Voici pourquoi ce « boys band » a contribué au succès du véhicule électrique en Norvège.

a-ha est un groupe de new wave norvégien, originaire d’Oslo qui s’est formé en 1982. S’il est surtout célèbre pour ses « tubes » comme Take on Me, il a aussi joué un rôle surprenant dans le succès du véhicule électrique en Norvège.

En 1988, les trois membres du groupe achètent, avec l’activiste écolo Frederic Hauge, une Fiat Panda électrique bricolée par un mécanicien passionné. Elle était dotée d’une autonomie de 50 km, ce qui à l’époque où Elon Musk était encore sur les bancs de l’école, constituait déjà une performance. a-ha et Hauge estimaient qu’avec leur « automobile propre », ils avaient le droit de rouler gratuitement sur les routes à péage. Résultat : une accumulation d’amendes impayées qui n’a cessé de croître jusqu’à ce que le véhicule soit saisi par les autorités norvégiennes et mis aux enchères.

La Panda est rachetée pour une bouchée de pain

Mais comme personne ne voulait de cette voiture avec une autonomie aussi faible dans un pays où les distances entre les villes sont importantes, Frederic Hauge l’a rachetée pour une bouchée de pain. Et il a bien entendu continué à emprunter les routes à péage sans payer. Ce cycle s’est répété plusieurs fois jusqu’à ce que la presse remarque le manège et relaye dans l’opinion publique les revendications de ce militant de la première heure du véhicule électrique.

Selon les observateurs de la scène politique en Norvège, ces péripéties ont joué un rôle important dans les premières mesures de soutien du véhicule électrique décidées par le gouvernement norvégien. En remerciement pour son « combat », Frederic Hauge a eu le privilège en août 2013 de recevoir les clés de la première Tesla Model S livrée en Europe à un particulier.

Aujourd’hui, la Norvège est le pays au monde qui compte le plus de voitures électriques sur ses routes. Au premier trimestre de cette année, les véhicules électrifiés ont représenté 82 % des ventes.