Un gyrophare ultramoderne ? Des lance-missiles pilotés par l’intelligence artificielle ? Malgré les apparences, ces étranges appendices installés sur une Ioniq 5 n’ont rien de militaire. Il s’agit de radars et caméras destinés à la future version « robotaxi » du SUV électrique.

Il y a les véhicules qui dissimulent leurs capteurs de conduite autonome et ceux qui les installent en saillie. Les constructeurs qui développent en interne leur propre intelligence artificielle et ceux qui font appel à des sociétés spécialisées. C’est le cas de Hyundai, qui s’est associé au spécialiste du véhicule autonome Motional pour développer une version robot-taxi de la Ioniq 5.

Flanqué d’une trentaine de capteurs (LiDAR, radars et caméras), le SUV électrique revendique une conduite autonome de niveau 4, sur l’échelle à 5 paliers élaborée par la SAE. Cela signifie que le véhicule peut suivre un itinéraire sans aucune action manuelle dans une zone géographique compatible et par météo favorable. Hyundai promet une technologie capable de « sauver des millions de vies » en « éliminant les accidents causés par une erreur humaine ».

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Les voitures autonomes forcément disgracieuses ?

Un pilotage sans conducteur traduit d’importantes modifications esthétiques, la Ioniq 5 robotaxi étant bardée d’éléments protubérants assez disgracieux. « Les passagers sauront tout de suite qu’ils montent dans un véhicule sans conducteur » explique Hyundai, qui pense que ce design « va les enthousiasmer ».

Choix stylistique ou non, ces équipements semblent de toute façon indispensables pour atteindre de tels niveaux de conduite autonome. Car si Tesla parvient à les cacher dans la carrosserie pour un rendu épuré, son autopilot ne dépasse pas le niveau 2.

Hyundai espère déployer les premiers exemplaires de la Ioniq 5 robotaxi dès 2023 au sein de sa propre plateforme de mobilité. D’ici là, les capteurs auront peut-être gagné en discrétion et se fondront dans le style d’origine du véhicule.