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À 73 ans, cet ancien médecin en est à sa troisième voiture électrique, avec un plaisir croissant. Cerise sur le gâteau, son actuelle Renault 5 E-Tech est un peu pour lui comme une machine à remonter le temps.
Les raisons qui motivent nos lecteurs à passer à l’électrique sont souvent très diverses. Celle mise en avant par Gilles est très inattendue : « Ma mère est décédée il y a 10 ans. Peu de temps avant de s’en aller, elle m’a dit : ‘J’ai six enfants, mais pas un ne roule en voiture électrique’. À l’époque, j’avais une Volkswagen Golf essence que j’ai remplacée par une Peugeot iOn. C’est là que, d’emblée, mon enthousiasme a démarré, et c’est depuis pour moi un vrai bonheur de rouler à l’électrique ».
Cette citadine branchée n’est cependant pas restée plus d’un an chez notre lecteur : « Je l’avais trouvée dans un garage où elle servait de voiture de démonstration. Elle n’avait donc pas beaucoup de kilomètres quand je l’ai achetée. Elle était formidable et partait comme une vraie fusée quand on accélérait, et son rayon de braquage était très adapté à mes visites en ville comme médecin. Mais son autonomie n’était pas suffisante pour mes habituels déplacements entre Besançon et un petit village de Franche-Comté à une centaine de kilomètres de là ».
D’où la recherche d’un modèle plus polyvalent : « C’est là qu’a commencé un phénomène nouveau pour moi, regretter de laisser partir ma voiture électrique pour en prendre une nouvelle. J’ai toutefois trouvé tout autant formidable, et à tous les points de vue, la Renault Zoé 52 kWh que j’ai prise ensuite. Celle-là, je l’ai gardée deux ou trois ans. Elle était dans sa dernière version, avec toutes les options. Quand je l’ai achetée, le concessionnaire a souligné qu’une partie du moteur avait été fabriquée par une entreprise de Besançon ».
Ce côté « Made in France » de la Renault Zoé a trouvé un grand écho chez Gilles : « Je suis pour faire travailler les ouvriers français. Je trouve que ce n’est pas assez mis en avant dans les publicités. En achetant une voiture électrique avec un maximum d’éléments fabriqués en France, on aide à financer les retraites des ouvriers et autres travailleurs chez nous. C’est avec cette Zoé, pour aller à Lille, que j’ai effectué mon plus gros déplacement en voiture électrique [NDLR : plus de 550 km à l’aller et autant au retour] ».
Lui aussi a vu se développer les réseaux de recharge : « Je vais également dans les Vosges, à 180 km de chez moi. Avoir de l’autonomie, c’est déjà important. Ce qui l’est aussi, c’est que l’on peut aller partout et se trouver des bornes pour recharger. Ce n’est plus vraiment une contrainte de voyager loin en voiture électrique. Avec un badge comme Chargemap, on peut se brancher quasiment partout. Et j’aimerais tant arriver à convaincre mes frères et sœurs à adopter l’électrique. Un seul d’entre eux a aujourd’hui fait le pas de l’hybride ».
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Témoignage : Jean-Luc ne jure que par l’occasion pour acheter sa voiture électriqueNotre lecteur roule désormais en Renault 5 E-Tech : « Je l’ai depuis décembre 2024. Je suis littéralement tombé amoureux de cette voiture. À chaque nouvelle voiture électrique que je reçois, mes sentiments de pur bonheur sont décuplés. C’est un modèle haut de gamme que j’ai pris en jaune pour la sécurité : c’est une couleur qui se voit de loin. Elle a aussi le toit noir. Je roule bien moins qu’avant, mais son compteur affiche tout de même dans les 18 000 km au bout de 18 mois ».
En jaune, la Renault 5 E-Tech de Gilles attire aussi la sympathie : « Quand je passe, les piétons me font parfois de petits coucous et des automobilistes des appels de phares. Pas fan de voitures, je cherche à consommer le moins possible. C’est pour cela que je regrette l’absence des palettes au volant sur la mienne qui fait partie des premières Renault 5 électriques livrées. En revanche je roule le plus possible en mode Eco ».
Notre lecteur se sert au maximum de la reconnaissance vocale : « Je trouve que c’est vraiment très pratique, par exemple pour rechercher une adresse. Il suffit que je dise ‘Aller à…’ pour que le système me propose des itinéraires afin de m’y rendre. Pour régler le chauffage, changer de mode de conduite, ou passer à une autre station de radio, j’utilise aussi la voix. J’adore écouter Radio Classique en roulant, et c’est bien mieux avec le silence et la façon reposante avec laquelle on peut conduire une voiture électrique ».
Le système a tout de même ses limites : « J’aime bien rouler avec Waze pour être prévenu à l’approche des radars. Mais si j’utilise la voix pour lancer des instructions, le système prend Google et je perds Waze. Je trouve aussi que le sélecteur de marche derrière le volant n’est pas très pratique. Au début, j’avais presque l’impression d’être dans une ancienne Citroën DS. Mais il m’est arrivé plusieurs fois de partir en marche arrière alors que je voulais aller en avant ».
Il y a une grosse empreinte de nostalgie dans les propos de Gilles : « J’avais à peine dix ans quand mon père me prenait sur ses genoux pour que je tienne le volant. C’est grâce à cela que, tous dans la fratrie, nous avons obtenu notre permis de conduire du premier coup. En revanche, à l’auto-école, je faisais un double débrayage pour rétrograder. Le moniteur m’a bien averti de surtout l’oublier le jour du passage de l’examen de la conduite ».
Son actuelle voiture électrique y est pour beaucoup dans cette remontée de souvenirs : « À la façon des Québécois, je dirais que je suis ‘tombé en amour’ avec ma Renault 5 E-Tech car j’y retrouve bien des choses qui me rappellent mon passé. Je repense à ce moment, il y a quelques dizaines d’années, où j’étais allé en concession pour demander s’ils avaient une Renault 5 de démonstration à me vendre. C’est comme ça que j’ai eu ma R5 TS, ma première voiture avec des vitres électriques à l’avant ».
Ce souvenir encore très présent explique « que je n’ai pas hésité avec un autre modèle quand j’ai signé pour ma Renault 5 E-Tech. Je retrouve vraiment le plaisir que j’ai connu à ce moment-là. Et j’encourage sans problème d’autres automobilistes à adopter cette voiture avec laquelle on peut aujourd’hui effectuer des dépassements plus rapidement qu’avant. Il faut toutefois faire attention à ce que la confiance ne fasse pas prendre de risques inutiles qu’on ne devrait pas se permettre ».
La satisfaction qu’il éprouve pour sa voiture électrique n’empêche pas Gilles de trouver quelques défauts au réseau, notamment dans le traitement de ses rares demandes : « Il m’est arrivé plusieurs fois d’avoir au tableau de bord un message signalant que les pneus ne sont pas assez gonflés. J’ai amené ma 5 E-Tech au garage pour faire contrôler la pression, mais il ne manquait rien du tout. Ça a recommencé plusieurs fois, et c’est sans doute un capteur de pression qui est défectueux et qui doit être remplacé ».
Ce qui n’a pas été fait dans un premier temps : « Au garage où je suis allé, dans une commune à côté de mon village, on m’a conseillé de faire d’abord une mise à jour du système. Ce qui n’a rien changé. J’ai donc insisté car je tiens à ce que ce problème soit réglé avant la fin de la garantie en décembre. Le garage va bientôt me la prendre pour cela. C’est un peu stressant ces problèmes d’électronique qui obligent à passer par l’atelier ».
À l’inverse, l’électronique apporte aussi beaucoup de satisfaction à l’électromobiliste franc-comtois : « Les phares, les essuie-glaces, tout cela se gère très bien automatiquement, plus besoin d’actionner de boutons ou de commodos. Et puis il y a les aides à la conduite qui sont efficaces aussi. Ma voiture se stabilise sur celle qui précède, et elle ralentit d’elle-même en arrivant dans les virages ».
Gilles fait son maximum pour préserver la durée de vie de la batterie : « Ma Renault 5 est toujours rechargée chez moi. À Besançon, comme dans ma maison de campagne, j’ai pour cela fait installer une prise renforcée Green’Up. Je démarre à 22 h 00 avec le passage du tarif des heures creuses, et je programme systématiquement un arrêt de la recharge à 80 %, ce que je ne pouvais pas faire avec la Zoé. Ainsi, je dispose d’une autonomie au maximum de 320 km, à comparer avec les 410 annoncés en WLTP pour une batterie pleine ».
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Témoignage : « J’ai pris cet utilitaire électrique pour qu’il me dure 10 ans et 500 000 km »Notre lecteur motive tous ceux qu’il connaît ou croise à passer à l’électrique : « Je les invite même parfois à prendre le volant de ma voiture. Une fois, cependant, une personne à qui j’ai fait essayer ma Renault 5 électrique a appuyé trop fort sur la pédale des freins, et le véhicule a pilé. L’automobiliste qui suivait n’a pas pu s’arrêter. Heureusement, il n’y a pas eu de dégâts. Je le redis en conclusion : c’est un tel bonheur de rouler en voiture électrique, et avec la Renault 5 E-Tech en particulier ».
Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Gilles pour sa réactivité, son excellent accueil et son témoignage proposé après notre appel à retours d’expériences.
Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.
Philippe SCHWOERER
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