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De façon assez classique, Julien a d’abord pris une électrique en seconde voiture avant d’abandonner le diesel dans le foyer. Habitant dans le Haut-Jura, il se rend chaque jour en Suisse pour aller travailler. Dans un décor de montagne, comment se comporte le Renault Scenic E-Tech qui a rejoint une Renault Twingo électrique ?
Julien le dit lui-même : « J’avais avant plutôt des clichés sur les voitures électriques, venus des fausses informations en circulation. J’ai pu évoluer grâce à un beau-frère qui a reçu une Mercedes GLB par le biais de son entreprise. Ayant pu l’essayer à plusieurs reprises, j’ai trouvé cette voiture vraiment géniale à conduire, lui-même en était super content. À l’époque, je me servais d’un Dacia Duster diesel, entre autres, pour aller travailler en Suisse ».
Après avoir découvert les agréments de la conduite d’une voiture électrique, notre lecteur s’est rendu à la concession Renault : « J’ai eu l’occasion de tester et apprécier la Renault Twingo électrique. Je n’ai pas eu trop à hésiter avec d’autres modèles. De mémoire, j’avais un peu regardé aussi la Peugeot e-208, mais elle était plus grosse et surtout plus chère. J’ai pu bien négocier avec Renault, la Twingo ressortant alors nettement avec un meilleur rapport qualité/prix ».
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Témoignage : de la trottinette au Citroën ë-Jumpy, ce chauffagiste bruxellois optimise tous ses déplacementsLa citadine du Losange a réussi à convaincre par ses qualités : « C’est une propulsion avec un excellent rayon de braquage. Elle est parfaite pour l’urbain. En cela, elle n’avait pas vraiment de concurrence en 2022 quand je l’ai achetée. Mon souhait était alors clairement de la prendre en seconde voiture, en particulier pour limiter les kilomètres que je faisais quotidiennement avec mon Duster en LOA. Ma compagne utilise la Twingo pour aller au travail et faire les courses, par exemple. Je la prends aussi pour me rendre au boulot à l’occasion ».
Pour calculer les consommations, Julien doit le faire sur des allers-retours en raison du profil de son trajet depuis chez lui : « J’habite à 900 m d’altitude. La route que j’emprunte pour aller travailler commence par grimper jusqu’à 1 300 m, puis ça descend jusqu’à un niveau d’environ 400 m. L’aller-retour fait de l’ordre de 80 kilomètres. Avec le Scenic, il est possible que j’arrive à destination en Suisse avec un niveau de 100 % dans la batterie quand je démarre avec le plein d’énergie ».
Au retour, en revanche, ça grimpe pas mal. On pourrait donc s’attendre à une envolée de la consommation au final : « Sur les routes que je prends, il y a pas mal de virages. Je roule donc souvent à 60, à 80, et parfois à 90 km/h, le maximum. Dans ces conditions, la Twingo électrique ne consomme pas beaucoup. Aujourd’hui [NDLR : Mardi 28 avril 2026] par exemple, pour mon aller-retour jusqu’en Suisse, j’ai relevé 11,5 kWh/100 km, en partant le matin avec une température de 3° C et en revenant sous 18 °C ».
Notre lecteur apprécie beaucoup sa citadine électrique : « C’est une petite voiture très sympa, très agréable à conduire. Mais à réserver à un usage secondaire, pas pour aller en vacances. À moins de se satisfaire de la faible autonomie de l’ordre de 200 km que je constate l’été et de s’arrêter souvent pour recharger. À la maison, je branche la mienne sur une prise renforcée, en profitant de la tarification heures creuses de l’abonnement Tempo d’EDF. Pour avoir le plein d’énergie le matin, je peux aussi utiliser notre borne 7 kW qui sert plutôt au Scenic ».
Pour sa voiture électrique principale, Julien a hésité entre deux modèles : « D’un côté il y avait le Renault Scenic E-Tech dont j’aime beaucoup le design, et de l’autre le Tesla Model Y un peu plus cher, un peu mieux fini et consommant moins. Ce qui a tranché, c’est la proximité d’une concession Renault. Pour Tesla, il aurait fallu que je descende à Dijon [NDLR : Environ 300 km l’aller-retour]. Je tiens à disposer d’un garage à proximité en cas de problème. Ce qui m’a plu aussi, c’est d’avoir une voiture électrique ‘Made in France’ ».
Le Foyer est maintenant 100 % électrique, et un certain équilibre a été atteint : « Le Dacia Duster est parti en mai 2024 quand nous avons reçu le Scenic dont le compteur totalise déjà pas loin de 50 000 km. Alors que celui de la Twingo, chez nous depuis 2022, en a 52 000. En gros, avec celle-ci, nous roulons entre 10 000 et 15 000 km par an, contre environ 25 000 avec le Scenic qui nous sert aussi pour les vacances. Au quotidien, il parcourt un minimum de 80 à 100 km : en montagne où nous sommes, il faut prendre la voiture pour le moindre déplacement ».
Maintenant, pour se rendre à son travail d’agent de sécurité, notre lecteur ne recharge plus à 100 % son Scenic choisi avec la séduisante option Esprit Alpine : « En partant à 80 %, j’arrive à 77. Ce qui me fait dire que, quand j’avais le plein au départ et 100 % à l’arrivée, c’est que la régénération rechargeait aussi un buffer au-dessus. Pour mon aller-retour avec la Suisse, j’ai une conso de 14 kWh/100 l’été, mais qui atteint les 20 l’hiver avec des températures qui peuvent descendre chez nous à -20 ou -23° C ».
Avec son Scenic, pour aller en vacances, Julien prend aussi l’autoroute : « Là, j’ai observé une consommation de l’ordre de 20 kWh/100 km l’été en roulant au régulateur à 130 km/h, et de 22-23 l’hiver. Lors de ces trajets, je suis déçu de devoir attendre quarante minutes pour une recharge de 20 à 80 % avec la batterie de 87 kWh. J’aurais préféré vingt, à la rigueur trente minutes au maximum. Actuellement, on ne s’en plaindra pas trop, car nous avons encore le biberon à préparer et à donner à notre enfant ».
Le SUV électrique a déjà servi plusieurs fois pour de longs trajets : « Avec lui, nous sommes allés à Strasbourg, dans le Sud, en région parisienne, et dans l’Eure pour notre déplacement le plus lointain en une fois [NDLR : Près de 600 km]. Cet été, nous avons prévu de nous rendre à La Baule [NDLR : Environ 820 km]. Pendant les vacances de Noël l’hiver dernier, nous sommes tombés sur une station qui ne fonctionnait pas et une autre saturée à cause de bornes hors d’usage. Nous avons pu rejoindre la suivante où nous n’avons pas eu à attendre ».
Notre lecteur aurait aimé que se développent « les stations de recharge Mobilize. Je les trouve plutôt bien, les lieux sont très propres avec un mobil-home où se trouve un canapé et un distributeur de boissons. Là, je peux brancher mon Scenic et la charge démarre, avec une courbe que je trouve plus stable qu’ailleurs. Ce serait une bonne chose que Renault les développe. Dans la concession près de chez moi, il y a largement du terrain pour en mettre une. Il faudrait des bornes de recharge rapide accessibles dans tous les garages de la marque ».
Avec le pack 87 kWh, l’autonomie en cycle mixte WLTP du Scenic atteint 625 km : « Autant je me plains de la consommation sur l’autoroute, autant je trouve qu’elle peut être raisonnable l’été sur le réseau secondaire. Dans ces conditions, je pourrais parcourir jusque 650 km, au-delà de l’autonomie WLTP. Par défaut, je roule en mode Eco, en ayant toutefois personnalisé la direction pour qu’elle soit plus ferme. Privilégiant la plus faible régénération, j’utilise les palettes pour récupérer un maximum d’énergie dans les descentes ».
Chaque nouvelle utilisation commence par un petit rituel : « Avec un bouton de raccourci que j’apprécie bien, je peux inhiber toutes les alarmes et les aides dont je n’ai pas besoin. C’est devenu un réflexe. Pour exemple, je n’utilise pas le régulateur de vitesse au quotidien. Je suis très content du confort et de l’agrément de conduite de cette voiture, ainsi que du planificateur et de l’interface du système d’infodivertissement. J’aime beaucoup le choix fait par Renault à ce sujet, tout comme j’aimais bien l’environnement logiciel sur la Tesla ».
Globalement, en roulant en électrique, Julien estime gagner du temps : « Je n’ai plus besoin pour mon quotidien de passer par une station-service. Avant, je devais le faire une fois par semaine. Et comme j’étais regardant sur le prix du gazole, j’effectuais souvent des détours pour faire le plein là où c’était moins cher. Maintenant, avec les recharges chez moi, je sais à l’avance combien je vais longtemps payer mon énergie. Même en comptant le temps d’attente pour la recharge lors des grands déplacements, je suis gagnant en temps à l’année ».
Ce que Julien note dans les moins pour le Renault Scenic : « Je trouve regrettable l’absence de frunk. Si j’ai besoin d’un câble de recharge, je dois sortir une partie des bagages pour accéder au sous-coffre. Et puis l’appli Renault n’est pas vraiment fiable, et c’est aussi valable pour la Twingo. Nous subissons souvent des déconnexions, par exemple pour gérer la recharge ou planifier le démarrage du chauffage ou de la clim à bord. Nous recevons alors un message d’erreur, sommes obligés de relancer l’application et de repasser la commande ».
Un point en rapport avec la conception du véhicule ne plaide pas non plus trop en faveur du SUV du Losange aux yeux de Julien : « C’est la tenue de route sur sol mouillé, avec les pneus hiver notamment, car le Scenic est en architecture Traction. Il aurait été disponible avec une motricité intégrale, je l’aurais pris. Avec ses pneus assez larges, j’ai moins confiance sur la neige qu’avec le Duster. Quand je pars tôt le matin en hiver, la route n’est parfois pas dégagée, et c’est souvent moi qui fais les traces dans 10-12 cm de poudre ».
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Automobile Propre donne la parole à ses lecteurs : racontez-nous votre expérience au volant d’une voiture électrique !Concernant la concession Renault la plus proche de chez lui, l’électromobiliste assure « avoir toujours reçu un très bon accueil. J’ai déjà dû faire intervenir son SAV pour le remplacement de la caméra de recul tombée en panne. En quinze minutes, c’était fait. Il y a aussi un problème de plaquettes de frein bruyantes, sans doute en raison des agrafes qui vont être vérifiées en mai ».
Après avoir reçu son Renault Scenic, Julien a vu venir à lui différentes personnes : « C’étaient pour la plupart des gens auxquels l’employeur allait imposer ce modèle comme voiture de fonction. Ils voulaient savoir comment se passe le quotidien avec un VE. J’ai pu les rassurer en leur disant que 99 % des automobilistes qui passent à l’électrique ne reviennent pas en arrière. L’idéal est de commencer avec un VE dans le foyer, puis de passer au tout électrique une fois l’habitude prise. En deuxième voiture, un VE est souvent plus convaincant ».
Que pourrait prendre notre lecteur après son Renault Scenic E-Tech ? « Nous l’avons à disposition en LOA sur 37 mois avec 75 000 km sur la durée. Nous aurons atteint ce kilométrage à ce moment-là. Bien que ma femme préfère être plus en hauteur comme dans le Scenic, je souhaiterais ensuite une voiture plus basse, une berline ou un break. Ma préférence irait aussi à une recharge plus rapide, quitte à avoir une plus petite batterie. J’aime bien la Peugeot e-308 break, mais elle est en retard sur la recharge, l’autonomie et la puissance. Pourquoi pas une Tesla Model 3 ? ».
Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Julien pour sa grande réactivité, son excellent accueil et son témoignage qu’il nous a proposé après notre appel à retours d’expériences.
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Philippe SCHWOERER
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