Initiateur il y a dix ans du lancement de la première Nissan Leaf, Carlos Ghosn juge trop timide la nouvelle stratégie de son ancien employeur. 

Réfugié au Liban depuis sa spectaculaire évasion du Japon, Carlos Ghosn est toujours en lien avec l’industrie automobile. Alors qu’il évoquait il y a quelques semaines la délicate transition vers l’électrique des constructeurs historiques, l’ancien patron de l’Alliance Renault-Nissan en remet une couche, cette fois pour commenter les dernières annonces de Nissan.

« Ils sont vraiment dans une très mauvaise position dans cette course », a déclaré Ghosn lors d’une conférence en ligne organisée par le Club des correspondants étrangers du Japon. « Il n’y a pas de vision. Ils ne savent pas où ils vont. Ils n’ont aucune image de cette énorme transformation technologique qui est en train de s’opérer », a-t-il déclaré en écho du plan Ambition 2030 présenté par Nissan il y a quelques jours.

Pour Carlos Ghosn, qui précise effectuer des activités de conseil en électrification depuis le Liban, Tesla et les marques chinoises sont en train de prendre un certain avantage sur les marques historiques. Selon lui, les constructeurs doivent désormais être plus rapides pour rester compétitifs. « La vitesse du changement va déterminer qui sera le gagnant », a-t-il assuré.