Peugeot e-208

Il ne s’agit pas d’une augmentation spécifique à la version branchée de la citadine polyvalente du Lion : tous les modèles de Peugeot 208, quelle que soit leur motorisation, viennent de voir grimper leurs tarifs de 400 euros au catalogue.

La e-208 démarre désormais à 32.700 euros, contre 32.100 euros en début d’année. Une augmentation de 200 euros avait déjà alourdi la facture en janvier. Ce qui pousse au total de 600 euros le curseur.

Si l’on peut comprendre que la crise sanitaire du Covid-19 a fragilisé l’industrie automobile, il est regrettable que Peugeot ne fasse pas une exception pour la e-208 dont les ventes pourraient littéralement être dopées avec les nouvelles aides mises en place en début de semaine par le gouvernement.

Résultat, la déclinaison électrique de la 208, aussi convaincante soit-elle, pèse plus lourd à l’achat face à la concurrence. Le fossé se creuse plus encore quand des constructeurs en face adopte une attitude inverse. Hyundai, par exemple, déduit une remise de 2.400 euros et une aide à la reprise de 1.000 euros sur son Kona électrique.

Le SUV coréen s’affiche ainsi à partir de 31.500 euros, soit 1.200 euros de moins que la Peugeot e-208. Certes, il s’agit de la version équipée d’une batterie de 39 kWh de capacité énergétique, dotant l’engin d’une autonomie WLTP de 289 kilomètres, contre 340 pour la 208 électrique en finition d’entrée de gamme.

Idem face à la Renault ZOE : l’écart est désormais de 700 euros au bénéfice des acquéreurs du modèle proposé par Renault qui conserve comme supériorité de pouvoir exploiter au mieux les bornes 22 kW AC très majoritaires en France.

PSA sait pourtant pousser les pions dans le sens de la mobilité électrique quand il le veut. Ainsi avec l’Opel Corsa-e qui s’impose de plus en plus comme l’alternative à la e-208 avec laquelle elle partage le même groupe motopropulseur.