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On parle beaucoup des batteries solides depuis trois ou quatre ans. Pourtant, leur déploiement à grande échelle n’est pas pour tout de suite. Selon le patron de CATL, leader mondial dans le domaine des batteries pour les voitures électriques, il ne faut pas s’attendre à une commercialisation avant 2030.
Sur le papier, les batteries solides promettent de transformer la voiture électrique. En remplaçant l’électrolyte liquide des accumulateurs actuels par un matériau solide, elles peuvent offrir une meilleure densité énergétique, plus d’autonomie et un niveau de sécurité plus élevé. Mais entre les prototypes de laboratoire et la série, le chemin reste long.
Robin Zeng, président et fondateur de CATL, estime que la technologie ne pourra pas être commercialisée à grande échelle avant 2030. Pour considérer que la technologie est réellement entrée dans une phase d’industrialisation massive, le dirigeant chinois fixe un cap : produire suffisamment de batteries pour équiper au moins un million de véhicules électriques. Un volume qui paraît encore difficile à atteindre dans les prochaines années.
On s’attend toutefois à ce que les premières cellules puissent apparaître plus tôt sur certains modèles. Les batteries solides seront probablement d’abord réservées à des voitures haut de gamme ou des sportives. Leur démocratisation viendra dans un second temps !
Selon CarNewsChina, CATL évalue actuellement la maturité des batteries solides à quatre sur une échelle de neuf. Autrement dit, les travaux se situent toujours entre la validation en laboratoire et la conception de prototypes. Plusieurs obstacles techniques doivent être levés avant d’envisager une fabrication rapide, fiable et économiquement viable. La principale difficulté concerne le contact entre les différents matériaux solides. Contrairement à un électrolyte liquide, qui épouse naturellement la surface des électrodes, les couches solides peuvent présenter des irrégularités et perdre leur adhérence.
Le fabricant utilise notamment un procédé de pressage sous très haute pression pour les assembler. Mais les différences de densité entre les matériaux peuvent provoquer des déformations, augmenter la résistance interne ou encore accélérer la dégradation des cellules… En attendant une éventuelle percée, les batteries classiques devraient donc rester majoritaires. Actuellement, CATL continue de produire principalement des accumulateurs à électrolyte liquide, notamment avec une chimie LFP.
Quelques industriels explorent néanmoins des solutions intermédiaires. Dongfeng prévoit par exemple d’intégrer dès 2026 une batterie associant des composants solides à une architecture composite. Ces technologies dites « hybrides » peuvent améliorer la densité énergétique, mais il ne s’agit pas de batteries entièrement solides ! La nouvelle MG4 Urban est par exemple dotée d’une batterie de ce genre. Mais il ne faut pas confondre cette technologie avec la rupture promise par le tout-solide.
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Bon en gros, ça fait des années qu'on nous parle de cette nouvelle tech, qui du coup est déjà ancienne, même si elle n'est toujours même pas arrivé au stade de prototype.
Est ce que ce sont les industriels qui s'inspirent des politiques pour décrédibiliser leurs paroles, ou l'inverse ?
Cette com' c'est presque du niveau de youtubeurs au fond de leur garage qui nous expliquent qu'ils ont une technologie révolutionnaire à énergie libre qu'ils sont sur le point de commercialiser ...
Faut vraiment être énorme pour peser comme ça sur tout un secteur avec du vent. Qui pourrait décrocher des crédits à la banque pour développer un produit et le commercialiser sans même avoir un prototype fonctionnel ?
Ce phénomène n'est pas nouveau mais a tendance à vraiment miner la confiance, on se rappelle de cette série inspirée d'une histoire vraie The Dropout qui raconte l'histoire désastreuse de Theranos une big tech qui s'est crashée et qui a amené ses dirigeants en prison après avoir dilapider des dizaines de millions sans avoir jamais eu un début de preuve de fonctionnement...
Allé à dans dix ans, au mieux.
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CATL doit son succès à ses batteries à électrolyte liquide, rien ne dit qu'il soit le plus avancé sur les autres technologies ni le plus motivé pour les voir apparaître
Le principe de fonctionnement des batteries solides est validé, reste à savoir qui saura mettre au point un procédé de production industriel efficace. Celui la ne sera pas pressé de mettre les autres au courant
Prologium prétend disposer de la techno qui va bien et a obtenu des financements importants, dont en France une part non négligeable de fonds publics. Ce sera le jackpot si ça marche et de lourdes pertes si ça ne fonctionne pas
Il y a une sérieuse prise de risque dans ces financements mais quand, comme en France on est en retard sur les technos de batterie, ce serait peut-être un risque bien pire de rater le coche
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Dans l'état actuel des techniques, le LFP (type Byd ou Catl fait le job avec charge ultra rapide ( 70% en 5 mn et 97% en 10 mn ).
l'intérêt principal sera de diminuer le poids, tout en conservant une grande autonomie, avec charge rapide .
Certains constructeurs avec plateformes thermiques bricolées et donc moins de place ( ...), pourront proposer des VE moins " dépassés ", en matière d'autonomie..., mais le surcoût de construction va en limiter l'utilisation .
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