Témoignage : plus qu'un utilitaire électrique, ce Kia PV5 sert aux roadtrips en famille

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Le Kia PV5 d'Eodias en charge
Le Kia PV5 d'Eodias en charge

Quel véhicule électrique adopter pour une famille de quatre personnes avec deux gros chiens de 42 kg chacun ? Notre lecteur francilien Eodias a trouvé la réponse avec le Kia PV5 Passenger qui apparaît très bien conçu pour vivre un petit roadtrip jusqu’à Utrecht, aux Pays-Bas.

Pas le choix, il fallait une électrique

Comme beaucoup de nos lecteurs qui sont aujourd’hui en 100 % électrique dans leur foyer pour la mobilité, Eodias a commencé avec une première voiture : « Il s’agit d’une BMW i3 équipée d’une batterie 120 Ah et que nous avons toujours. Il y a deux ans, ma femme a passé son permis. D’origine chinoise, elle voulait absolument une voiture électrique, comme beaucoup d’automobilistes dans son pays depuis des années. J’avais auparavant un Nissan X-Trail diesel de 2018 pour les longs trajets, mais que je ne souhaitais pas conserver ».

La BMW i3 a donc été le seul véhicule du foyer pendant quelque temps : « En cas de longs déplacements à effectuer, avant l’arrivée du Kia PV5, je louais des véhicules thermiques adaptés. Pour circuler en Île-de-France, j’ai beaucoup utilisé le vélo. Il m’est aussi arrivé d’utiliser la i3 quand ma femme n’en avait pas besoin. Ce qui fait que cette voiture arrivée chez nous avec 20 000 km en compte désormais 57 000. Il s’agit d’un modèle de 2021, de l’édition WindMill qui a beaucoup plu dès le départ à notre fils de 5 ans ».

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Une Renault Zoé n’aurait pas été adaptée à ses besoins : « Je mesure 1,90 m, alors avec un siège qui ne se règle pas en hauteur… Dans la circulation de la région parisienne, la BMW i3 se faufile très bien, se gare partout, et gratuitement. À l’intérieur, j’ai pu bénéficier d’une finition bois qui n’était pas d’origine. C’est avec cette voiture que nous avons pu tester l’électrique. Mais avec notre akita inu et notre golden retriever de chacun 42 kilos, l’espace à bord est trop juste pour tous embarquer dedans ».

Le PV5 par hasard

En Chine, le passage d’un beau-frère à un Tesla Model Y a été un nouveau déclencheur : « Je me suis dit, pourquoi ne pas switcher nous aussi à l’électrique pour les grands trajets ? J’avais envie d’un break, mais ça ne passait pas, et pas mieux dans le Tesla Model Y dont je n’étais pas fan du look. Je me suis alors intéressé au Volkswagen ID. Buzz, séduit par un modèle GTX rouge vu à Berlin. J’en ai essayé un en France, mais alors que j’étais à 120 km/h, le régulateur de vitesse n’a pas voulu s’activer, prétextant que je ne roulais pas ».

Le Kia PV5 et la BMW i3 d'Eodias
Le Kia PV5 et la BMW i3 d'Eodias

Le modèle a été éliminé de suite : « Le commercial était à côté de moi pendant l’essai, je lui ai dit que ce comportement était bloquant pour moi. Et puis toutes ces touches tactiles sur le volant, c’est vraiment la galère. Et le prix ! En occasion avec 50 000 km au compteur, il aurait fallu que je sorte 50 000 euros. C’est par hasard que j’ai découvert le PV5, en passant à Argenteuil devant la concession Kia. Il y avait un modèle Cargo exposé. Je me suis dit : ‘Pas mal !’. Puis j’ai vu sur Internet qu’il existait aussi en familial Passenger ».

Un peu plus tard, Eodias a voulu interroger la concession sur ce modèle : « L’établissement venait juste d’en rentrer un, en bleu comme le voulait mon fils. Le PV5 Passenger n’avait que 2 km au compteur quand je l’ai essayé, puis 30 quand j’ai signé pour l’acheter quelques jours plus tard. Fabriqué en Corée, il n’était éligible qu’à 300 euros de prime CEE. Mais j’ai pu l’avoir comme véhicule de direction à 38 850 euros en finition haut de gamme Plus, contre 44 000 au catalogue, sans les options ».

Environ 1 600 km à 4 et les 2 chiens

Après pas mal de recherches, notre lecteur a fini par en connaître un rayon sur le Kia PV5 Passenger : « En Belgique, il existe une finition supérieure Elite pas disponible en France. Mais le Plus en reprend l’équipement à 95 %. Je n’ai pas retenu le pack qui apporte les portes latérales coulissantes, électriques comme le hayon. Je n’ai pas besoin de ça. En revanche, j’ai fait teinter les vitres arrière. Kia le propose pour le marché irlandais, mais pas pour notre pays. Nous avons pu prendre livraison fin mars de cet exemplaire immatriculé en décembre 2025 ».

Pour les vacances de Pâques, il a été décidé d’effectuer un roadtrip aux Pays-Bas, histoire d’acquérir la certitude d’avoir fait le bon choix de véhicule : « Nous avions au départ prévu une boucle de 2 500 km environ, mais notre grand est tombé malade en cours de route et nous avons dû écourter de quatre jours. Toutefois, nous avons pu aller jusqu’à Utrecht avant de revenir à la maison. Ce qui fait tout de même 1 500 à 1 600 km en une semaine. Nous devions aller encore plus vers l’est et le nord-est ».

Les premières étapes étaient en France : « Nous avons commencé par aller à Berck (62) pour les rencontres internationales de cerfs-volants, puis sommes allés à Lille. Profitant des points acquis lors de mes nuitées pour déplacements professionnels, j’ai fait le choix de dormir dans les hôtels du groupe Accord où il a été possible de brancher le PV5 sur des bornes AC. Maintenant que nous sommes revenus des Pays-Bas, en passant aussi par La Haye et Amsterdam, le compteur affiche 2 300 km ».

Atouts : espace, grandes vitres et V2L

L’utilisation intensive du PV5 a permis d’en dégager les points positifs pour un usage familial : « Pour la vie à bord, c’est vraiment très bien. Il y a de l’espace pour tout, y compris pour nos animaux qu’il a été possible de laisser parfois dedans grâce au mode Chien permettant de faire fonctionner la clim tout en fermant le véhicule. C’est vraiment un gros plus qui manque dans le Volkswagen ID. Buzz. Ce n’est pas un bus ou un train, mais pas loin ! Et pourtant dans un véhicule plus petit qu’un Tesla Model Y [NDLR : 4,70 x 1,90 m contre 4,79 x 1,92] ».

Les deux chiens dans le coffre du Kia PV5
Place royale à l'arrière du Kia PV5 Passenger
Rangement pour l'aspirateur en V2L dans le Kia PV5 Passenger
Vue bien dégagée dans le Kia PV5 Passenger

Et ce n’est pas que dans le coffre : « Les places à l’arrière sur la banquette sont royales et confortables, avec de petits repose-pieds pour les passagers. Et cet immense vitrage qui a permis par exemple à notre grand fils de très bien voir de près les dromadaires quand nous sommes allés dans un zoo-safari aux Pays-Bas. Dans le PV5 Passenger, on ne se sent vraiment pas dans un utilitaire. Chez nous, tout le monde est ravi de ce véhicule. C’est une proposition vraiment cohérente de Kia pour les familles qui ont un gros besoin de volumes ».

Le V2L de 3 kW, « exploitable même avec le contact coupé », est un vrai plus : « Il m’a servi pour ma cafetière Nespresso logée dans un casier sous la banquette. J’y branche aussi un petit aspirateur filaire pour enlever les miettes laissées par les enfants. Comme les parapluies, il est glissé dans un petit logement au niveau de la glissière de la banquette. Ma femme voudrait en profiter pour faire fonctionner un cuiseur à riz lors de nos longs déplacements, comme on peut voir des Coréens le faire en vidéo sur Internet dans un esprit camping ».

Pas un utilitaire

Avec le PV5, Kia a inauguré un nouveau système d’infodivertissement basé sur Android Automotive : « On a rencontré quelques bugs en passant par Apple CarPlay. On s’est retrouvé bloqué, impossible de se connecter à nouveau, le système pensant que le téléphone l’est déjà alors que ce n’est pas le cas. C’est pour moi le plus gros souci avec la PV5. Mais avec le style du tableau de bord et ce système, on a vraiment à nouveau l’impression d’être dans une voiture et pas un d’utilitaire ».

Eodias estime qu’il « manque sur le marché branché européen des MPV », des monospaces en quelque sorte : « Tous les ans je vais en Chine, j’ai d’ailleurs le permis pour conduire là-bas, et j’y vois des modèles intéressants pour les familles. Ainsi, pour exemple, les Zeekr Mix et Li Auto Mega. Ce serait bien que les constructeurs européens s’y mettent. On a ainsi des véhicules qui sont plus agréables à conduire qu’un modèle dérivé d’un utilitaire ».

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Et l’amortissement du PV5 ? « Il n’est pas totalement du type de celui d’une voiture, sauf au-dessus de 30 km/h. Mais sur les ralentisseurs, ça pompe un peu, avec un effet sac à dos à l’arrière. Pour des manœuvres sans stress, grâce aux grandes surfaces vitrées, on a une excellente visibilité, complétée par la vue permanente à 360 degrés dans un coin de l’écran. Aussi, quand on met le clignotant, une caméra montre l’angle mort à l’arrière du même côté ».

Deux ou trois choses à revoir

Les aides à la conduite du PV5 ont aussi séduit notre lecteur : « Elles sont bien ficelées, que ce soit le régulateur adaptatif de vitesse ou le maintien dans la voie. Pour ce dernier, on ne ressent pas de pression dans le volant grâce à un contrôle sensitif de la bonne présence dessus des mains du conducteur. Concernant la régénération, on a les palettes pour régler la puissance selon trois niveaux et un mode Auto qui se cale sur le GPS. Mais si on a plus de 80 % d’énergie dans la batterie, on ne dépasse pas le niveau 1 ».

Ce comportement dérange Eodias : « C’est vraiment désagréable quand on roule en ville dans ce cas. Sur la BMW i3, même batterie pleine, on peut toujours avoir le niveau maximal de régénération, et le ralentissement apparaît plus naturel que sur le PV5 où je trouve que le niveau 2 n’est pas suffisant et le 3 trop brutal. Il faudrait un niveau 2,5 ».

Parmi les moins sur ce véhicule : « À l’avant les accoudoirs en contre-porte sont très bien placés. Mais, curieusement, le passager à côté du conducteur n’en a pas à sa gauche. Est-ce un oubli ou une mesquine économie ? Sur le Volkswagen ID. Buzz, en revanche, cet équipement est bien présent. Et puis la sono sort une véritable soupe, le son n’est vraiment pas bon, on n’entend pas les basses, même en jouant avec les réglages. Il n’y a des enceintes qu’à l’avant, et pas à l’arrière ».

Consos et recharges

Le Kia PV5 Passenger d’Eodias embarque une batterie de 71,2 kWh exploitables, le créditant d’une autonomie WLTP en cycle mixte de 412 km l’été, et 301 l’hiver : « À nous 4, avec les chiens et les bagages, c’est environ 400 kg de plus dans le véhicule. En roulant à 115-120 km/h au régulateur sur l’autoroute, et en comptant les ralentissements, je m’arrête au bout de 2 h 45, soit environ 280 km. C’est d’ailleurs parfois davantage pour les enfants que nous allons faire une halte que par besoin réel de recharger à ce moment-là ».

Concernant les consos : « Avec la clim, en roulant à 90 km/h, il faut compter 17-18 kWh/100 km, et ça grimpe à 21-21,5 à 110. Jusque-là, je trouve que la consommation est correcte. Au-dessus, ça s’envole à 24-25 kWh/100 km en ne dépassant pas trop le 120 km/h. Mais au régulateur à 130, on est à 28 kWh. Sur les 1 500 km du roadtrip, j’ai relevé une moyenne de 21 kWh/100 km, contre 17,3 depuis l’achat ».

Le Kia PV5 d'Eodias en charge
Le Kia PV5 d'Eodias en charge
Le Kia PV5 d'Eodias en charge

Pas de problème particulier lors des recharges : « Une fois que nous avons fini de nous occuper des enfants, on s’aperçoit que la batterie est déjà rechargée à plus de 90 %. Il faut compter trente minutes pour le 10 à 80 %, et dix de plus pour le 10-90. Jusqu’à 40 % d’énergie dans la batterie, la puissance de recharge est de 120-130 kW, c’est plat à 85 kW ensuite entre 40 et 80 %, et au-dessous ça décline vite à 36 kW. Sur les bornes Fastned et Allego, c’était très bien, et pas mal aussi sur d’autres réseaux aux Pays-Bas ».

Pour qui le Kia PV5 Passenger ?

Même s’il ressort très satisfait de son véhicule électrique familial après le périple de fin avril 2026, Eodias tient tout de même à prévenir : « Avant d’acheter ce modèle, il faut vraiment vérifier que ça correspond aux besoins. Car il faut accepter quelques contraintes que l’on retrouve aussi avec les vans en général. Il y a déjà la hauteur, de l’ordre de 1,90 m, qui interdit l’accès à certains parkings, par exemple ».

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En dépassant cela, le Kia PV5 Passenger semble apporter beaucoup de satisfaction : « Le look, on n’aime ou on n’aime pas, mais c’est sûr que ce véhicule fait tourner les têtes sur son passage. Le placement du prix est imbattable. Aux personnes intéressées, je conseillerais de bien le tester, et de se demander si l’on a vraiment besoin de 1 300 litres de coffre. C’est loin d’être le cas de tout le monde. Et si la réponse est positive, alors ne pas hésiter à discuter du prix avec le concessionnaire ».

Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Eodias pour son très bon accueil et son témoignage que nous avons sollicité. Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.

Avis de l'auteur

Le Kia PV5 a effectivement un look clivant. Et le voir en réel donne encore une autre impression que de le découvrir sur photos. Que ce soit dans sa version utilitaire Cargo ou en familial Passenger, on a un véhicule que ne ressemble en France à rien d'autre. Voilà déjà qui devrait réjouir les automobilistes à la recherche d'un modèle différent. Ce qui étonne, c'est de savoir qu'effectivement l'empreinte au sol du PV5 est plus petite que celle d'un Tesla Model Y. Mais bien plus grande que celle d'un Renault Espace premier du nom : 4,70 x 1,90 m contre 4,25 x 1,78. Qu'importe finalement, si le format est adapté aux besoins. Et là, pour la famille d'Eodias, c'est parfaitement le cas. Il suffit de voir comment les cages pour les chiens rentrent parfaitement. Dans tous les cas, tester son véhicule électrique sur une longue distance permet de rapidement s'apercevoir des manques et des points positifs. Par rapport à pas mal de SUV, la conso apparaît correcte. L'autonomie semblera sans doute un peu chiche pour pas mal d'automobilistes, mais avec de la bonne volonté, comme en beaucoup de choses, ça passe.

Philippe SCHWOERER

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