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La Renault Twingo E-Tech est la nouvelle star de l’année. Nous l’avons passée au crible pour chiffrer ses consommations et performances réelles.
Après les Renault 5 E-Tech et 4 E-Tech, la marque française continue de surfer sur la vague néo-rétro avec la nouvelle Twingo E-Tech. Derrière son style absolument irrésistible, la citadine inaugure une inédite chaîne de traction. Elle figure désormais parmi les voitures électriques les plus sobres du marché. On a passé un exemplaire au crible pour chiffrer toutes ses prestations dans le monde réel.
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Essai Nouvelle Renault Twingo électrique : vive la reine (des citadines) !La Renault Twingo E-Tech repose sur la plateforme AmpR Small, l’autre nom donné à la base technique CMF-B EV, elle-même dérivée de la CMF-B de la Renault Clio. La cellule et le train avant sont identiques à ceux de la Renault 5 E-Tech. En revanche, elle ne dispose pas de l’essieu arrière multibras de sa grande sœur.
Sous le plancher prend place une inédite batterie LFP de 27,5 kWh de capacité utile. Elle est composée de 96 cellules poches, raccordée selon le principe 96s1p pour une tension nominale de 300 V. Cet accumulateur alimente une machine synchrone à aimants permanents capable de délivrer un maximum de 60 kW (82 ch) pour 175 Nm de couple. Notons que Renault a ici fait le choix de ne pas installer son traditionnel bloc à rotor bobiné, plus écologique mais plus gourmand.
En matière d’autonomie, la citadine est homologuée avec un maximum de 264 km, pour une consommation, pertes à la recharge comprises, de 12,2 kWh/100 km. Cette finition Techno passe à 262 km, pour 12,3 kWh/100 km. À noter toutefois que notre modèle d’essai était équipé des jantes optionnelles de 18 pouces. Elles font augmenter la masse de 16 kg (un total de 1 226 kg) et la consommation mixte de 0,3 kWh/100 km, pour une autonomie totale de 254 km. Voyons la réalité.
Par une température extérieure moyenne de 15 °C, la Renault Twingo e-Tech a présenté une consommation finale de 13,6 kWh/100 km. Comme le laisse supposer sa valeur WLTP, c’est la plus sobre des voitures électriques que nous avons mesuré à ce jour sur notre base de mesure mixte. Cela correspond donc à une autonomie totale théorique de 200 km sur une charge complète. La Twingo e-Tech devance de peu la Hyundai Inster (14,1 kWh/100 km). Mais en matière d’autonomie, la Coréenne peut viser les 350 km avec sa batterie de 49 kWh. De plus, cette dernière est celle qui respecte le plus la promesse WLTP avec un écart de seulement 3,5 %. La Twingo émarge à un delta de 19,5 %, dans la moyenne des écarts constatés avec les voitures électriques Renault.
| Route | Voie rapide | Ville | Total | |
| Conso. moyenne A/R (kWh/100 km) | 13,2 | 16,5 | 10,7 | 13,5 |
| Autonomie totale théorique (km) | 208 | 167 | 257 | 204 |
Nous n’avons pas encore effectué notre mesure de consommation sur un trajet autoroutier de 500 km entre Lyon et Paris. Toutefois, dans le sens nord-sud, avec une température moyenne de 17,8 °C sur l’ensemble du parcours, nous avons noté une moyenne de 17,8 kWh/100 km. En nous reposant sur les données enregistrées sur ce parcours type, ainsi que sur les écarts habituellement constatés entre les deux sens, nous estimons la consommation moyenne finale à 19,5 kWh/100 km sur notre parcours. Soit une autonomie totale théorique de 140 km, ou de 100 km sur une charge utile de 80 à 10 %. Cette nouvelle mouture fait beaucoup mieux que la précédente, avec laquelle nous avons mesuré une autonomie de 95 km (70 km de 80 à 10 %), pour une consommation finale de 22,4 kWh/100 km.
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Renault Clio e-Tech vs Renault 5 e-Tech, hybride vs électrique : quelle est la meilleure citadine au Losange ?La Renault Twingo E-Tech est créditée d’un SCx de 0,66. C’est à peine plus que celui de la Renault Clio E-Tech (0,643), mais nettement mieux que celui de la R5 à plus forte carrure (0,746). Voilà qui est donc un avantage à haute vitesse, comme l’ont démontré nos mesures. À une vitesse rigoureusement fixe de 70 et 90 km/h, par une température extérieure de 14 °C (masse volumique de 1,226 pour les météorologues qui passent par là), la citadine avale 9,6 et 12,3 kWh/100 km. Ce sont parmi les meilleures valeurs enregistrées derrière les Mercedes CLA 200 et Tesla Model Y Propulsion. À 110 et 130 km/h, on note 16,3 et 20,6 kWh/100 km. Exception faite de la CLA, du Model Y et de la Model 3, aucune autre ne fait mieux à ce jour. Une Hyundai Inster 49 kWh passe de 10,7 à 22,4 kWh/100 km.
| 70 km/h | 90 km/h | 110 km/h | 130 km/h | |
| Conso. moyenne (kWh/100 km) | 9,6 | 12,3 | 16,3 | 20,6 |
La Twingo E-Tech est une voiture simple, qui ne propose pas de modes de conduite Multi-Sense. On ne retrouve donc pas de mode Eco, ni même de programmation idoine du système de climatisation, au demeurant stable et précis (voir chapitre confort). Pour maîtriser les consommations, il suffit donc de faire confiance à sa sobriété naturelle, et de jouer avec les quatre modes de freinage régénératif depuis les palettes. Sur cet exercice, avant tout ludique, nous avons réussi à tirer une moyenne de 9,0 kWh/100 km. Une belle performance qui se traduit par une autonomie totale théorique de 306 km sur une charge complète.
La fiche technique de la Renault Twingo E-Tech est modeste. Les 60 kW (82 ch) et 175 Nm de couple doivent tracter 1 226 kg à vide. Cela se traduit par un rapport poids/puissance de 16,1 kg/ch. C’est inférieur à la précédente Twingo E-Tech, dotée d’un ratio de 15,1 kg/ch. Malgré tout, cette nouvelle mouture affiche des performances identiques en raison d’une bonne distribution de la puissance en provenance de la batterie. On note que celle-ci peut lâcher un pic de 72 kW, pour 60 kW distribués aux roues. Nous avons mesuré le 0-100 km/h en 11,7 s (contre 12,1 s selon la marque), pour un 400 m D.A. en 18,1 s. Plus cohérent avec ce type de voiture, le 0-50 km/h est réalisé en 3,8 s. La vitesse maximale est de 135 km/h au compteur, ou de 132 km/h selon notre balise GPS.
En matière de reprise depuis une vitesse stabilisée (80-120 km/h), les choses se gâtent. On ne lui reprochera pas d’effectuer l’accélération en 9,9 s à 80 % de charge, même si c’est la voiture la plus lente sur cet exercice dans notre base Supertest. Même chose pour le 80-120 km/h en 13,5 s à 20 % de charge. Cependant, on déplore une très rapide baisse de tension des cellules au fil de la charge, et donc une chute de la puissance totale allouée.
| Mode | 0-100 km/h | 80-120 km/h | 400 m | 80-120 km/h KD |
| Tout mode | 11,7 | 10,1 s | 18,1 s | 9,9 s |
Derrière ces grandes jantes, le système de freinage apparaît modeste. Mais quelle ne fut pas notre surprise au moment de serrer fort les disques. En freinage d’urgence depuis 130 km/h, la citadine réclame 60,5 m pour s’arrêter ! Une constante avec les Renault : le Scenic E-Tech émarge à 60,4 m, et la R5 à 61,8 m. Pour rappel, la meilleure valeur appartient à la Mercedes CLA 200 avec 57,6 m.
En finition Techno, la Twingo E-Tech propose quatre modes de freinage régénératif, avec un mode quasi roue-libre, deux crans intermédiaires et un mode One-Pedal. Depuis 80 km/h, le premier niveau laisse filer la voiture sur 703 m. Avec le mode One-Pedal, la décélération jusqu’à l’arrêt demande 126,8 m. C’est l’un des One-Pedal les plus efficaces mesurés par nos soins. Pour mettre en perspective, une Renault 4 E-Tech affiche une valeur de 131,7 m.
| Mode | 90-0 km/h | 80-0 km/h | 60-0 km/h |
| Roue libre (1/4) | 861,2 m | 703,0 m | 393,3 m |
| Intermédiaire (2/4) | 420,4 m | 334,9 m | 194,9 m |
| One Pedal (4/4) | 208,5 m | 126,8 m | 70,8 m |
Sur la route, le confort est celui d’une citadine. Comprenez que l’insonorisation n’est pas poussée (66 dB à 90 km/h, 70 dB à 130 km/h), avec tantôt des bruits de roulement sur route, et de plus importantes perturbations aérodynamiques sur le pare-brise à 130 km/h. Les assises, assez moelleuses, se montrent aussi trop petites à la longue, alors que le maintien latéral est aux abonnés absents. Enfin, toujours au chapitre confort, soulignons la stabilité et la relative précision de la climatisation, et ce malgré l’absence d’aérateurs centraux. Il faut commander une température de 19 °C pour obtenir 20 °C à bord, même sous le soleil.
Si elle ne braque pas aussi bien que la précédente génération, la citadine est à l’aise en ville avec un diamètre de braquage de 9,87 m (10,26 m entre murs). La direction est vive et précise, et la voiture suit sans broncher le cap, quel que soit le terrain. La suspension offre un bon moelleux, même si les jantes de 18 pouces dégradent le confort. Enfin, sur autoroute, si la prise au vent semble maîtrisée, les aides à la conduite méritent d’être revues : la voiture fait le ping-pong entre les files.
Une fois la surprise de l’imposant tableau de bord passée, la Renault Twingo E-Tech offre un habitacle satisfaisant. Le dessin est agréable et le rappel de la couleur de carrosserie apporte de la gaieté à bord, à condition de choisir une des couleurs pétillantes. Pensée à l’économie, la Twingo ne reçoit pas le poste de conduite de sa grande sœur ; elle dispose au contraire de pièces plus éprouvées avec un volant à commandes physiques, une instrumentation de 7 pouces et un écran central de 10,1 pouces. Mais l’ensemble repose sur le système d’exploitation Google avec de nombreuses fonctionnalités, dont la navigation Google Maps avec planificateur intégré.
À l’arrière, la place est évidemment comptée. En revanche, malgré le gabarit de l’auto, des adultes peuvent correctement prendre place à bord. Même chose avec notre siège bébé sur base rotative Thule Elm, qui n’impose pas d’avancer outre mesure le siège avant, et ce sans que le passager n’ait à plier les jambes grâce à la boîte à gants creusée. Surtout, la banquette ne manque pas d’aspects pratiques : les deux sièges se plient d’un coup de tirette et la banquette est coulissante sur 17 cm. Pour aller plus loin, la finition Techno propose une mise en tablette du siège passager. Le coffre est également satisfaisant avec un volume qui varie de 205 à 305 l. Il dispose d’un plancher en deux parties pour cacher un bac de 30 l.
Craquante, petite, pratique, facile en ville, ludique sur route, presque à l’aise sur autoroute… La Renault Twingo E-Tech coche toutes les cases. Bien sûr, il ne s’agit pas de la voiture parfaite. Les matériaux ne sont pas à la hauteur, l’insonorisation est légère et les meilleurs systèmes de recharge sont en option. Dommage car, malgré ce qu’en pensent les départements produits chez Renault, tous les acheteurs de cette voiture ne disposent pas d’un point de recharge privé au quotidien. Bref, la Renault Twingo E-Tech est géniale, mais elle respire les économies jusqu’au bout de sa mise au point (on va y revenir).
Reste que la voiture est parfaitement adaptée à l’usage pour lequel elle a été pensée, et que sa modestie se retrouve au moment de faire les comptes : c’est la plus sobre des voitures électriques mesurées par nos soins, ce qui devrait se traduire par un coût d’usage record. On fera le point à ce sujet avec la seconde partie de ce Supertest dédié aux systèmes de recharge de la voiture. Et il y aura beaucoup de choses à lire. On vous donne rendez-vous la semaine prochaine.
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Bref, pour l'esthétique, Renault a parfaitement réussi son coup avec cette Twingo, et cela va impacter très favorablement les ventes.
Pour le reste, comparé à l'inster, que ce soit en matière de place intérieure ( la plateforme dérivée de thermique utilisée pour la Twingo se retrouve...), d'autonomie ( capacité de la batterie), de puissance (moteur), et encore plus inacceptable, de freinage, les résultats sont très médiocres, surtout pour le prix., avec en prime, l'absence de charge rapide en série.
Par contre Renault a eu raison de ne pas s'enferrer avec son moteur à rotor bobiné, particulièrement glouton sur TOUS ses autres VE qui en sont dotés, et le bureau d'étude chinois de la marque qui a conçu le véhicule, ne s'et pas trompé...