui, un tel équipement devrait faire partie de la dotation de base. J’ai utilisé cette voiture aussi pour des trajets entre Ajaccio et Porto-Vecchio. Ce qui fait un peu plus de deux heures de route avec de la montagne permettant de bien régénérer la batterie dans les descentes ».

La Peugeot e-208 de Corinne et son mari
La Peugeot e-208 de Corinne et son mari

Finalement, la polyvalente au lion n’est pas restée très longtemps dans le foyer : « Elle est arrivée en juillet 2024 et repartie en février 2026, le temps de parcourir avec elle environ 10 000 km. Si elle avait pu recevoir un système d’attelage, elle serait certainement restée plus longtemps. Nous avons un besoin de tracter une remorque pour emmener par exemple des bricoles à la déchetterie ou aller chercher une machine à laver et d’autres petits trucs ».

L’EQA privé d’attelage

Au départ, c’est le Mercedes EQA qui devait tracter la remorque : « Lors de l’achat de cette voiture, on nous avait assuré que nous pourrions faire installer un attelage en seconde monte. C’est d’ailleurs un des critères essentiels qui nous ont conduits à opter pour ce modèle. Mais quand nous avons voulu en commander un, ce n’était plus la même chose. Là, on nous a dit que nous aurions dû le demander d’usine lorsque nous avons acquis neuf le véhicule, que maintenant il y avait des ruptures de stock. On nous a fait attendre pas mal de temps ».

C’est aussi cette confiance d’un montage après coup qui n’a pas amené le couple à vouloir absolument un attelage pour sa deuxième voiture électrique : « Chez Mercedes, l’attelage a sans cette été repoussé, il nous aurait au total fallu attendre trois ans pour pouvoir en avoir un. Sur ce sujet, nous avons trouvé le service après-vente déplorable chez Mercedes où l’on nous a même conseillé d’acheter une voiture style vieux Citroën C15 pour tirer la remorque. Nous avons fini par annuler la commande de l’attelage ».

La Renault Megane ayant été appréciée lors de son essai, pourquoi aller voir ailleurs ? « Nous avons recherché un exemplaire d’occasion. Deux s’offraient à nous. Nous avons écarté celle de couleur rouge qui me plaisait bien car il lui manquait le détecteur d’angle mort, une fonction que j’avais sur ma Peugeot e-208 et qui me prévenait bien quand je voulais déboîter ».

La Megane, toujours sa préférée

Maintenant que les Mercedes EQA et Renault Megane électriques sont à la maison, Corinne reste avec sa préférence pour la proposition du Losange : « Je trouve que la Megane est beaucoup mieux conçue, bien pensée pour l’électrique, et plus aboutie. J’aime beaucoup le système de navigation avec Android, le déverrouillage et verrouillage sans clé, l’ergonomie, et la recherche dans les menus. Ce qui ne veut pas dire que c’est mal fait sur la Mercedes, c’est juste ma préférence ».

La Renault Megane E-Tech de Corinne et son mari
La Renault Megane E-Tech de Corinne et son mari

De quoi la préférer à l’occasion au SUV allemand pour aller jusqu’en Bretagne avec elle ? « Peut-être un jour, oui, pourquoi pas ? Nous avons dessus le pack Advanced Driving Assist que nous n’avons pas sur la Mercedes. C’est génial ces aides avancées à la conduite, notamment ce régulateur de vitesse adaptatif intelligent avec centrage sur la voie. Avec les détecteurs d’angle mort, je trouve que ce sont des fonctions importantes pour la sécurité ».

À lire aussi
Témoignage : la Citroën ë-C4 de Tom ne lui coûte que 1,45 € aux 100 km

Et pour l’attelage ? « Nous avons acheté la voiture en février 2026, avons commandé l’attelage à la concession le mois suivant, et le montage sera effectué mi-juin. Au moins, chez Renault, c’est clair et rapide. Dans les trois mois et demi d’attente, il y a eu le délai pour recevoir le faisceau électrique ».

Encore des peurs et a priori infondés

Les Renault Megane et Mercedes EQA de Corinne et son mari sont le plus souvent branchées à la maison : « Une recharge suffit par semaine en général, la Megane c’est le vendredi et l’EQA plutôt le dimanche soir. Nous avons pour cela une borne domestique chez nous ».

Pour l’instant, elle et lui sont des électromobilistes un peu isolés au sein de leur entourage : « Pas d’autres voitures électriques dans la famille, parmi les collègues ou chez nos voisins. Il reste encore beaucoup d’a priori et de peurs infondés, comme la peur que ça prenne feu ou la peur de la panne de la batterie ».

Une perception qui tend cependant à s’améliorer : « Les gens sont désormais un peu plus à l’écoute concernant les voitures électriques quand nous parlons de notre expérience ».

Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Corinne pour son excellent accueil, sa grande réactivité et son témoignage qu’elle nous a proposé après notre appel à retours d’expériences.

Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.

Avis de l'auteur

Sur le site Internet data.roole.fr, la Corse a été l'année dernière la zone de France la plus dynamique en matière d'achats de voitures neuves électriques chez les particuliers. Alors que cette énergie a pesé en moyenne 20,8 % dans les acquisitions de VP dans notre pays, le taux pour la Corse a atteint 27,3 %. Si la tendance se confirme, Corinne et son mari vont bientôt avoir autour d'eux d'autres électromobilistes dont quelques-uns se seront peut-être décidés à la suite de leur exemple. Parmi ce qu'il y a d'intéressant à retenir de ce témoignage : l'absence de crainte d'aller loin en voiture électrique, la conversion au tout VE, et ce problème pour faire installer un attelage en seconde monte. Concernant ce dernier, ce n'est pas la première fois que nous recevons un tel retour. Il est même arrivé que des personnes ayant commandé une telle option reçoivent leur voiture sans l'attelage, et sans la possibilité d'une installation ultérieure.

Philippe SCHWOERER

Cet article vous a plu ? Lancez la discussion

Accéder au forum

Nos guides