À l’occasion de son Nio Day qui s’est tenu à Chengdu samedi 9 janvier dernier, le constructeur chinois de voitures électriques Nio a présenté la nouvelle génération de sa station d’échanges de batteries, avec une capacité quotidienne multipliée par 3.

Seulement une quarantaine de secondes pour découvrir la « Power Swap Station 2.0 » : tout juste le temps de noter les principales informations. Ce sont 312 échanges automatiques de packs lithium-ion qui sont possibles par jour dans ces nouveaux centres ouverts 24/7, soit moins de 5 minutes entre 2 véhicules.

À côté de la rampe de travail sur laquelle les SUV ES8, ES6, EC6 et la future berline électrique ET7 prendront place sans action du conducteur grâce à une des fonctionnalités embarquées de conduite autonome, un local pour stocker 14 packs. Un emplacement est laissé vide : celui qui récupérera la batterie déchargée du prochain véhicule à servir.

En remplacement, l’engin recevra le pack récupéré au minimum une heure auparavant : un délai suffisant sur le papier pour effectuer une recharge complète.

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Un scénario parfait si le constructeur ne comptait que des packs identiques jusqu’à leur capacité énergétique. Or il en existe déjà 3 (70, 84 et 100 kWh) et un quatrième (150 kWh) les rejoindra prochainement.

Comment Nio gère-t-il cela ? N’existerait-il qu’un seul modèle de batterie dont l’énergie accessible dépendrait uniquement d’un verrouillage selon l’abonnement choisi par les clients ?

À la fin de l’année, 500 stations d’échanges de batteries devraient être en service en Chine, contre environ 170 aujourd’hui.

Avis de l'auteur

Nio est en train de réussir là où Renault a dû jeter l’éponge avec le fameux projet Better Place. L’échange des packs en quelques minutes avait été initié dans le cadre du programme israélien sur des Fluence Z.E. Perçu comme trop cher, le service avait tout simplement fait faillite.

Voilà pourquoi la solution Power Swap Station 2.0 a essuyé tant de scepticisme en dehors de Chine. Mais Nio bénéficie d’un avantage qui a fait défaut à Better Place : un appui massif du gouvernement chinois qui impose cette technologie sur son territoire.

Grâce à cette prise de position, le Quick Drop pourrait bien devenir une solution viable et répandue d’ici quelques années à d’autres territoires, notamment en Europe.

Mais ne rêvons pas : il y a peu de chances qu’il se généralise rapidement à la plupart des voitures électriques. Il faudrait pour cela résoudre un problème de taille : adopter un pack compatible avec tous les modèles de VE. Quand on constate la difficulté des constructeurs à assurer une pleine compatibilité en recharge rapide…


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