La marque britannique répond à la tendance électrique avec la Cooper SE, respectant le pedigree des versions thermiques, avec un prix de 32.900 € associé à une autonomie autour de 250 km.

Après des années d’annonces et le concept-car de 2017, voici enfin du concret. Mini présente son tout premier modèle électrique de série, la Cooper SE 3 portes. Basée sur l’actuelle génération F56, la troisième de l’ère BMW, elle reprend à l’identique le restylage de 2018. On retrouve ainsi les optiques à cerclage de diodes ou les feux arrière en « Union Jack ». Seules spécificités sur la carrosserie, la calandre est presque entièrement fermée, les logos « E » sont flanqués sur les ailes avant ou le coffre, tandis que les jantes sont spécifiques.

Nommées Corona, ces jantes 18 pouces asymétriques présentes sur les photos seront optionnelles, le modèle de série disposant de jantes 16 pouces classique ou d’un jeu dédié « Revolite ». Dans les détails, on remarque également une caisse surélevée de 18 mm et des soubassements carénés afin d’améliorer l’aérodynamisme. Et pas de panique si les inserts jaunes très différenciant vous effraient, ils seront en option.

De vraies performances de Cooper S

La propulsion est assurée par un bloc de 135 kW soit 184 chevaux, située entre les Cooper S de 192 ch et Cooper SD de 170 ch. Le couple est légèrement inférieur que ses homologues, à 270 Nm, contre respectivement 280 et 360 Nm, mais sera disponible plus rapidement. Justement, la marque nous précise un 0-60 km/h réalisé en seulement 3,9 secondes. Pour comparer, le 0-100 km/h est calibré quasiment sur la version diesel, à 7,3 secondes, seulement un dixième plus lent, et ne cède qu’une demi-seconde sur l’essence. La vitesse de pointe est volontairement bridée à 150 km/h, face aux 230 km/h des cousines thermiques.

Le credo de Mini, c’est la conduite “façon kart”. Son aînée avait introduit l’association châssis bas et poids réduit, et cette électrique tend à vouloir limiter l’embonpoint face aux thermique. Malgré les batteries, la balance indique 145 kg de plus que la Cooper S BVA8 (1.365 kg). Une bonne nouvelle qu’il nous tardera de constater sur la route. Si vous tendez l’oreille, vous n’entendrez aucun bruit, mais la MINI SE sera équipée d’un avertisseur sonore. Comme sur la ZOE, il sera actif jusqu’à 30 km/h, en conformité avec la nouvelle réglementation européenne.

Environ 250 km d’autonomie

Niveau batterie, le pack lithium-ion est intégré dans le plancher, sans grignoter l’espace intérieur ni le coffre, stagnant à 211 litres de capacité. Avec 32,6 kWh et une consommation d’environ 14 kWh/100 km, l’autonomie est estimée entre 235 et 270 km sur cycle WLTP. Via prise Type 2, la charge à 80% est réalisée en 2h30 sur prise à domicile (11 kW). Avec le Combo CCS, la puissance grimpe à 50 kW maximum pour réduire la charge à 35 minutes.

Pour les habitués de l’esprit MINI, l’habitacle est reconduit dans son intégralité. Les plus pointilleux verront les compteurs numériques de série, avec vitesse au centre, autonomie et charge moteur de part et d’autre. Le petit levier de vitesse du bloc électrique est redessiné aussi pour l’occasion, des plaquages de contreportes venant différencier la SE. L’équipement pour le marché français n’est pas encore disponible, mais inclura l’écran tactile 6,5 pouces avec GPS info-trafic. Il est doté d’une fonction à itinéraire spécifique pour économiser l’énergie, ainsi que d’une compatibilité Apple CarPlay.

Une rivalité serrée chez les citadines électriques

Avec un tarif annoncé à 32.900€ hors bonus, la MINI SE s’affiche à 26.900€ avec le bonus écologique de 6.000 €. C’est ainsi identique à la Cooper S essence, et 2.500€ inférieur à la Cooper SD diesel (en auto seulement). La concurrence, sera aussi rude à l’extérieur de la marque, via les Françaises, certes plus volumineuses (4,05 m vs 3,81 m pour la Mini). La Peugeot e-208 à 32.100€ (136 ch) montrera les dents avec sa carrosserie 5 portes et une autonomie légèrement supérieure de 340 km. Idem avec la Renault ZOE (135 ch, 390 km), dans la « phase 2 » ira se proposer autour de 32.500€ avec achat de batteries dans sa version de base.

En location longue durée, la marque britannique communique sur une première offre à 360 € par mois pour une Mini Electric Édition Suréquipé sur 36 mois et 30.000 km intégrant l’entretien et l’extension de garantie.

Les précommandes sont déjà ouvertes (40.000 prises d’intérêt selon MINI), mais le carnet de commandes ne sera officiellement ouvert en septembre. La production sera réalisée dans l’usine anglaise d’Oxford sur la même chaîne que les thermiques à partir du mois de novembre. Les livraisons devraient ainsi débuter dans la foulée pour la France.

 

MINI Cooper SE 2019 : un bulldog électrique de 184 ch
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