Avant du prototype électrique Lotus E-R9 2030

Comptant investir massivement dans l’électrique, la marque anglaise Lotus dévoile un prototype virtuel de voiture de course d’endurance E-R9.

Vitrine technologique de Lotus, l’Evija a montré que supercar et électrique faisaient bon ménage. Ici, le constructeur va plus loin, avec un véhicule de course d’endurance. Baptisé E-R9, il évoque un prototype électrique visant les 24 h du Mans ou le championnat WEC.

Svelte esthétiquement et à cabine avancée, la Lotus E-R9 s’inspire des voitures virtuelles Vision Gran Turismo. Elle adopte des suspensions actives, mais aussi, original, une carrosserie changeant de morphologie et donc d’aérodynamique. De son côté, la propulsion passe par des moteurs roues électriques, permettant un couple vectoriel, améliorant la vitesse en virage.

Pour s’affranchir des limites d’autonomie, la marque étudie le changement de batterie lors des arrêts aux stands. Si cela n’est pas encore exploité en course, Renault l’a essayé sur route en Israël (Better Place) tout comme Nio en Chine depuis 2018. Lotus réfléchit également à différentes chimies combinées, voire des packs différents selon les circuits.



L’électrique pas encore adapté à l’endurance ?

Si Lotus réalisait son rêve d’engager un tel véhicule, elle serait pionnière. En 2014, la curieuse Nissan ZEOD avait expérimenté l’hybride. Pouvant réaliser un tour en électrique (contre 11 en essence), ce prototype montrait toutefois ses limites et abandonnait après 1 h 24 de course. En parallèle, la Formule E ne permet que des courses de 45 minutes.

En effet, l’hydrogène semble être la technologie en vogue pour ce type de course. Avec une meilleure autonomie et un plein rapide, les voitures de course LMPH2 débuteront en 2024 aux 24 Heures du Mans.

Or, avec l’avancée rapide des batteries, cette Lotus aurait tout de même un avenir. Elle pourrait, pourquoi pas, partager ses travaux avec son partenaire Alpine déjà engagé en endurance.

Arrière du prototype électrique Lotus E-R9 2030