Alors que l'usine coréenne du constructeur est actuellement fermée pour cause de coronavirus, le site Hyundai en République Tchèque débutera l'assemblage de la version électrique du Kona dans quelques jours.

Le coronavirus – ou Covid-19 – impacte mondialement l’économie et l’automobile n’y échappe pas. Cela ne touche pas que l’évènement du salon de Genève, mais directement les constructeurs. Exemple, Hyundai a déjà suspendu plusieurs fois la production de son site d’Ulsan, assemblant le Kona électrique (entre autres). Pire, elle est interrompue totalement depuis ce vendredi 28 février 2020 peut-on lire dans l’Usine Nouvelle, un premier cas ayant été découvert au sein de l’effectif.

L’électricité sur la paille

Bon alignement des planètes, la marque coréenne avait déjà prévu de produire son SUV en Europe. Ainsi, Hyundai n’aura que quelques jours sans Kona électrique, car les versions européennes seront prêtes dès début mars. C’est exactement des chaînes du site de Nošovice, en République Tchèque, que sortira la déclinaison à batteries. Il rejoindra donc la i30 et le Tucson, les deux autres véhicules déjà produits sur place. Les batteries sont également fabriquées en Europe (en Pologne via LG Chem), réduisant le risque de pénurie en provenance d’Asie.

Hyundai a des ambitions claires sur le Vieux Continent, avec un objectif de production annuel de 30.000 unités. Cela équivaut à tripler la production, « avec une réduction significative de l’attente ».

Le Kona Electric doit contribuer à l’objectif de 30% d’électrification  de la marque en France pour 2020. Sur le 100% électrique, la firme compte écouler au moins 4.000 véhicules dans l’Hexagone cette année. En janvier, 339 Kona et Ioniq électriques y ont été immatriculés. Un bon début !

Batteries Hyundai Kona électrique

Les batteries du Hyundai Kona électrique viennent du site polonais de LG Chem