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La Volvo ES90 est le nouveau porte-drapeau de la marque et la première à adopter une architecture dite 800 V. On la passe au crible.

Si Volvo a montré quelques signes d’hésitation dans sa course vers l’électrification totale de sa gamme, la marque suédoise continue d’enchaîner les nouveautés sans émission. Après avoir lancé l’EX90, le gigantesque SUV 100 % électrique, Volvo a lancé l’ES90. Cette berline, à l’inédite silhouette surélevée, inaugure aussi l’architecture dite 800 V au sein de la gamme. Une technologie qui promet plus d’efficience et des recharges canons. On vérifie les chiffres !

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Présentation de la Volvo ES90 Single Motor

À l’instar du SUV électrique susmentionné, la Volvo ES90 repose sur la plateforme dédiée SPA2 (Scalable Product Architecture). Produit de l’ère moderne, elle se présente sous la forme d’une berline — exagérément — surélevée, lui conférant une drôle de silhouette. Mais, ce qui nous intéresse au Supertest Automobile Propre, ce n’est pas tant sa capacité à séduire le jury d’un concours d’élégance que de séduire les lois aérodynamiques. D’après Volvo, elle est créditée d’un Cx de 0,25 dans le meilleur des cas, pour un SCx de 0,647. Une valeur correcte dans l’absolu, mais très loin des références de la catégorie : une Lucid Air, plus proche du sol et à la poupe mieux étirée, émarge à 0,197 dans le meilleur des cas.

La Volvo ES90 propose trois motorisations baptisées Single Motor, Twin Motor et Twin Motor Performance. Ces dernières reposent sur une batterie de 102 kWh de capacité nette et une paire de machines électriques pour un total de 449 et 680 ch. Celle qui va nous intéresser ici est la Single Motor, greffée d’un accumulateur de 88 kWh de capacité nette. La batterie alimente une machine arrière de 245 kW (333 ch) pour 480 Nm de couple.

Dans cette configuration d’essai, la berline est créditée d’une autonomie mixte WLTP de 638 km, à mettre au conditionnel : la présence des jantes de 22 pouces optionnelles ne changerait pas l’autonomie selon la marque, ce qui est assez peu probable. Accordons le bénéfice du doute. Sur cette base, la Volvo ES90 affiche une consommation homologuée de 16,3 kWh/100 km, soit un appétit net de 13,8 kWh/100 km sans prendre en compte les pertes à la recharge. On passe à la réalité des chiffres.

Données complémentaires

  • Puissance en pic : 333 ch  – 245 kW
  • Puissance nette (case P.2) : 190 ch – 140 kW (-43 %)
  • Puissance administrative (case P.6) : 10 cv
  • Poids en service (case G.1) : 2 335 kg
  • Rapport poids/puissance (PVOM) : 7,28 kg/ch
  • Autonomie WLTP : 638 km
  • Consommation WLTP : 16,3 kWh/100 km (13,8 kWh/100 km net)
  • Recharge AC : 11 kW – 10 h 00 (10-100 %)
  • Recharge DC : 300 kW – 22 min. (10-80 %)
  • Pneus : Pirelli P Zero E – 255/40 R22  – A, A, 70 dB

Toutes nos mesures de consommation de la Volvo ES90 Single Motor

Autonomie mixte : 510 km

Par une température extérieure moyenne de 13 °C, la Volvo ES90 a présenté une consommation moyenne de 17,2 kWh/100 km au terme de notre parcours mixte de 100 km. L’écart par rapport à la valeur nette est un peu plus élevé que la moyenne de nos constatations, à sans doute mettre au crédit des valeurs de base communiquées potentiellement erronées. Soit. Mais, ce qui va nous intéresser ici, c’est le niveau de consommation : la grande berline affiche la même consommation que le petit Volvo EX30 et, surtout, se place tout juste sous les Audi A6 Avant e-tron et Lucid Air Grand Touring. Avec sa batterie de 88 kWh vérifiée par nos soins, elle cumule 512 km d’autonomie sur notre cycle mixte.

RouteVoie rapideVilleTotal
Conso. moyenne A/R (kWh/100 km)16,720,114,917,2
Autonomie totale théorique (km)527438591512
Autonomie mixte – 13 °C ext.

Longue distance sur autoroute : 390 km

Sur notre parcours exclusivement autoroutier de 500 km entre le sud de Lyon et le sud de Paris par l’A6, la Volvo ES90 a présenté une consommation de 22,6 kWh/100 km. Une consommation plutôt intéressante au regard de ses attributs aérodynamiques et de ses grandes jantes de 22 pouces avec des pneus de 255 mm de large aux quatre coins. Voilà qui lui autorise un rayon d’action maximal de 389 km, ou de 273 km sur la tranche de 80 à 10 % de charge.

Consommations instantanées à haute vitesse

À des vitesses rigoureusement fixes contrôlées par GPS et avec la climatisation coupée pour éviter les variables et isoler la résistance à l’avancement, la Volvo ES90 présente un appétit maximal de 23,5 kWh/100 km à 130 km/h.

90 km/h110 km/h130 km/h
Conso. moyenne (kWh/100 km)15,719,323,5
Consommations instantanées

Toutes nos mesures de performances de la Volvo ES90 Single Motor

Accélérations et reprises

En raison de travaux sur notre parcours type, nous n’avons pas pu définir un niveau de consommation en situation d’écoconduite. Dommage, le mode roue libre de la berline se serait certainement avéré redoutable pour abaisser au maximum la consommation. Passons directement aux performances.

Dans cette version Single Motor, la Volvo ES90 propose donc 245 kW (333 ch) pour 480 Nm de couple. Avec une masse de 2 425 kg à pousser avec son conducteur à bord, elle affiche un rapport poids/puissance de 7,3 kg/ch. Rien d’extravagant pour cette berline premium, mais la cavalerie est bien suffisante et en permanence disponible avec le seul mode de conduite. C’est un détail, mais on apprécie l’absence de modes de conduite, généralement d’une absolue inutilité dans des voitures de ce type.

Mode0-100 km/h80-120 km/h400 m
Normal6,5 s3,7 s14,7 s
Performances départ arrêté à 80 % de charge

Avec son seul paramétrage, la berline privilégie le confort avec une distribution très linéaire de la puissance, ce qui se traduit par un 0-100 km/h en 6,5 s et un 400 m D.A. en 14,7 s. Pour mettre en perspective, elle détale aussi vite qu’une Volkswagen ID.7 Pro de 286 ch (7,7 kg/ch). Même chose en reprise, avec un 80-120 km/h en 4,1 s à 80 % de charge et 4,3 s à 20 %.

Freinage et récupération d’énergie

Le freinage dissipatif de la berline est assuré par quatre disques, de 366 mm à l’avant et de 360 mm à l’arrière. Le freinage est aussi réactif que puissant : 60 m suffisent à arrêter la voiture depuis 130 km/h. Un résultat qui figure parmi les meilleurs de notre base sur cet exercice. Depuis 100 km/h, nous avons mesuré une distance d’arrêt de 35 m, soit à peine mieux que les 36 m promis par Volvo.

Mode90-0 km/h80-0 km/h60-0 km/h
One-Pedal170,6 m129,1 m68,4 m
Freinage régénératif au lever de pied

En matière de freinage régénératif, la Volvo ES90 joue la carte de la simplicité avec deux modes seulement. Au mode roue libre, qui laisse filer la voiture sur la totalité des 1 700 m de notre base de mesure, s’ajoute le mode One-Pedal qui arrête la voiture en 129 m depuis 80 km/h. Dommage, des niveaux intermédiaires seraient bienvenus.

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Confort et vie à bord

Le cocon de la Volvo ES90 est tout simplement impeccable. À l’ambiance épurée et raffinée s’ajoutent des matériaux qui ne prêtent pas le flanc à la critique. Lancée sur l’autoroute, dans un silence de cathédrale notamment renforcé par la présence du vitrage acoustique, la berline enfile les kilomètres dans la plus grande des facilités. Mais le conducteur aurait tort de ne pas profiter de l’installation audio Bowers & Wilkins d’une puissance maximale de 1 610 W (une option à 3 070 €), absolument exceptionnelle à nos oreilles d’amateurs !

Au centre du tableau de bord prend place une large dalle verticale de 14,5 pouces, dotée d’une belle définition et réactive. Comme d’habitude, le dispositif repose sur un système d’exploitation fourni par Google, avec une suite d’applications du spécialiste américain, dont la navigation Google Maps avec planificateur de trajet intégré. Reste que toutes les fonctions numériques impliquent de quitter la route. Une attitude rapidement sanctionnée par la surveillance du conducteur.

À l’arrière, la place disponible est gigantesque avec un rayon aux genoux digne d’une limousine. La banquette se révèle très confortable, d’autant que les passagers peuvent incliner les dossiers. Bémol : le plancher surélevé (ou la banquette trop basse) impose une position peu naturelle, qui n’a toutefois rien d’inconfortable dans ce salon. Côté coffre, le volume de 446 l n’a rien d’exceptionnel pour une voiture de cette catégorie, d’autant que l’espace sous le plancher permet tout juste de loger des câbles. Heureusement, le hayon facilite les manipulations, et l’espace sous le capot (frunk) de 49 litres permet d’engloutir quelques affaires. Le gigantesque capot ne se manipule pas facilement.

Accueillante et confortable, la Volvo ES90 est une véritable routière, une belle invitation aux voyages. Si ses valeurs d’autonomie, notamment sur autoroute, sont en léger retrait par rapport aux standards de la catégorie en raison de sa batterie de plus petite capacité que la moyenne, elle permet toutefois d’enchaîner des étapes suffisamment longues. Mais la Volvo ES90 joue sa carte maîtresse sur les bornes de recharge rapide grâce à son architecture dite 800 V. De quoi lui permettre de réduire les temps de trajets ? Réponse détaillée la semaine prochaine !

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E911Vil y a une heure

"et de ses grandes jantes de 22 pouces avec des pneus de 255 mm de large "

Bravo Soufyane pour souligner le critère réellement impactant de la monte pneumatique : ce n'est pas le diamètre des jantes mais la largeur du pneu, surtout à haute vitesse.
Plus le pneu est large, plus sa surface frontale et son empreinte au sol sont importantes, augmentant la résistance à l'avancement.

GreenDriveil y a une heure

23,5 kwh à 130, 100 kwh de batterie !!!!…pourquoi pas 200..
Petit coffre, pas efficiente, batterie monstrueuse…il y a mieux sur le marché, c’est un grand non!🤣

FRED-il y a une heure

Un coffre si petit pour une telle voiture, c’est rédhibitoire.
Faudrait tester ses consommations avec un coffre de toit !

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